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trent naturellement, nous supprimons dans ce manuel, la Critique, cette partie de la Logique dont l'objet est l'étude des critères.
10.—Les trois opérations de la raison, l'idée, le jugement et le raisonnement. Par ces opérations, l'esprit humain prend ‘ntelligiblement possession de l'objet connaissable. Nous les étudierons tout de suite : il importe que la Normalienne ait pleine conscience et soit vraiment maîtresse de ses opérations intellectuelles. Donc, tout de suite, elle fera sa Dialectique.
N. B. Les sceptiques — et la certitude.
11.—La certitude, c'est l'assurance raisonnée, pour l'esprit humain, de posséder la vérité, la vérité de l’objet à connaître ; c’est une adhésion ferme de l'esprit à ses jugements, cet esprit étant convaincu qu'il y a conformité de ses pensées avec les réalités connues.
12.—Les sceptiques en philosophie, ce sont les hommes qui, faute de confiance dans les moyens de savoir dont Dieu a pourvu l’esprit humain, nient à l’homme la faculté d'arriver à des jugements certains.—
Parmi ces sceptiques, il en est qui croient à la raison, mais non pas aux sens; il en est qui croient aux témoignages des sens, mais non pas à la raison ; il en est enfin qui ne croient ni à la raison ni aux sens.
13.— Un fait sûr, c’est que tous ces pyrrhoniens croient fermement aux jouissances et aux douleurs de la terre, et qu'ils ne négligent rien, soit pour se dégager de celles-ci, soit pour abonder en celles-là. ‘Ainsi, il arrive très-heureusement, écrit le sceptique Hume, que ma bonne nature me guérit de mon délire philosophique’’. Retenons ce mot excellent :
14 LA NCRMALIENNE
le scepticisme est un délire philosophique. C'est pourquoi sans te .ir compte davantage de cette morbide raison qui a imaginé le scepticisme, nous entrerons dans l'étude des trois opérations de l’espirt, l'idée, le jugement et le raisonnement.