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pioiTos, 011 [KUl jiiiîi'i" fiuMuc (les iiiaiiuiliccilcos du cloilro di; Siiiiil- W ,iii(li illi' MnlIuMircuseiiionl riiidiisli-ic s'osl ('iii|»;irt''(' (hM'csiiiiiraillcs ;
elle a a|)[»oilé là son liriiil, ses maïueuvres, ses appareils. En iiièiiic temps sont venus les antiquaires de l'Angleterre, qui ont acheté ces pierres en délail. Ileureusenienl il est des beautés que rien ne peut détruire: le site, le paysage, la fraîcheur des prés et des hois, la douce vapeur qui Hotte sur le vallon, renseinhlc triste et charmant de ces beautés naturelles et de ces souvenirs.
Il nous était impossible d'arriver à la biographie de Richard II, quatrième duc de Normandie, sans passer par l'abbaye de Saint-Wandrille. Ce prince appartient à l'abbaye, par sa bienlaisance, par sa largesse et par son abnégation chrétienne. Il réunit en lui-même deux qualités bien opposées : riiumililé du chrétien et la fierté du prince. Le chrétien, sous l'habit du moine, se prosternait au pied des autels: le prince pour le service de sa personne, ne voulait que des gentilshommes ; il tenait à grand honneur l'honneur de l'approcher, même pour remplir les fonctions les plus humbles, et cet orgueil du maître gagnant de proche en proche, il arriva qu'à force d'insolence le peuple se révolta en disant que, lui aussi, il avait des droits qu'il ne fallait pas méconnaître. Cette révolte des Normands contre leurs maîtres et seigneurs fut remarquable en ceci, qu'elle prit toutes les formes de l'opposition la mieux réglée. Le peuple normand, sans perdre le (emps en plaintes inutiles, réclamait
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ses rranchises; il se Iroiivait oppriim'; el il vutilail revenir ai!X heaiix jours du i)rinee lion, (piand le cln^f el les soldais n'élaienl, à lonl prendre, (lue les conipai^nons de la même aviMilnre. Des chefs sont nommùs; desrénnions sont indiquées; la révolte menaçante a son mol d'ordre; les conjurés se clioisissenl, entre eux, des représentants dévoués à la liberté commnne. L'association s'étendit dans les villes, dansles villages; elle grandit sourdement, el enlin le due Uicliard, comprenant le danger, se défendit à outrance. L'association fui pioursuivie dans ses plus intimes retranchements; Icsdéputésdes conciliabules furent livrésau dernier supplice. Pendant longtemps les peuples épouvantés purent s'entretenir des rigueuisdeUichard le Bon ; puis, la révolte étouffée, vint la guerre. Lepremicrennemi que rencontra Hichard fut son frère Guillaume. Guillaume fut pris dans une bataille; il resta enfermé cinq ans dans la tour de Rouen. Enfin, il s'échappa à l'aide d'une corde : une fois libre, il alla tout droit devant lui; il marcha tout le jour et toute la nuit, el, le lendemain, il tombait au pied d'un chêne à demi morl de faim et de fatigue. Ce jourlà, le duc Richard était à la chasse. Sa meute hurlante passa sur le corps de ce pauvre homme couché sur l'herbe. 0 surprise ! dans ce malheureux captif qui a brisé sa chaîne, le duc de Normandie reconnaît son propre frère; le petit-fils de Rollon et de la Loiigue Épée ! Touché par cet accident de la fortune et aussi par cet amour du Normand pour le Normand (fui se retrouve souvent dans cette histoire, le duc Richard tendit ses bras à Guillaume, et les deux fils de Richard- sans- Peur, désormais réconciliés, rentrèrent ensemble dans le palais de leur père. Le duc Richard eut ensuite à faire la guerre à son beau-frère le roi d'Angleterre Elhelred; cet Ethelred était un vrai tyran; il n'épargnait ni l'honneur, ni le sang de ses sujets. Une autre guerre contre Eudes 11, comte de Chartres, qui était, lui aussi, le beau-frère de Richard II, occupa le duc de Normandie. Plus tard, nous trouvons Richard combattant sous la bannière du roi de France. L'un et l'autre, le duc el le roi, ils firent assaut de courage dans les plaines de la Rourgogne el de la Lorraine, car ces Normands étaient toujours les hardis Normands dont Charles le Gros, qui sentait mourir avec lui l'empire français des Carlovingiens, disait avec épouvante : « Eh quoi ! de pareils bandits osent m'outrager à ce point? Talia me coram, fures? Plus tard encore, le duc Richard fit sentir sa puissance au comte de Châlons, qui retenait dans son donjon le comte de Rourgogne, Renaud, le propre gendre du duc de Normandie. Le comte de Châlons était en même temps évêque d'Auxerre; il fut obligé de demander grâce cl merci à son puissant ennemi. A ces causes
Hicliard le Bon lui mil iiiio selle sur le dos, une bride à la hoiirhe; ainsi hcUé, lévêquc esl lorcé de se présenler dans la posture d'un cheval toul prêt à êlre nionlé.
