FERMIÈRE ET FILLE DE FERME
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PIBLIE PAT. ER^EST BOURDIN , liDlTEUR
LA NOlliMANDli;.
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(lomu'ul l'iiU'c <lt' la reiUlil*' sur la lerrc. D«''jà nous avons parconiii les cotes du ('.alvados; nous avons visité Honlleur, salut- 'rronvillc. Nous
avons eîtudié la cité de Caen ' à la suite du chancelier Séyiiier, si Itien (jue déjà nous connaissons cette terre et ces villes. Mais tandis que nous sommes en chemin, rendons -nous com[>le de Itien des mots du vocabulaire normand. Dans h; pays (lue nous allons parcourir, par exemple, le pays d'Auge, au veut dire un [u'é, — bec, bord de l'eau, en saxon : ahhaye du Bec, ]^vu\nebec , Fouil le bec. — Bernières de l'anglo-saxon barn, grange, grenier-, dont on a l'ail : Beniaij, lienteval, Barncville, VoUjmj. — Bien., un courant d'eau, d'où est venu : Beuvron, BeuvrUjnij , Bieville , situé entre Caen et la mer. — Bosc, hois. Bocage, Bousquet, Bosquet. — J^og , marécage, dans l'anglo-saxon : bougues de Quéneville, bougues de Bavenauville, bougues d'Am\o\\\\c. — liricq, pont; d'où : Braque, /?ra</uetuit , Bmquemoni; Briijiiehec , composé des deux mots brlcq et bec, pont et eau. — Bu, village : ïournebu, Manil6», Long6», Cau/^w; de bu on a fait beiij : Elbeuf, Marheul", Quillebeuf. — Cule, frais; ciml, paysan; croft ^ clos, c'est-à-dire l'espace de terre cultivée autour d'une maison de campagne (le vol du chapon); de là : Creite, Cretieville. Kirch (mot allemand), église; OvV/«('beuf, CnV/ueville , Curquebu. — Fleur, du latin Jhictus , le Ilot: Mnvjleur , HaiyZmr, Hottjîeur. — Gc, terre i en grec ); (jéfosse, Gémare. — God, Dieu : Xvigod, Tugod, Bi(/o(/, Bar/od, Maingod, Gorfart, 6'of/efroy. — Green, vert (en anglais) : Grainville. — Grou, marécage; de grau on a
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- Origines rie lu ville de Cdcii.
^H2 LA NOU^IANDÏK.
l'iiil (imin; «le i;niiii on ;i liiit nez : h; nez de Jaiihoiiit, le nez de Cateret. — 11(1)11, demeure; : limneau; ([iielqnes- uns pronoiu-ent lio)n : Wmlomme, le lloiiinu'i. - ImikI, lerre, lande : la Lande, ii; Landel. — Tôt, (!iH|)lacenienl d'iinc maison : Mailletof, Wotot , Flntof , Tum-ne/or. — Voilà j)Our les orii-ines allemandes, anglo-saxonnes, anglaises. Les Gaulois n'ont |ias moins déteint que les Saxons sur la langue anglo-normande. — Arden, forêt (en gaulois). — Braia, de la boue : Braij^ FoUen^ray, Mem- Imnj, Qmbraij, IhehmL — Breij, fente : Brèche^ Wvossy^ Bresse?/, Brissac, P.iia , un pont : Brieiu:. — Dam , portion d'un ehamp : Darnetal. — mile, gué : Rouen. — Les origines latines seront plus faciles à comprendre. De buxus, le buis : Btissy , ^oissy. — De cortile , frais : la Courde, Courtit, Cousteaux. —De ductus, courant d'eau : Douëi, Grandouet. — Exararc (défricher) a produit des Essarts, Essaliers, Bncquessart [pont et terre). — Fava, fève : f ateroUes, Fayard, Fai^ary. — Lens, lentille : Nanteuil , Nantouillet. — Vallis, vallée : Nancelle. — Mesnil, de maneo, je demeure, j'habite. — Macie& (maigreur), dont on a fait masure; de nuces, noix : Noailles , Neuilly, Noisy, les Noës. — Les Plessis , de lexiaeum , lieu fermé de branches. — Pratum, un pré : Préaux, la Presle. — Puy, du n\oi podium, montagne. — Bupes , roc : la Boche, la Bochelle. — Bobur, chêne : Bouvray, Bouvron. — Saxum , Pierre, Sacy. — Tombollène, de tumulus, tomba Hellenœ , la tombe d"Hélène. — Vallis a fourni Laval, Longval, Breval. — Xvec vadum on a fait Vally. Ingénieuses explications, savantes recherches que nous préférons, pour notre part , à toutes les médailles , à tous les tumulus ou tumuli, à toutes les vieilles briques contenues ou découvertes dans tout le département de la Manche ou autres lieux .
Nous retrouverons Caen plus tard : c'est la couronne savante et poétique de la Normandie tout entière. Parlons de Bayeux , car de toutes parts Bayeux réclame notre attention. Ce qu'on appelle seulement le diocèse de Bayeux est le sujet de toute une histoire. Ce pays des Cinglais, que parcourt la rivière Laize, que l'Orne borde d'un côté, tout isolé qu'il est encore des autres territoires , possède des annales nombreuses. Jacques de Bourbon était seigneur de Tlmry dans le Cinglais; Du Guesdin était seigneur du Thuite; la maison d'Harcourt , maison presque souveraine , possédait la forêt du Cinglais ; les Tesson, les Marmion (un personnage de sir Walter Scott!); les Ferrières , les (^lisson, les Alençon, et enfin les Guerchy, les Montmorency et les d'Harcourt, sont autant de familles du Cinglais. « Baoul Tesson de Cinguel/ez, >. ijil le luman de Bou. Labbavc du Val es! silui-e aux ((inliiis
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