Le syllogisme, ou l'argument classique
Exemple :
Toute personne, idéalement et chrétiennement cultivée, possède un grand bonheur.
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Or la normalienne est une personne, idéalement et chrétiennement cultivée.
Donc la normalienne possède un grand bonheur. On voit par cet exemple que le syllogisme est un argument, composé de trois propositions, si bien liées entre elles que la dernière, nommée la conclusion, est inférée des deux premières que l'on nomme prémisses, ou encore antécédent.
On voit aussi, par l'exemple, que, dans le syllogisme, il y a trois idées, mises, chacune deux fois, en rapport avec les autres, mais ayant une extension inégale. — Les mots qui expriment celle des idées dont l'extension est plus grande, s'appellent le grand terme; — les mots qui expriment l'idée dont l'extension est la plus restreinte, s'appellent le petit ierme; — on appellera moyen terme, les mots qui expriment l’autre idée, celle dont l'extension n’est ni la plus grande, ni la plus petite.
Dans l'exemple donné plus haut, on aperçoit facilement que le grand terme est ‘‘possé ra un gra :d bonheur’’; que la normalienne est le petit terme et enfin que le moyen terme se trouve dans ‘‘Toute personne idéalement et chrétiennement eultivée””.
Notons encore que celle des prémisses qui renferme le grand terme, prend le nom de Majeure et l’on nomme Mineure, celle des prémisses où se rencontre le petit terme. On apercevra, aussi, bien facilemer‘ que, dans l'antécédent, le grand et le petit terme sont tour à tour mis en rapport avec le moyen terme.