‹ La NormandieChapitre 49 sur 118 · l-A NOil.M ANDir · texte numérisé non relu

l-A NOil.M ANDir

m;ni(l('s llollcs; le i»;ivilloii hliiiic s'eiiriiiUlcviiiil le |i;ivill(>ii r(Mii^e; les h'rdiiniis pcrdciil la baimllc de l' Eclnm' . — Dans une viislc |ilaiiie, deux années vont se lieurler l'une conlre l'aulie, (juand une rfliii^ieuse, velue de l)IaiM' , jelle entre les coniliatlanls un rameau d'olivier; ceei est la Ircvc conclue e)ilre le roi de Fiance et le nn d' .Xiujlelerre, à lu jnière de Jeuinie de ]'(ilois, reliijieuse de l'uhbttue de Fouleiielle. — Puis, les drapeaux hlancs qui s'euruicnl devant les drapeaux roupies : Batuille de (lecij. Puis, les six liéi'os (|ni s'en vunl nu-pieds, la corde au am, se livrer au roi Edouard, maître de Calais. — A Ci'écy, le roi Jean esl fait prisonnier par une armée dont le jeune chef esl couverl d'une armure noire. — Dans les campagnes les laboureurs se bnllenl conlre les nobles, les bourgeois se battent conlre les bourgeois; des gens de guerre habillés en routiers se battent contre tout le monde, pillant indistinctejnent l'un et l'autre ; écrivez au-dessous de ce lamentable tableau : Les Jucques, les dissensions des villes, les (jrundes compunnies. confusion dans loat le royaume.

Nous passons en revue, tableau par lableau, l'iiisloire de France et d'Angleterre. Vous le voyez, frère Jehan a prévu bien à l'avance, en l'année 1359, l'histoire écrite par tableaux, formulée en dessins; l'histoire qui parle aux yeux du lecteur, pour arriver plus vite à son intelligence et à son esprit; l'Iiisloire illustrée, en un mot, comme nous autres nous l'écrivons, mais avec moins bien d'espril, de force et de patience que frère Jehan. Le digne frère ! il a des images, des emblèmes qui n'appartiennent qu'à sa naïve et douce nature. Par exemple, veut-il nous rappeler le traité de Bretiyiifj, il nous montre d'un côté des lis, de l'autre côté des léopards. — A chaque événement illustre, frère Jehan con)pose son tableau; nous ne vous citerons que les tableaux suivants .

Année 1570. Le peuple fait retentir l'air de ses acclamations, un monanpie ceint wnc épée dorée à un guerrier couvert de fer : Charles le Su<n' récoiujiense. ]iar l'épée de connétable, les nombreuses victoires (jue du (ruesdin a remportées sur les AïKjlais '.

1580. Le peuple fait retentir l'air de ses gémissements. On porte deux cercueils à l'église : Mort de du Guesclin porté ù Suint - Dents ; mort de Charles le Satje !

1592. Des halliers, des arbres, une forêt sombre, un sceptre, un roi épouvanté, lamentable lableau, longue complainte : Charles VI devient l'on dans la forêt du Mans!

Le parallèle entre les Français et les Anglais n'esl pas moins digne qu'on le rapporte. Les Français n'ont rien tant à redouter que la con-

' \.\ |{ui;ta(,m;. cliiii. M. ilu (iiirsc lin.

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