Réflexion: L'Eglise zélatrice des sciences
Combien elle est absurde, cette acensation que l'Eglise est l’ennemie des sciences. Tout au contraire, l'Eglise goûte le bonheur des gciences.
Le grand souci de l'Eglise, c'est celui de restau-
rer dans l'esprit humain l’image et la ressemblance de Dieu.
Or, les sciences, en aidant l'esprit de l’homme À entendre l'ouvrage de Dieu et à ressaisir l'idéal divin dans la création, le remplissent de beaux rayonnements de cet idéal, et accentuent la divine ressemblance entre la raisos humaine et la divine intelligence.
Donc, l'Eglise n'est pas la patronne de l'obscurantisme mais la Zélatrice des sciences naturelles. — Disons encore ceci: En tâchant de faire mystique le regard de la raison curieuse des mystères de la création, l'Eglise rend ce regard plus scientifique : car, par Dieu, tout s'éclaire, tout s'explique, puisqu'il est le principe de toutes les existences et la source de toutes les vies, lui seul, enfin, la raison suffisante de l'univers.
112.—La volonté de Dieu. Il y a volonté dans l'être doué d'intelligence comme il y a appétit dans l'être doué de sens: Done, comme il y a en Dieu intelligence, de même il y a volonté. (Qui peut connaître, peut aimer).
AIMER est l'acte de la volonté. — Aimer, c’est vouloir du bien à l'être aimé. — Dieu s’aime et il s'aime nécessairement. Je bien qu'il se veut, est son existence, sa perfection, sa plénitude d’attributs; et son amour est parfaitement satisfait, puisque Dieu est parfait absolument et infiniment.
Dieu aime aussi sa création, :nais il l’aime librement. La raison? C’est que, r’étant qu’un ensemble de reflets, finis et défaillants, de ses parfaits attributs, et un ensemble tel que, sans lui, la divine bonté ne laisse pas d’être infiniment parfaite, la création ne peut nécessiter l'amour de Dieu.
113.— Différence entre l’amour de Dieu et l’amour de l’homme vis-à-vis de l'être aimé. — Chez Dieu, l'amour est cause efficiente du charme qui rend aimable, l’être aimé; — Chez l'homme, l'amour est l'effet du charme que possède l'être aimé; aussi nomme-t-on appétit, passion, désir assouvi, cette sorte d'amour; et l’égoisme, on le voit, en est le caractère saillant : l’homme aime pour son contentement, pour sc: utilité et cela, généralement, au détriment de let: aimé; l’homme, hélas! flétrit la fleur qu'il cuei:e par amour.
L'amour généreux humain. Cependant, Dieu, pour qui l’homme est la créature de prédilection sur le globe terrestre, a pris soin que l'amour, chez l’homme, ne fût pas toujours un pur appétit; et pour l'honneur de l'humanité, Dieu a créé l'amour paternel et l’amour maternel, la piété fraternelle, et la piété filiale, l'amour patriotique, toutes ces affections généreuses qui sont une participation à l’amour libéral de Dieu, lesquelles sont un amour purgé d’égoïsme. — (La charité). Dieu a fait davantage pour honorer l’homme: Dieu a répandu dans bien des cœurs son inénarrable charité chrétienne. Aussi, voit-on de sublimes héroïsmes, par exemple, celui de l'institutrice chrétienne de la petite école rurale, ou urbaine, de cette petite maitresse d'école, créatrice bienfaisante de charmes divins chez l'enfant, son élève.
114.—Le dérèglement de la jalousie, ou de l'envie. Dieu aime le bien partout où il resplendit ; il est son ouvrage; — Dieu hait le mal moral partout où il se rencontre: ce mal n’est pas son ouvrage; il le permet, mais il ne le fait pas. — Le jaloux, l’envieux fait le contraire de Dieu, vis-à-vis de l'être abominé : il hait le bien qui est dans cet être, et se réjouit du mal qui lui arrive.