‹ La NormandieChapitre 30 sur 118 · I.A NOH.M ANDIM. ^•2i · texte numérisé non relu

I.A NOH.M ANDIM. ^•2i

rôle. Ces terribles pages en disent plus, sur la moralité d'une histoire, que toutes les indignations des honnêtes gens.

HuBKRT, à deux soldats. Faites-moi rougir des fers et cachez-vous derrière la tapisserie; quand je frapperai du pied, vous viendrez en loule hâte, vous prendrez l'enfant que vous trouverez avec moi, et vous rattacherez avec des cordes, sur cette chaise. Allez, tenez-vous prêts, et soyez attentifs au signal. // appelle le jeune Arthur. — Hubert. Jeune homme, venez ici, j'ai à vous parler. — Arthur. Bonjour, Hubert. — Hubert. Bonjour, petit prince. — Arthur. Vous avez raison, Hubert, un bien petit prince, avec de grands titres. Mais vous êtes triste, qu'avez-vous? — Hubert. 11 est vrai, j'ai quelquefois été plus gai. — Arthur. Dieu me soit en aide! je pensais que moi seul j'étais triste. Ah ! si j'étais seulement hors de ma prison, heureux et libre comme un gardeur de moutons; ou bien, si seulement le roi mon oncle me laissait ici sansme faire plus de mal, si j'étais votre (ils, Hubert, ne m'aimeriezvous pas comme le père aime son enfant? est-ce ma faute, si je suis le fils du duc Geoffroy ? — Hubert, à part. Allons, si j'entre en conversation avec lui, tout ce babil enlantin va faire tomber cette grande résolution. Courage, hâtons-nous d'en linir. — Arthur. Comme vous êtes pâle, Hubert! êtes-vous malade? Je voudrais vous voir un peu malade pour rester, toute la nuit, à votre chevet, car je vous aime plus que vous ne m'aimez. — Hubert. 11 me brise le cœur! Jeune honuue, lisez ce papier. Oh! fasse le ciel que je conserve mon courage! Eh bien, Arthur, avez-vous lu? — Arthur. L'horrible crime, Hubert, brûler nies deux yeux avec un fer rouge! le ferez-vous? — Hubert. Il le faut , je le ferai. — Arthur. Vous aurez ce courage, ami? Mais l'autre jour, quand vous avez eu mal à la tête, je vous ai prêté mon plus beau mouchoir; il m'avait été donné par une reine, et je ne vous l'ai pas encore redemandé. Il y a bien des enfants de pauvres gens qui vous auraient laissé dans votre lit, malade, sans vous dire : Oh souffrez-vous? Mais peut-être pensez-vous quema question est un calcul; en cela vous vous trompez, Hubert, je vous aime parce que je vous aime. Pourrez- vous m'arracher les yeux, ces yeux qui ne vous ont jamais regardé avec colère, et qui ne vous regarderont jamais ainsi? — Hubert. Je l'ai juré, il faut que je brûle vos yeux avec un ferchaud, — Arthur. Oh ! nul homme, nul homme n'eût voulu être si cruel, dans tout autre temps que dans ce siècle de fer : et même il faut que ce soit vous qui me le disiez de votre bouche, pour que je vous croie, car un ange serait venu, lui-même, pomme le dire, ((ue je no l'aurais pas cru. — Hubert, frappa)it du pied. Venez !

LA NOHM A M) 11-;.

[Le.s auUldIs ciilrciit avec des cordes, des fcis cl au icchaiid.) Obéissez! — AuTiii II. Siiiivez-iiioi, Ilubeil; je sens mes yeux se fermer sous les yeux <le ces liumnies saiii^lanls. — Hubkrt. Dunuez-moi ce 1er, el allacliez~le! — Authur. Hélas! qu'esl-il besoin de prendre cel air si rude? pour l'amour du ciel, Hubert, que je ne sois }»as lié! Je resterai iuiniobile comme la pierre ; renvoyez ces liommes, je serai Iranciuille comnu; un ai,nieau;je ne dirai pas un mol, je ne lerai pas un yesle, et quelques tourments que vous me lassiez soulïrir, je vous pardonne. — Huheut. Allons, enfant, préparez-vous. — Arthur, N'y a-t-il plus de remède? . Mais enfin Hubert est loucbé, cet ordre exécrable du roi Jean l'épouvante; il rejette ce fer brûlant, et maintenant il presse dans ses bras cel enfant. » Garde tes yeux, lui dit-il, même au risque de ma vie ! non, pour la couronne de ton oncle, je ne touclierais pas à les yeux, mon Artbur! Mais silence, pas unmol,caclie-t()i bien, je m'expose, pour loi, à de terribles dangers. »

C H A PI m F. VII.

roiithiliOlis (les Noiiiuimls irilnlic — Avciiliiics de Holicnioiul, |iiii)C("Je T„n.|ilr - T::ii(i, ,

\.e rlKitoaii de Castt'IlanmiT a Pak'niic — (aiillaiiiiK^ l", nii de Sicili'.— (liiillaiiiiii' Il

MoMl-IU'al.— Calhédralcs de Bari, de Trani, de liilMiilo. - llenn \l en Sicile.- Vr,

Tomiieau de la reine Cniislanee. — Castel del Munie. — Le n.i Manfred. — l.e iiorl de

- <:iiarles d'Anjou. - Les Cnelles el les Cilielins.— Mort de C.oiiradin. — Ilisioire

.-lii-eiien. — De l'arcliileeinre soihiiiue {IV*^ siècle-XVf siècle). —Lis calacnnilies.-

l-nsilique. - La cli.ipelle.- La cailiedraie.- Les arlisies et les aidiitecies du im)

âge.— LesveiTiercs.— L'.'sslalues.— Lestomheanx.— La catliedcalede ItoneM,

— Sa:iit-Mei:(in.— Le cardinal d'Auilioisc.— Eglise cl aLliave de .Saini-Otien.

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— L enlise de ■diric II. — ' l'aleinie.

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