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lion [iiiiice, iiorlaifiil los armes rii pleiiraiil. .. VA voilà (•oiiiiik'IiI pi'iil lin il' la pins ijrande inuiiarcliie de riuiivers !
l)ie|»|ie esl une des villes les [iliis iiiîéressaiiles de la Noi'iiiaiulie ; son origine esl lii-re el aiili(|iie ; les Honiaiiis el les lîeli^es ont oeciipé ces rivai^es, les barbares soiil venus ensuite, (pii ont brisé toul ee (|ui reslail de roccupalion gallo-romaine. Jusqu'au onzième sièele, nous marcbons dans les ténèbres, el cette lacune de cin(i ou six cents ans, il est impossible de la combler. — Toutefois la rivière (jui coule à Dieppe, el qui s'appelle aujourd'liui la lîétkunc, avait le nom la Dieppe, et elle avait donné ce nom-là à la ville naissante. Diulon de Saint-Queniiii raconte ([ue, en l'année iHU), le roi Lotliaire donna reiulez-vous au duc de Normandie, iîicliard 1", dans une vaste pi-airie, au conlliienl de l'Aulne et de la Dieppe; d'où il suit (|ue cette ville n'était pas encore bàlie. Un demi-siècle plus lard, (juand notre liéros, Guillaume le (Àinquérant, traversa la mer pour accomplir sa i^lorieusc tentative, le duc Guillaume, la sixième nuit de décendu-e iOGl, se porte à l'emboucliure de la rivière de Dieppe, au delà de la ville d'Aniue.s: ainsi jiarle Oi'deric Vital, et de la ville de Dieppe, pas un mot. A peine s'il y avait en ce lieu, qui attendait une ville, un port, une relàclie pour les navires; mais en attendant, Dieppe était le port de la ville d'Arqués, et ce beau rivage de la lete et des plaisirs, et du beau monde parisien, dans les cbaudes journéesde l'été, était à peine semé dequel(|ues cabanes de pêclieurs. Plus lard, quand l'Angleterre fut devenue pour ainsi dire le compléluenl de la Normandie, quand l'Océan ne fut plus qu'un passage, du duclié à la province, alors vraiment Dieppe connnença. Les Normamls arrivaient de lîouen, leur caiiitale, pour s'embar(iuer dans ce port, si voisin de leurs murailles. — A peine la ville de Dieppe était bàlie, arrive Pbilippe-Auguste, l'ennemi de Ricliard Cœur-de-Lum, et le roi de France anéantit la ville de son rival. — Dieppe fut longtemps à se remettre de ces misères. W faut attendre le règne de IMiilippe de Valois pour retrouver un peu de vie et d'existence sur ces rivages. Alors le roi de France s'avisa que ses sujets de Dieppe lui fourniîaienl de bons marins. La flotte française qui, en 1351), lit le siège de Soutliaiiiplon, était composée en grande partie de navires n(jrnuuuls, et les vaisseaux dieppois furent signalés comme les mieux construits et les plus agiles. — En l54o, Dieppe l'elève ses renqiarls, et Cbarles /(' SiKje encourage ces pécheurs qui veulent tenter les grandes aventures de la mer. — iiienlôl la navigation, le commerce, le port, l'église de Saint-Jacciues , le fanal, riiôl(d de ville, eurent l'ail de Dieppe une grande cité. Dieppe sut prouver
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(|iren clTel elle élail une ville de guerre, el lorsqu'au mois de juin 141!:^, la llolle anglaise vinls'end)osser devant la ville, la ville résista à cette redoutable invasion. Mais, hélas! six ans plus tard, loul(3 résistance était impossible, la fleur de la noblesse française avait été brisée à trente lieues de Dieppe, à deux pas de ce triste village d'Azincoiirt ; Harlleur était pris, Rouen allait ouvrir ses portes, Dieppe aux abois se rendit. Au mois de février 1 121, fout était perdu pour la France, sans le secours miraculeux de Jeanne d'Arc, et pendant que la vierge lorraine faisait sacrer à Reims le roi de France," la Normandie courbait la tête sous le joug des Anglais. L'indignation servit enfin de signal à la révolte. Dieppe devint le rendez-vous de tous les insurgés du pays de Caux. Bientôt cette armée d'insurgés eut repris Fécamp, Harfleur, Montivilliers, Tancarville, toutes les places forles du pays, moins les châteaux d'Arqués et de Caudebec. — En ce temps-là, le capitaine de la ville et du port de Dieppe s'appelait Charles Desmarets, el comme les Anglais ne pouvaient guère renoncer à celte place importante, le brave Desmarels apporta tout son courage el tout son zèle à la défense qui lui était confiée. On creuse des fossés, on élève des remparts, on bàlil ce château formidable resté debout, sur les ruines même de l'ancien château anglo-normand qu'avait détruit le roi Philippe-Auguste. Enfin, après neuf ans de meluices impuissantes, le lord Talbot arrivait avec une armée: il était parti de Caudebec. marchant à travers le pays de Caux. L'attaque commença dans la vallée de la Scie; puis, arrivé sur la falaise adossée au Pollel, le capitaine Anglais fil construire une tour en bois qu'il appela la Bastille. Celte tour fui armée de canons, de mousquets, de palissades et autres engins de guerre. Bientôt le feu commença, mais sans entamer la ville. C'est le beau moment de ce terrible dauphin de France qui s'appellera bientôt le roi Louis XL A la nouvelle de Dieppe menacée, le dauphin accourt, amenant une armée dans les murs assiégés. Lieutenant général du roi de tout le pays entre Seine et Somme, le dauphin avait i)our compagnons le comte de Dnnois, le comte de Sainl-Pol , les sires de Graincourl et de Chàtillon, la fleur de l'armée française. Ils étaient trois mille environ, ils firent leur entrée Iriomphanle dans celle ville animée à bien faire. Au reste , il était temps que Dieppe fut secourue, car le lord Sommersel arrivait à toutes voiles. A l'instant même, le dauphin prend sa résolution en brave homme, et lorsque la marée du soir s'est retirée, Louis Iraverse la rivière el vient assiéger les assiégeants dans leur bastille; en même temps il fait jeter des ponts sur les fossés de cette cilaihdle. L'allaque fut vive, la défense fui terrible ; a
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PLKLIli PAP, ERNEST BOURDIN, ÉDITEUR.
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