‹ La nomination aux bénéfices ecclésiastiques avant 1789Chapitre 12 sur 17 · Voy. déclarations de Juin 1671, décemdre · texte numérisé non relu

Voy. déclarations de Juin 1671, décemdre

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Compétitions amenées pav cette foule de collateurs.

Kous connaissons maintenant les dispensateurs des bénéfices avant la Révolution. Tant de collateurs s en disputaient la disposition, que la prévention du pape, les patrons ecclésiastiques ou laïcs, les brevetaires, indultaires, gradués, Tusage si fréquent des résignalions, permutations, pensions, ne laissaient alors au libre arbitre de révoque, aujourd'hui maître incontesté des charges de son diocèse, que très peu de situations à donner. Aussi Mirabeau s'écriera avec véhémence à la Constituante : « Il y avait des sièges pontificaux à remplir et le roi les

donnait ; il y avait des titres de riches abbayes

à conférer et la cour les conférait. Une très grande parlie des bénéfices cures étaient à la disposition des patrons ou collaleurs laïcs, et ces laïcs en disposaient. Un non catholique, un Juif, par la simple acquisition de certaines seigneuries, devenaient les arbitres de la destinée de la religion et de Tétat moral d'un grand nombre de paroisses (1). »

Cette multiplicité de collateurs, outre l'atteinte portée à la liberté de l'Église, avait un autre inconvénient, celui d'éveiller, de surexciter l'ambition des clercs. Quand tant de portes semblaient s'ouvrir devant eux à la forlune,aux honneurs, quelle tentative d'aller frapper à une, à plusieurs! Le moyen le plus sûr de réussir, si on a un oncle, un vieux parent bien placé dans rÉglise,c'est d'obtenir de lui une résignation en sa faveur ou même une permutation, quitte à lui payer,au besoin, une pension, jusqu'à sa mort. Si on appartient à une famille noble

1. Projet (Vadresse aux Français, 14 janvier 1791. Treilhard disait de son côté : « Deâ établissements sans objet, des hommes inutiles largement salariés, des hommes utiles sans récompense... tels sont les maux que présente l'organisation actuelle du clergé. »

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^jant naissance et crédit, pourquoi ne pas aspices à un de ces prieurés, abbayes, évêchés même, Uont le roi est suprême dispensateur ?

Si on n'ose espérer de si grandes grâces, peutêtre le souverain daignera-i-il nous comprendre parmi les brevetaires de joyeux avènement, de joyeuse entrée, de serment de fidélité. A défaut du roi, qui est bien loin^ bien haut et bien assiégé, voici justement un patron laïc qui n'a ni fils, ni neveu, à qui donner le bénéfice dont il dispose. Nos familles se connaissent, cousinent même à l'occasion. C'est le cas de resserrer les liens d'amitié, de parenté. Dans ces cooiditions, il sera certainement agréable à mon cher cousin de m'adresser le titre et à moi de l'accepter, pour lui faire plaisir. Suis-je de Paris ? J'aurais bien peu dechance si jene pouvais faire connaissance avec Tun des trois cent cinquante robins du Parlement qui ont droit d'induit. Pourquoi ne m'écherrait-il pas ce qui est advenu à l'abbé Morellet?Il n'est pas nécessaire d'être de l'Académie pour avoir de ces bonnes fortunes. Et puis, cette tendre mère, l'Université, Valmamater, qui, pendant des années, m'a vu m'asseoir sur ses bancs, n'abandonne pas ses enfants. Elle me délivrera des lettres qui me permet-

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