Ce duc Uichard ne niaïuiuait ni de courage ni de prudence; il y avait en lui plusieurs des qualités d'un grand prince. 11 esl reslé non-seulement l'ami, mais encore le proleclcur du roi de France, et le duché do Normandie n'a rien perdu à être gouverné par ce prince que la chronique a peul-èlrc un peu trop loué : pour ses vertus sans égales. 11 mourut à Fécamp le 25 août 1027. 11 laissait, pour régner à sa place, son (ils Richard 111, qui fut le cinquième duc de Normandie, et un autre fils nommé Uoher!. (les deux fils de Uichard II couimencèreul naturellement par se disputer les dépouilles de leur père. Uohert se révolta contre son seigneur, Uichard 111, et il fallut que son frère, en plein hiver, vînt le châtier au milieu de son comté d'Hiesmes. Uichard 111 était digne, par son courage, d'appartenir à tant de vaillants princes. Malheureusement il fut arrêté dans son règne par une mort inexplicable. On dit, mais cependant l'histoire le répète, avec timidité, et c'est pourquoi il faut y mettre bien de la réserve, que le duc Uichard fut empoisonné par son frère Uohert (1028).
Ce Uohert, dont la renommée raconte tant de fables, n'est rieu autre que Uoberl 1", sixième duc de Normandie, Robert le Magnifique, ou, si vous aimez mieux, Robert le Diable, pour parler comme la chronique. Celui-là peut passer pour le modèle de cet autre duc de Normandie surnommé Richard Cœur-de-Lion. 11 en avait le courage aventureux, la hardiesse sans borne, les instincts généreux et emportés. Ce duc Robert, pour s'être défendu contre l'évêque de Rouen qui avait formé une ligue contre sa couronne, attira sur la Normandie les honneurs de l'excommunication, honneurs qui n'avaient été encore rendus qu'à la France et aux têtes couronnées. Ce Robert (et voilà pourquoi il ne faut pas croire à ce crime d'empoisonnement dont on l'accuse ) était poussé par les plus généreux instincts. Quiconque avait besoin de ses armes et de sa protection était sûr de le trouver, tout prêt à le servir. Sa cour était, pour ainsi dire, l'asile des princes opprimés : on y put voir presque en même temps le comte de Flandre, Baudouin IV, chassé par son fils, et le fils de Roliert 1", roi de France, Henri, obligé de s'enfuir devant les persécutions de sa mère Constance. Ainsi le duc Robert devait continuer dignement l'œuvre de Guillaume Longue -Epée, rétablissant Louis d'Outre-Mer sur le trône de ses pères. Cette fois encore, c'était le roi de France lui-même, le roi suzerain, qui réclamait l'appui
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(le son vassal, lanl la puissance êlail déplacée. Le duc l«olteil écoule l'avorablenicnl la prière tic son roi, el le voilà qui se niel à la lêle des Normands; il reprend, les armes à la main, Senlis, Tîeauvais, Amiens, Reims, Laon, Noyon, Arras, loul le Vermandois, loul le Senonais, il brûle la ville d'Orléans, el il rétablit le roi Henri sur le trône : voilà pour le courage du soldat. Mais Tliabileté du prince ne s'abandonnera pas elle-même. Dans ce partage, le duc normand s'adjugea, pour les frais de la guerre, des villes importantes : Pontoise, Cbaumont, Gisors, en un mot, le Vexin français : dure condition qui remplit la France de murmures en attendant les guerres à venir.
