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Toulouse, ISinies, Arles, Fréjus, Saintes, Uorileaux, sonl remplis de ces iraces inerraeables d'un si grand peuple, Uonie en esl pleine, c'est le l'andénioniuni des ruines, depuis les ruines du l'antluSui d'Agrippa jusipTaux ruines du Colisée de Tilus.
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Autant par son eénie que par ses ormes, Rome dompte et soumet à elle les peuples vaincus. Elle compte pour le moins autant sur la ferme, sur le temple, sur le palais qu'elle élève dans la terre concpiise, que sur la forteresse et sur les palissades. C'est surtout par les chefs d'œuvre de l'art romain, dont elle se glorifie à son insu, que les Gaules, envahies, malgré tout leur courage, parles légions Iriompliantes de Jules César, passent à l'étal de colonies romaines. Des villes romaines s'élèvent sur les bords des fleuves de la Gaule et de la Germanie. On dirait ({ue la voie appienne se prolonge à travers ces forêts, vieilles comme le monde. En même temps les belles-lettres, la philosophie, les beaux-arts remplissent les cités nouvelles, pendant que les ports de la Méditerranée et de l'Océan s'étonnent du nombre des navires qui les enconduent. Celle fois la Gaule n'est plus la Gaule, elle ne songe plus à ses libertés, à ses franchises si longtemps défendues; la paix lui fait oublier toutes ses colères; elle vil ainsi pendant quatre siècles d'une vie qui n'est pas sa vie. Les empereurs la voyant si calme, divisent laGaule à l'inlini : GalUa ntoior.
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nllerlov : (idU'in toijatd. braccala, vomatii , Xarbonncusis ; Germanie, l{elfïi(|ue, Lyonnaise, Aquitaine, Viennaise, et les subdivisions de ces divisions. Cent cinquante peuples occupent cette province romaine, tous ces peuples parlent la langue du vainqueur; ils adoptent ses historiens, ses poêles, ses rhéteurs, ses artistes, ses philosophes. Les patriciens les plus distingués du sénat romain tiennent à honneur de venir administrer ce pays des Gaules, devenu le rival de l'Italie. Jusqu'à ce qu'enfin arrivent les barbares, Germains, Saxons, Burgondes, Hérules, les Francs surtout, et les Huns et les Visigoths, ce déluge armé. Comptez donc, si vous l'osez, toutes ces dévastations, tous ces ravages, jusqu'à l'instant où les Francs de Clovis, soutenus par l'Evangile, arrachent les Gaules à la domination romaine et à l'art païen. Avec l'invasion des barbares, nous entrons pleinement dans l'époque gallo-romaine. C'est l'art gallo-romain, le génie du Gaulois modifié par l'habileté de Rome, qui élève les remparts du troisième et du quatrième siècle; c'est l'art gallo-romain, qui répare les voies romaines; et alors les cliemins de César s'appelleront cliemins de linmehaiit. Au cinquième siècle commence V architecture romane, mélange plus hardi qu'habile de tous les souvenirs, de tous les styles, de toutes les formes grecques, romaines, byzantines; VarcJtitecture ronunie, c'est tour à tour, et tout à la fois, le style lombard et l'art carlovingien, la maison saxonne et la forteresse teulonique, l'église normande et le palais arabe. Le style byzantin est un mélange de l'art grec et de l'art romain ; ce sont des dômes, de forme ronde ou octogone, qui surchargent les grands édifices.
Lestfjle lombard commence à Théodoric, roi des Ostrogoths, un prince habile, un barbare intelligent, (pii aimait les arts et qui les protégeait. C'est Théodoric qui a dicté cet admirable rescrit, ce sauf-conduit sauveur, où il est dit : Qu'il faut prendre eti j/itié les cités vaincues et ne pas les traiter comme des hommes à qui le vainipieur fait trancher la tète. Sous Charlemagne, l'empereur et roi dont le passage sur cette terre a laissé une trace éternelle, le style lombard envahit les Gaules. Du neuvième au onzième siècle, vous n'avez affaire qu'au style lombard. Il accomplit ses trois cents ans de durée, tout autant que la plus belle architecture romaine. Figurez-vous une masse compacte; de lourds piliers carrés, des colonnes rondes, massives, pesantes; des chapiteaux tout chargés de figures hideuses, grimaçantes, burlesques, véritables fantaisies de fiévreux ; des bas-reliefs sans goût, sans proportions, sans perspective; des fenêtres longues et étroites, des voûtes inertes et comme accablées sous leur pesanteur; (piehpie chose de fort, mais sans beauté, et qui s'en Ve-