‹ La NormandieChapitre 48 sur 118 · LA NU H .M A M) II. 22U · texte numérisé non relu

LA NU H .M A M) II. 22U

k'iulues lies plus belles l;i|»isseri( s de soie : dressoii's ('lKiri;(''S de lleiiroiis d'or, d'arijeiil; lonnues labiés, placées sous uu dais de velours. — Frère Jeliau a vu passer l'iuipôl, la colle serrée, les uiains crochues. L'iiupôl disait : Paye! paye! Il traversait les eaiiipai^nes fertiles, il i;ravissail les iiiontaynes escarpées; il élail ins(dent à la p(»rle du vilain, liuiidde et liiuide à la poile du noble, chez recclésiasli(jU(>, Tiuipôl osait à peine se nituitrer; l'iuipot avait pour ses gardes du cor[)s les ('oiiliscjitions, le sceau, les péages, les entrées, les passe-jjorls, les douanes, les régales, les auiorlisseuiiMits, les naturalisations, les léi;itiuiations, et le reste du cortège. Quand les seigneurs, à la lin de la seconde race, se lirent rois dans les provinces, rois de villes, rois de villages, ils n'oublièrent pas la iabricalion des monnaies; ils IVappèrenl des monnaies e'i leur coin, à leurs ai'mes ; ce n'esl que plus lard, loi'scpie la royauté est en piogrès, tpie dérensc est l'aile aux seigneurs de l'ainMiiuer des espèces d'or, et bientôldes espèces d'argent. Dès lors on vit les coins du roi, les moulons, les agneaux, les grues, les sceptres, remplacei" sur les monnaies l'el"ligie des comtes et des évè(|ues. — Dans l'église de Saint-Amand de Houen, il est défendu de parler, à ce point, (jn'à la mort de l'archevè- (|ue, pour éviter cette question : (|uel âge avait-il? on alhnne autant de cierges (pie le prélat comptait d'années. Comme aussi, quand l'aichevêque de Ilouen prend possession de sa cathédrale, il marche nu-pieds. Le roi tutoyait il n'y a pas longtemps en rendant la justice, maintenant il dit vous au grand bailli. Un jour, frèn> Jehan traversait les grandes prairies verdoyantes et fraîclus <pii s'étendent d'Elbenf à Louviers, rencontre la dame abbesse qui allait à la promenade suivie d'un cortège de chevaliers, d'écuyers et de bénédictins. — Le dauphin de France prend le titre de dauphin d'abord, et ensuite, de duc de Sormandic.

Frère Jehan, chemin faisant, a vu bien des tableaux dans l'atelier des peintres, et entre autres tableaux, ces tableaux-ci (jui résument l'histoire de ce temps : Dans une riche plaine, couverte de maisons et de prairies, s'élève la ville des Andelys adossée à une haute montagne blanche qui porte le noir et fort Cbàteau-tiaillard. Dans une chambre de ce château, et sur un lit de soie, une belle et jeune reine, en se réveillant, est saisie et étranglée par la justice du roi ; au-dessous du tableau il est écrit : Lonis X qui fut le Uiitin, surtout contre les mauvaises mœurs, il raffermit la tige sacrée des lis frauçais. par la juinitiou exemplaire de son épouse. Dans un autre tableau, le peintre avait représenté d'un côté la France, de l'autre coté l'Angleterre, la mer entre deux : Charles le Bel somme Edouard à roiir lui rendre hommage! — Plus loin la mer, rouge de s;uig et couverte de planches et de débris, offre deux

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