Ainsi, cette beureuse province de Normandie, nous avons presque dit ce royaume, allait s'agrandissanl toujours, tantôt par sa propre force, tantôt par la faiblesse de ses voisins. Après la guerre, le grand bonbeur du Normand, c'était la dévotion; il était naturellement cbrétien et croyant, tout comme il était naturellement marin et soldat. Dès que la paix se faisait jour sur ces rivages, dans ces campagnes, soudain vous pouviez voir des gens de tous états, armés seulement du bâton blanc des pèlerins, partir pour la Palestine. Ce lointain voyage, ce but mystérieux et poétique, cet Orient, berceau du monde, avait un grand cbarme pour les aventuriers de la Normandie. Ils parlaient pleins de foi et d'espérance, et uon-seulcment les plus ricbes, mais encore les plus pauvres, les soldats mutilés, les jeunes gars les plus dispos, jusqu'à ce qu'enfin le duc lui-même, ce magnifique Robert, qui, n'ayant plus de terres à prendre et de princes à protéger, voulut, lui aussi, porter son orgueilleuse visite au tombeau sacré du Sauveur des bommes. Voici comment la cbronique raconte cette grapde action, qui a été quelquefois la vertu el quelquefois la faiblesse des plus grands rois de ce onzième siècle dont l'bisloire ressemble à un poëme épique qui serait écrit par un génie barbare, à la grâce de Dieu !
1035. — «Le duc ayant dévotion de visiter les saints lieux, où « nostre Seigneur a opéré les merveilles de nostre rédemption, manda <( tous les prélats et barons de Normandie, et leur ouvrit son intention; « beaucoup du commencement s'efforcèrent de l'en divertir, luy remon- « Iranl qu'il n'avoit point beriliers plus procbes qu'Alain, duc de Rreta- « gne, elle comte de Bourgogne qui disputoient desja la succession; cel- « luy-la comme berilier de Havoise, femme de Geoffroy de Bretagne et « sœur de Ricbard le Bon, etcelluy-ci comme mary delà princesse Ade- « lis sa sœur, et qu'après sa mort on n'esperoit rien que de voii- (oui « le duclié en guerre el combustion, mais il leur respondil :
" (]r nCsl |i;is iiki Miloiilf de voii> liiisscr sans scii^iuMir, i'ay un |H'lil '!• lils iiiii crdisliM si Dieu plaisl. cl \i\c [noinels nii jonr (h* sa valent, <( qu'il sera caitaltle «le vous cU rendre el vous i^ouverner. .le ne suis " poinl en doute (fu'il ne soi! mien, c'est pourquoy je vous conjure el <i prie par le devoir doul vous m'esles oldi^ez, de le l'ecevoir pour vosirc <« seigneur, el des à présent je le saisis du diu'Iié comme mon seul hc- « rilier, et nonune mon cousin le duc de lîi'elai^iic g(tuv(M'neur eu " Norinaiulie juscjucs à ce tjue l'enlant (|ue je laisscray en la i^arde de " Henry, roy de France, soit venu en aee d'eslre chevalier et v(uis " liouverner.
« Ce l'ail, tous les prélats el haroiis firent lionMnai;e à (iuillaume, el " le reçiu'eni et recoguurent poiu- leur seigneur. Le duc ayant dispos('' « du reste de sou estai p(uir aller (lutre-mer, et heam-oup de seigneurs » el cavaliers norniends appareillez pour raecompagiu'r, il mena luy- " même le petit Cinillaume a Paris et le conlia en la garde du r(»y, qui, u ioyeux de lui témoigner ses al'feclions, le reçut en sa pi'oleclion, el " à liouimage du duclié de INoiMnandic. »
Or, savez-vous (juel est cet enlanl à (|iii son |»('re altandonnr ds; gaieh- (le cuMir celle couronne? Hâtiez des mains 1 cel enlanl, c est le héros de l.i Normandie, c'est le lils d'Arlelte, la tille du liourgeoisde Falaise; Arl(Mte. dévouée el lière d'avoii' (Hé la maîtresse de son maître et seigneur. Nous raconlons autre part l'histoire de cette nohle fille de la Normandie, qui donna si lièreiuent sa heauté el sa jeunesse au duc Uolierl. Ou c\\l dit à la voir marcher la lète haute, vers le chàleau de Falaise, où le duc l'altendail, el pénétrer d'un pas terme dans celle maison qui s'ouvrait devanl elle, el devant tous, (juelle |)révoyatl à quel grand homme elle îillait donner le jmir, et (|uelle place tiendiail dans le momh; el dans l'histoire (et illustre hàlard.
