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livre: La race francaise en Amérique, M. l'abbé

Ph. Perrier réprouve l'œuvre des assimilateurs. Le

E .® bon écrivain ne renferme pas sa pensée dans les { considérations, spéciales à notre Canada que nos

2 défenseurs font valoir, en orateur bien avisés ; l’ab-

R.) 4 Dé s'élève jusqu'à la grande vérité qui contient 4 pour tous les pays la solution du problème de la coexistence des races. Et cette idée générale que

ctique %Æ l'épanouissement légitime des races dans une méforme % me patrie ajoute à l'éclat de sa civilisation, jette à éclats # tel endroit de la préface la splendeur d’une page it. # oratoire. ‘Nous voulons, nous, écrit-il, que les deux qu'on À races vivent en harmonie; mais nous ne voulons A vus que les rapports de l’une à l’autre soient de y pages Æ maitre à esclave, de vainqueur à vaincu”. Suit ? Elle Æ# l'amplification de l’idée générale : Er “Les diverses familles de l'humanité ont reçu en partage appelle Æ des énergies, des vertus, des aptitudes nécessaires au genre à 2 4 à :

nent la 2% humain. Chacune d'elles doit au monde l’apport des dons arleur # ‘elles a reçus. Mais voulez-vous que pour la plus grande à .. 4 soire de la patrie commune elle verse avec abondance ses fin ces 0 ‘lécs. son intelligence, son être dans le fonds commun ? dont Se Æ \'asservissez pas une race à une autre: vous étoufferiez les 3 P

efois 11 © initiatives contraires au concept que l’une se fait de la vie, uvenir. du devoir, du vrai, du beau. La société entière se trouveralt appauvrie de tout ce qu’une race arrêtée dans son déve-

rs l'élé- 2 loppement spontané préparait de moissons nouvelles. La ne seule Æ Civilisation elle-même subirait des pertes proportionnées au ire voir 2% joug d'intolérance que l’on ferait peser sur toute une catéee Ce 2 corie de citoyens dont on étoufferait dans le r:rme les quane lie lités natives.”’

, le ie FC 4 . , RL A ) , ,

je sujet Æ Puis, après avoir appuyé cette vérité générale du le souci à t'moignage de notre ancien gouverneur, Lord Elgin, tendait. 48 M. Perrier tire, en notre faveur, une conclusion ence ro- #æ rarticulière à la querelle des races, en Canada. ‘La ü l'école conservation de l'élément français et de la langue idées g- M rancçaise, c'est un gage de grandeur et de progrès

pour la confédération canadienne. Ce dualisme

national n'est pas un obstacle au développement d'une jeune nation, qui a tout à gagrer à conserver l'héritage littéraire et social qu’elle tient des deux plus grands peuples de l'Europe.”

103.—La belle page? C'est la page oratoire, c'est une amplification sur une idée générale — d'excellente littérature — propre à faire meilleur qui la lit, ou qui l'écoute. Ainsi trois éléments esthétiques constituent essentiellement la valeur littéraire de cette page: une idée générale, de la splendeur littéraire et de la grandeur morale.

& 1—L'idée générale.

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