‹ La normalienne en philosophie et aux sources de la pédagogie [microforme]Chapitre 18 sur 91 · LES CORPS · texte numérisé non relu

LES CORPS

70.—Les corps. Un corps c’est une quantité de matière, modifiée par une forme substanticile. La merveille de cette forme, c’est qu’elle est le principe radical et des énergies actives dont le corps est avantagé, et de l'appétit naturel de ce corps, c’est-à-dire de sa tendance à effectuer le bien dont ses énergies sont capables.

Les énergies actives des corps, ces principes immédiats des opérations attribuées au corps, sont d'espèce variée. — (a) — Il y a les énergies mécaniques: ces énergies, par exemple, la pesanteur, l'attraction, la répulsion sont les principes prochains des changements des corps selon le lieu. — (b) — Les énergies physiques: ces énergies, par exemple, la chaleur, la lumière, l'électricité, sont les principes prochains des changements des corps selon leurs qualités, ou modifications extérieures. — (c) — Les énergies chimiques, par exemple, les affinités chimiques qui sont les principes prochains des changements des corp* selon leur nature intime.

71.—N. B. Les effets produits par les énergies mécaniques, physiques, ou chimiques ne sont pas des opérations vitales. Je savant, habile à appliquer ces énergies, ces lois des corps, pourra bien dans son laboratoire produire un œuf, où encore un

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haricot mais l’œuf ne se couvera pas, et la fève ne germera jamais; la vie ne s'y trouve pas. — Ils doivent nous faire pitié, ces savants qui entreprennent de nous faire confondre avec ces lois, l’âme éphémère mais vivifiante du végétal ou de l’animal, ou l’âme raisonnable et immortelle de l'homme.

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