‹ La NormandieChapitre 26 sur 118 · I. A NOI{MAM)lK · texte numérisé non relu

I. A NOI{MAM)lK

Tynrl, cIiik-iiii alla (M1 toiilo liàle où l'ap[»olail la iiécessilc du iiioint'iil, laissant à raliaiuloii ce roi irAiigleterre <iiio tout à l'heure encore ils

eulouraieul de leur admiration et de leurs respects. — A la niorl de (luillaunie II, le trône d'Angleterre revenait à son frère Robert, duc de Normandie; mais le duc Robert guerroyait depuis quatre années dans les plaines de Palestine, en compagnie de Hugues de Vermandois et de Robert de Flandre. Robert s'était montré vaillant et bardi à l'égal des plus braves , dans les plus dilliciles journées. A la bataille de Dorylœum, à la prise d'Anlioche, nn des bauts faits de Godefroi de Rouillon ; l'armée des croisés avait olTerl au duc Robert même la couronne du royaume de Jérusalem, et Robert l'avait reliisée! Cependant il aurait pu revenir assez tôt pour recueillir l'héritage du roi d'Angleterre; mais chemin faisant, en passant par l'Italie, il s'arrêta pour les beaux yeux de Sibylle, la sœur de Guillaume de Gonversana. — Et ce|)endanl Henri, (jui était de la partie de chasse dans la forêt Neuve, avait mis a prolit toutes les heures; son premier soin avait été de prendre, à Winchester, le trésor royal, et il l'avait pris, l'épée à la main. Quand ikut le trésor et le château, Henri fut proclamé roi d'Anghiei-re et coui'onué a

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W iiiclieslci', 1(! (liiiKiiK'lie, trois jours après la inorl de (juillaumc* II; le cérémonial fui le même que le cérémonial usilé pour le couronnemenl des rois ani;lo-saxons.

Dès l'abord, le roi llenii se conduisit comme un prince habile. Il promit, et il donna beaucoup; il rendit à réi,Mise ses franchises; il promit à ses barons et à ses vassaux immédiats la permission de laisser leurs biens par héritage, laissant aux veuves leur douaire et la tutelle des enfants mineurs; à la nation anglaise, il promit de remettre en vigueur les lois d'Edouard le Confesseur, s'engageant à ne lever aucun droit de monnayage, qui n'eût été payé du temps des Saxons. — En Un mot, Henri accordait véritablement une charte à ses sujets, une charte réparatrice des injustices et des concussions des deux Guillaume. Seulement, pour que justice eût été faite complètement, le roi Henri aurait renoncer à cet affreux privilège du droit de chasse , mais il n'eut pas la force de se faire cette violence à lui-même, et il conserva les lois sur la chasse telles que Guillaume P' les avait faites. — Ces premières réformes étaient d'un bon augure pour l'avenir; mais ce roi Henri était né en Angleterre, et faisait moins peur aux Anglo-Saxons qu'un nouveau débarqué de la Normandie! En même temps qu'il disait aux Saxons : Je vous rends les lois d'Edouard , leijem régis Edwardï vobis reddo , Henri 1" chassait de sa cour pur i liée les femmes perdues et les débauchés de Guillaume U ; il demandait au roi d'Ecosse, Malcolm, sa fille Marguerite. Or, nouvelle joie pour l'Angleterre conquise, Marguerite d'Ecosse, petilelille d'Edmond Côle-de-Fer, avait pour ancêtres les monarques anglosaxons. L'archevêque de Cantorbéry, Ansehne, rendu à son église, bénit lui-même le mariage du roi. — Cependant enlin, le duc Robert rentrait dans son duché de Normandie, ramenant sa belle maîtresse ; la Normandie accueillit avec joie ce prince aventurier qui prodiguait d'une main dépensière l'or, les fêtes et les plaisirs. Volontiers, Robert eût renoncé au troue d'Angleterre, mais plus d'un baron normand, plus d'un baron anglais le poussaient à la guerre. — Le roi d'Angleterre accepte la guerre; il s'y était préparé à l'avance, achetant les fidélilés chancelantes. — Les deux armées se trouvèrent en présence, l'armée de Henri àPevensey, sur la côte deSussex, l'armée du duc Robert, au havredePortsmouth. Quand ils se virent si près des Normands, les Anglo-Normands furent tentés de passer au duc Robert, mais les Saxons restèrent fidèles à Henri. — La guerre n'alla pas plus loin.— Les deux frères s'embrassent en présence des deux armées; Piobert renonce, pour une pension annuelle de trois mille marcs, à ses prélenlions sur la couronne d'Angleterre, Henri rend

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