<< La première nuicl de leur aecointance, Ariette estant endcuMuie, « en tressaillant jeta un grand cri, duquel le prince luy demandant la « cause, elle répondit quelle avoil songé qu'il sorloit de son ventre « un grand arbre, qui estendoit ses lameaux si hauts et si longs qu'il " omlirageoil toute la Normandie.
« On dit aussi qu'estant grosse, elle song(^a que ses entrailles esloienl " espanduesel Iraisnées par toute la Normandie cirAngletere. Le som;e " d'Arlclle fui depuis veiihé ; car eslanl parvenue au terme de renl'an- « temeut, elle accoucha d'un lils qui fui uoiium'' Otiillaiime. et j)(Mir " augmenter les présages de sa graudeiir et coii(|uestes, aussi losl '< (|ue la sag(>-femme l'eu! rei-u et mis sans langes nv diapeaux snr un
7,.'i \.\ NOMMA NI) II.
(( jM'Iil las (le paille, il roiiiincnç.a à pclillci- cl lirer la paille a\('c ses « mains, ce que vovaiil , cesie sai(e-rciiiiiic dil : Par nui fou cet enfant " vomnu'ui'i' bien jcnnc à iiciiiicrir cl innasscr. Ainsi lonles ces cliosps -> senildoienl pi'iîdire la rnliire i;iaii(leiir de rel enlaiil, (pii lui nonrry Il cl inslniil an cliaslcau de F.ilaise. Ceux ((ui le V(»yoienl en son eii- « fance desja loiil plein de niajeslé lirnienl une conse(pience necesu saire de sa grandeur et valeur. (îuillaunie Talvas, coinlede Bellesme, " d'Alençon el de Seez, un jour reuuinpia aux Irails de sou visaire qu'il « ahesseroil l'anil>ilion de sa maison, el Irisle eu sou cœur proféra ces " paroles : Maudit sois-tu de Dieu, puisque par toij et ta rare, ma pnisu sanee sera mise à bas, et toute la (jloire de mes postérieurs obscurcie . »
Toutes choses arrangées, son lils, reconnu par les barons de INormandie, el élevé à la cour du roi de France, Uoberl P', poussé par ce besoin d'avenlures, précurseur des croisades qui avaul peu va jeter dans rOrienl rF>uropc eulière, dil adieu à la Normandie pour n'y plus revenir. Il parlil plein de joie et très-heureux de mener la vie d'un prince vagabond, el marchant d'un cœur aussi léger que s'il ne laissait pas derrière lui le plus beau duché de l'Furope. Une voix lui disait, dans son cœur, que maiuteuaul il pouvait mourii-, car il aurait, pour régner à sa place, un héritier digne de sa ha»ile fortune. L'ambition des aventures csl générale daus ce siècle; les hommes s'agitent aussi bien que les passions : on veut savoir, ou veut connaître. Le voyage du duc Robert fut une suite non iuteriompue d'événements singuliers el de fêtes splendides. Il était suivi par les seigneurs les plus riches el les plus magnifiques de sa cour; l'esprit et la gaieté ne leur manquaient pas, non plus ([ue l'argent, les habits el les pierres précieuses. Certes, à les voir passer, on n'eut pas dil de pèlerins qui vont s'agenouiller an tombeau du Christ, mais bien de vaillants chevaliers qui se rendent joyeusement à quelque joute d'esprit ou d'amour. Chaque j(uir amenait, pour les gais voyageurs, saj'éle, son festin, ses licences, ses amours. Sur les chemins, les populations se pressaient pour les voir; el, voyant leur bonne mine, leurs casques pointus, leurs arnuires en forme d'écailles, les forts chevaux nés sur leurs terres, et celte foule de pages, de varlels, déboulions, d'écuyers, d'improvisateurs, demusicieus, de clercs tonsurés, on se demandait si ces descendants légitimes des vieux pirates du Nord n'étaient pasaulaut de rois qui s'amusaient à parcourir le monde.
