L'ORIGINE DE L’AME
192.— L'évolution. L'âme n'est pas tirée de la matière par une évolution de cet élément grossier ù un état plus subtil.
Une première preuve. — lu matière ct l'esprit sont des substances d'essence opposée. Ta matière est étendue et inerte, c’est-à-dire essentiellement divisible et ineupal!: de mouvement spontané : l'esprit, au contraire, est vie et ne cor as de parties. Done, l'esprit ne peut être tiré * nhttière.
Une autre preuve. L'opération intellectuelle qui est l'entendement du vrai universel, dépasse la capacité de la matière, laquelle ne peut recevoir que des impressions, limitées à l'être particulier avec qui elle prend contact. Donc, en vertu du principe : telle opération, telle faculté; et telle faculté, telle substance, il faut conclure que la substance de l’àme aux facultés intellectuelles, aux opérations spirituelles, n’est pas tirée de la matière.
193.—N. B. Ce qui a abusé les partisans de l'évolution, c’est la gradation des êtres, à degrés très prochains, depuis le limon au végétal plus parfait, et depuis celui-ci à l'animal plus parfait. Mais la + jté de la stabilité des espèces établie par les savants Cuvier, Linné, Quatrefages, Pasteur, ete., nous montre que la doctrine évolutionniste est un fruit de l’imagination.
194.—L'émanation. J'âme n'est pas tirée de la substance de Dieu par une émanation, c’est-à-dire par un détachement d’une parcelle de la divinité ; car notre âme aurait alors ce qui est propre à la
substance divine; elle serait infiniment intelligente, puissante, heureuse. — Autre raison. Dieu est esprit, or, une substance spirituelle ne compte pas de parties, donc, l'âme n’en peut être une parcelle.
195.—La création. L'âme est tirée du néant par l’acte créateur de Dieu. Dieu l’a feite de rien; par sa simple parole, par le simple décret de sa volonté. Il a dit: Que l'âme raisonnable soit, et elle fut.
Cinquième question.