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puisque la tolérance implique la présence de droits violés et de devoirs méconnus.
LA SOCIETE DOMESTIQUE ses principes et ses devoirs.
210.—Le mariage esi le principe de la société domestique. Je principe de la société domestique, c’est le mariage, c'est l'union d'un seul et fidèle époux avec une seule et fidèle épouse.
. Ni la pluralité des femmes, ni la pluralité des maris, sous le même toit, mais l'unité de part et d'autre, avec un don du cœur fait mutuellement et à jamais, voilà le fondement immuable de la société domestique; dans la discipline de l’unité et de l’indissolubilité, — (ce qui est le vœu de la nature comme la loi de la grâce chrétienne) — la saine philosophie aperçoit la dignité et le repos de la société domestique.
211.—N. B. Dans l’enseignement de l'Eglise Catholique, le mariage n’est pas une chose et le sacrement une autre chose, c’est le contrat matrimonial lui-même qui est élevé par le bienfait de Notre- Seigneur Jésus-Christ, à la dignité de sacrement. L'Etat qui ose légiférer sur le contrat matrimonial lui-mème contradictoirement aux lois de l'Eglise, commet donc des attentats sacrilèges: il profane un grand sacrement. Cette source de notre naissance, l'Eglise en a la garde à raison du caractère sacramentel dont le Christ l’a scellé. Que nos hommes de gouvernement prennent done garde de respecter la divine institution : c’est pour eux un grand devoir!
212.—L'amour est le principe du mariage. Si le mariage est le principe de la société domestique, le principe du mariage, c’est l’amour. L'amour dont
il est ici question, n'est pus l'ignoble passion de la chair, et non plus l'abjecte convoitise des dots ; l'amour conjugal que le Créateur voulut faire, par sa bénédiction, la source du genre humain, est autre chose. Cet amour est d'abord un sentiment d'affection, aussi raisonnable que délicat, remarquable de décence à la fois et de bon sens; c’est un sentiment tendre et attachant, né des qualités de l'âme d’abord, puis d'un charme de jeunesse ct de suffisante beauté. Et cet amour est marqué d’un caractère de profondeur et d'élection tel qu'il réclime l'unité de part et d'autre et l'indissolubilité de l'union matrimoniale. C'est un tel amour qui met sous le toit une joie solide et constante. Car le père qui voit autour de lui les enfants nuitre ou nés d’une même source, donne un amour renaissant et égal à ses fils et à leur mère; et la mère qui voit autour d'elle tant de vies, nées de sa vie
par le fidèle amour du seul et même époux, enveloppe d’un même dévouement et dans un même attachement, et le père et ses fils. Tel est le trèsnoble ct très-fécond amour où le mariage trouve son origine, sa stabilité et son bonheur inaltérable.
213.—N. B. La mésalliance. L'amour réclame entre les âmes qui s'aiment une grande conformité ; pour assurer cet unani..: : entre les époux, il faut autant que possible qu'il y ait entre eux une parité de sang, de jeunesse, d'éducation, de foi. — Où cette parité manque, 1l y a mésalliance ; Et dans la mesure où il y a mésulliance, il y a risque de caducité dans l'amour conjugal et dans le bonheur du foyer.
214.—Le divorce. Le divorce est l'horreur du foyer qui était né de l’amour. Il en est l'horreur parce qu'il donne un infâme démenti à un amour que la nature et la religion ont fait chose sainte, et dans lequei le cœur épris de l’époux aussi bien
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que de l'épouse, re-lame, comme un vœu et un devoir, l’inaltérable fidélité. — Le divores est une iniquité pour les contractants et po: les enfants; pour les contractants et notamment } ur la femmr, qui a perdu au cours des années passées sous Île toit domestique, et su beauté et sa robustesse, — et pour les enfants qui seront jetés sur le pavé, ou dans des bras étrangers.
215.—N. B. L'Eglise n'accorde jamais le divorce, si on entend par divorce, une rupture du lien matrimonial. Car ce lien est élevé, avons-nous déjà dit, à la dignité de sacrement. Notre Seigneur en a pris la garde; gare à qui y touche! L'Eglise permet assez souvent le divorce, si on entend par divorce une rupture de la vie domestique; elle le permet à cause du péril de vie, ou de foi, ou d’autres graves raisons, en faveur de l’époux, ou de l'épouse qui souffre.
216.—L'autorité domestique. Ie mari et lu femme ne sont pas, l’un vis-à-vis de l’autre, dans la corrélation de maître à servante. — Dieu a fait la ferme, la compagne de l'homme et son auxiliaire nécessaire dans la création et le maintien de la vie au foyer familial. T1 n’y a pas inégalité de condition, mais il y a partage des fonctions et des charges domestiques. L'autorité, au foyer domestique appartient donc collectivement au père et à l1 mère. Cependant dans l'exercice de cette autorité, il y a subordination, sans quoi il n’y aurait pas unité mais anarchie, au foyer; donc, en cas de conflit, c’est la volonté de l’homme, pourvu qu’elle soit honnête, c'est elle qui prévaut de droit; c’est : la femme d: céder.
217.—La famili. les Anciens ux.ent d'un mo imagé fort beau, pour parler de la ? mille et de la postérité née au f-yer patriar( Hs di t : Laisser des enfants rès soi, c'est »::8er * !