‹ La Normandie inconnueChapitre 88 sur 111 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

» dans leurs entreprises; de bons havres podr la ikûreté » de leur navigation, et surtout force fabrique d'enfants » pour compléter leurs équipages.

» Am Laboureun. Succès à la la charrue ; de beaux » aillons et un produit abondant de leur semènt^e.

» A la Èlilice. Un souvenir constant du 6 jaiitier » 1781 * : et vigueur au pistolet.

r> Aux assemblées de patoisse. Point de discordes, et » plutôt des souris que des rats ^;

* Aux docteurs en médecine. Plus de Vénus et moins » de Mercure.

D Aux bonnes femmes qui s'en mêlent. De belles ca- » nules.

» Aux avocats du barreau. De bons poumons, une voix )> claire ; point de chicane et moins d'honoraires.

» Aux seigneurs féodaux. Cultage et jambage; force » chapons» oies et dindons, mais point aux frais de leurs » tenants.

y> Aux matelots. Point d'écneils, bon maniement du » timon, et puissent-ils toujours ramer à bon porti

r» Ala Gazette. Un prompt débit, belle impression, un y> ton badin ; point de fadaises, beaucoup d'impartialité » et un jugement sain dans la castration des pièces.

1 Le 6 janvier 1781 elt le jour où la milice de Jersey, aidée de la garnison anglaise, repoussa une expédition tentée par des aventuriers français, commandés par un certain Rullecourt, qui, paraît-il, avait reçu de Louis XYI un brevet de général.

^ Le rdt est le nom local donné à l'impôt réparti par les assemblées de paroisse.

» A Catherine. Multiplication de pièces galantes dans x> sa boite. »

La Gazette tient ses lecteurs au courant de ce qui se passe en France. La révolution approche. Voici deux correspondances intéressantes terminées par une prédiction 4>ien curieuse.

GAZETTE DE LILE DE JERSEY

« De Paris, 35 mai 1788.

)) Le roi tint un lit de justice à Versailles le 8 du y> courant, où il déclara qu'il prétendoit seul, suivant » l'ancienne constitution de la monarchie, au droit de » faire des lois. Il dit qn'il n'étoit pas nécessaire de plus r> d'un souverain dans le royaume. Il fut lu un édit qui » abrège de beaucoup le pouvoir des parlements, en ap- » pointant une cour supérieure sous le titre de Cour » plénière, qui aura inspection de leurs représentations w avant qu'il leur soit permis de les présenter au roi. Le )i lendemain, à sept heut*es du matin, le Parlement prit » les résolutions suivantes : Que, quoi qu'on eût gardé » le silence devant S. M. pendant la séance du lit de » justice, les membres ne pouvoient consentirau chan- » gement qu'il projettoit de faire dans la constitution, » sans violer leurs serments et les droits du peuple...

» De Paris, 2 juin 4788.

» Il faut que le courrier de M. de Thiars ou de la

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