A quoi donc, en effet, les eût on reconnus pour les Danois d'IIarcdd? Ils avaient oublié déjà, à la troisième génération, même la langue d<> leurs pères; les uns el les autres, ils ne parlaient plus que la langue
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iVatuMisc ; ils liaiUiii'iil la laiii;iio saxoiitic coiiiiiio un palois baiharc, cl tort iiidiuiie d'iHrt' parlé par îles gciililslioiiiiiies : Idhntui (Dajlicaiiuni abhorvebauL ils avaient adopté, comme c'élail, leur liénie de scribes et de léi,Mstes, la civilisation romaine et ecclé>iasli(|ue. Ils ne trouvaient rien de plus beau et de plus i;rand que cet em|)ire delà Uomeclirélienne, dont ils admiraient l'unité sans trop la eoin|)reiuli'e.
l.es Noi'iuands lurent en elTel les plus zélés partisans de la lani^ue l'rançaise. Dans le roman de lion (tome II, p. 211.), il est parlé du jon iilenr Tailleler, (|ni, marcliantà la tète de l'armée, très-hien chmitoil de Roland i'I lU's (jneiTiei-s ([ui nioiuKrciit à Kviict'Vdii.i. A la lin du onzième siècle, Tliibaul de Vernon, chanoine de Houen, éci'ivail en langue vuliiuire {urbiinus cantilenus)Vd vie de saint NVnllranet de saint Wandrille. Sous le roi Uobert, un moine du Monl-Saint-Micbel est envoyé clicz les princes alliés de la France, parce qu'il parlait bien le français. Kniin, pai les deux vers latins ijue voici, il est constant (jue les Normands ont enseigné le IVançais à leurs sujels de la l'ouille et de la Sicile :
Muribus it litKjud qiiu cuinquc centre ridvbdiit InfuniKinl f)Vt)i)iù, (jans ef'ficiatur ut hiki.
« Leur premier suin, poui' ne pins l'aire qu'une nation, ce lui d'en- " seiyiieraux vaincus la langue et les iiKeurs de leur pavs. "
L'enirée du duc Koberl dans l»ome l'ut un j^rand événeujenl. Home accueillit avec joie ces princes voyageurs sur Icscjucls elle devait s'appuyer plus tard avec tant d'assurance et d'oci^neil. (hélait déjà la Home ponlilicale; c'était toujours/^/ ville rcaniitiie des barbares euj -iitèines [luar iaiivïenae soarce de la domntatiuii. l\ome donnait le mouvemeni universel, dette |)uissaucc des pa[)es, elle avait sa source dans la liberté l'épublicaiue, elle représentait, dans le moiule golliiqne, la délense des rrancliises populaires. .V ces causes, la Home ponlilicale altii'ait à elle, d'une laçon irrésistible, les ardents esprits, les liers courages, les intelligences actives; — là était le passé, là était l'avenir des peuples. Ue leui' coté, ces brillants capitaines normands, qui ne s'étonnaient de l'ien, admiraient d'un regard naïf celte immense ruine romaine, encore tout éclalanle sons le beau soleil italien, pensant que les Homains regardaient avec une admiration sans égale ces barbares venus de si loin, qui leur rappelaient la taille, et le visage, et le port des capitaines, des béroset des dieux d'autrefois. Singulier spectacle ! ces hommes nouveaux, ces paiens tombés des glaces du Nord sur les rivages de France, tout d'un coup se IronvanI au Capitole de Sci[tion l'Africain et de Jules (l(''sar, en piésence i\\\ souverain ponlife qui allache la croix sur leur poitrine, cl (|ui place le lionr-