‹ La NormandieChapitre 5 sur 118 · I. A NOUM WIHi;. Il · texte numérisé non relu

I. A NOUM WIHi;. Il

" l'aire il le coiuliiil dans une maison ((u'il avoil, en une isle piès de " Houen, mais en lin le lonl lui decouveil, Iny bien loin de sesesperan- « rances, el Louys diï sa liberlé: car le eomlial liny, Aii;rold et le comie 'I d'IIareouil ne Iroiivans |dns ce jtristtnnier eniioyenl des posles ponr » mellre gardes sur les passai^es de Seine el courir lonl le pays alin de « le repreiulre; el pour donner ordre aux aiïaires de la province, vien- « nenl se saisir de la ville de Houen, en laipielle ils ne sont pluslol ar- " l'ivez, qu'ils apprennenl (|u'iin taualier du bailliage relenoil leur |u i- " sonuier dans ([ueKiue logis, en inlenlion d'en lirer une bonne l'aneon, « el luy donner la libcrlé el la vie. Le nom de ce caualicr leiu- eslani " décelé, lonl aussi lost ils enuoyenl prendre sa femme, ses eiifans cl X ses biens el l'ont courir Icbruil (|n'on alloil pendre les uns el conlis- « i|uer les aulres.de bruil allarme le caualicr, qui, louché d'amour pour ' le salul de sa compagne el de sa lignée, vienl Irouver le comle, ad voue " sa laule, demande la vie dessiens, el proiad de livrer le roy de France, • ([iii lut losl après enfermé dans la mesnui prison qui iusl ouverle aux 'I |U'isonniers denuindcz par ce caualier. »

(lelle défaite du roi de France rendait la Normandie au prince llicliard (pli allait monter à son lour sur le troue glorieux de son père el de sou aïeul. Le roi Louis d'Oulre-Mer, pour sortir de sa prison, fut obligé de donner des olages, el parmi ces olages, ses deux enfants Lolbaire eUlarloman ; Carloman mourut peu de lemps après. Entre les deux princes, Irailant de puissance à puissance, il fut convenu : — « que le roy Louys « rendroitau duc Richard toute la Normandie et renonceroil à toutes les « prelenlions ([u'il disoit y avoir;

i< Que le duc des Normands, ainsi remis en la iiosscssion ilc son Mai (t el légitime héritage, jouiroil comme ses am-elres du lili'e de souvc- " rain de Bretagne ;

" Que jamais le roy Louys neleveroil les armes pour oITenser le duc M des Normands, ains lui presleroil main de secours coiilrc tous, " comme à son ami et tidèle sujet. "

Le jeune duc de Normandie lit son entrée dans la cité normande au milieu des feux el des cris de joie (947). A ses côtés se tenait Harald ; le chef danois, avait sa bonne part dans celte victoire. De son côté Hugues le Grand, qui n'avait pas peu contribué à celte liumilialion du roi de France, offrit en mariage sa lille Eumacelle au jeune duc Uichard. Agnès avait huit ans, mais dans la verdeur de ce printemps elle montrait les fleurs d'une (jrande beauté. Le duc de Normandie se rendit à IViiis pour rcincicirr le conilc lln^ucs, cl il reçut de ses mains

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