LA NO II M \ M) I F
•Ml -A
roviiiiiiii' csl (lil cl iKUiiiiM' le roijinime des Francs, cl voiillaiis (|iic hi
chose en xciili'' soil cciiniidiinlc ;ui nom , cl (|uc lii condilidii des ^eiils
amende de nous eu ht eeuiie de noslre nouiiel (joueeritonent; |i;ir delilte-
ratieu de nesire ^l'and conseil, arons ordoié et ordonnons que iiene-
laleiiiciil pai'lanl noslre rovannic, Ae lanl <(tnnue il peul ap|»arlenii' à
nons cl. à nos sne<"esseurs, telles servitudes soient rameiiées à francinses ;
el à lous ceux ([ui dt; onrîne i^orii;ine) ou uticienneté ou de nouvel par
marinije, ou par résidence de lieux de serve co)ulition, sont enclines ou
pourroienl esclioir en lieux de sei'viludes, Jruneliises soient données ù
bonnes et eoiiveinibles eonditioïis. » VOilà dans ce royaume de France
all'rancliissenienl reconnu connue le droit de lous: niainlenani laissez
lire 1 avenii', les grandes lois portent lems l'ruils loi ou lard. — ("esl
ue des liisloii'es l'imcltres du (iliàleau-liaillard , hàli par lîicliard Co'iir-
de-Lion : les trois lils de Philippe le liel . Louis X , Philippe V (le Long), Charles IV [le Bel ), sont d(''shonor<''s, lous les (rois, pai' leurs femmes.
3Zia LA NORMAMML.
Louis X l'ail enrenner au CliAteaii-Gaillanl sa femme Marguerite de Hourj^rogiie; — el là ou la htudil, ou la rasa, et, avec le linge qui lui devait servir de liucoul, elle fut (Urauglc-e. lilauclio, lille cadette d'Olliou IV et femme de Charles le Bel , ([uitla le Chàteau-liaillard pour être répudiée et prendre le voile dans l'abbaye de Maubuisson. Jeanne, comtesse de Bourgogne, sœur de Blanche et femme de Phili|>pe le Long, fut actiuittée et rentra eu grâce auprès de son mari. Les séducteurs des deux reines, Philippe et (jauthier d'Aulnay, furent éc(U'cbés vifs, — et, dépouillés de leur peau , ils furent traînés dans la prairie de Maubuisson , puis mutilés , puis pendus par les bras :
Que ils furent écorchiez, Puis furent !o nature copée, Aux eliiens et aux bêtes jetée.
Nous, cependant, au milieu de tous ces récits qui nous entraînent, malgré nous, au delà des limites que nous nous sommes tracées, nous devons surtout chercher la Normandie. Elle est toujours la province calme et fière (piil ne faut pas heurter de front. Philippe le Bel, insolent et superl)e monarque, se liant à une possession déjà longue, voulut traiter la Normandie comme une province conquise. Il lui envoya son argent de faux aloi , il oublia le respect dû à ses libertés , il la chargea d'impôts qu'elle n'avait pas consentis. Soudain on entendit retentir dans la vieille province les plaintes terribles d'une nation qui se réveille ; c'étaient les murmures d'un peuple prêt à briser des liens que le temps n'a pas encore formés tout à fait. — A peine fut-il monté sur le trône de son père , que Louis le Hntin fut obligé de prêter une oreille inquiète et attentive à cette province qui réclamait ses libertés et ses privilèges. Louis X s'arrêta, étonné, devant le langage ferme et fier de ces conventions nationales. Il accorda, comme nous l'avons dit, la charte aux Normands (1316). 11 promit, il jura le respect des anciennes franchises. Vaines promesses ! serments trop tôt oubliés ! la province était troj) riche pour que le roi de France ne la chargeât pas d'impôts ; elle était trop puissante et trop fière pour ne pas tenter quelque délivrance. A la cour de France, on prétendait (juc c'était là de la bonne et sage politi- (jue : un ennemi de la France n'eût pas mieux fait. D'autant plus (la loi salique allait être appliquée pour la première fois) que cette fois le trône- d*e France était mis en question. Louis le Hutin venait de mourir, ne laissant qu'une fille de sa première femme, Jeanne de Bourgogne: seulement la deuxième femme du roi était enceinte. Les barons français