‹ La NormandieChapitre 9 sur 118 · I.A Non M A M) II · texte numérisé non relu

I.A Non M A M) II

tiou (.lu iic'Icriiiiiqc sur rt''|»aiil(' de Inir clicf cl seii;iiuiii' ! Les [irrlics comprciiiiiciil, rien {\nii \<\\y ces liahilcs vdViigeiirs, qu'ils iiviiiciil sons

les yeux des amis dévoués et soumis; ou s'aimail, ou s'cslimait, ou se ( ompreuait de pail et d'autre. Vous verrez tout à l'heure le royauuu' d( s Deu\-Sieiles sorlir de celle alliance du prèlre rouiaiu et du soldai iiormaml.

l\issei' par l'oiiie pour aller, <mi Orieut, visiter le loiuheau du Sauveur, c'est preudie le cliemiu véi'ilahle. (le sout deux ruines qui se lieu ueul, deux exlrémilés solennelles de la })lus grande liistoiri! (|iii soit au mcMule. Les Normands eulrèrenl à Conslantinople eu vérilaldes chevaliers errants liabilués aux miracles; ils jelaienl l'or et les perles suileur passai,^e; aux dames ils envoyaient des haisers. La mule du prince était Terrée d'or, et quand un Ter se détachait, pas un Normand n'eût (la ii; né se baisser pou l'iepreiulre, c'était a uxGi'ecs à se baisser et à ramasser dans la poussièie les clous d'or t|ue laissait tombei' le cheval du Normand.

(!ependant on approchait des lieux saints; le désert se faisait sentir, (les mêmes voyai^eurs (|ui avaient traversé ou bravé, la tète haute cl sans reconnailre aucun droit depéage, tant de Ueuves bien défendus, lant de hautes unirailles, tant de lours féodales; ces hardis compagnons (pii laissaient toujoui's passer un boutd'épée sous la robe du pèleiiu, naguère orgueilleux jus(iu'à rinsolencc, pas un n'eût pu les reconiuiître, lanl ils (''laicnl devenus humbles, uuxlesles, chrélieus, à la seule ap[>ro- • lie de la \ilb' sainle, .It'i iisalcm ! Ils ujarcbaicnl nu-pi<'ds sur ces sa-

A NOU.MAMiM.

I.los hiùl.inls. Lr »liu- lui-iiicmt; les siiiv;iil, drvoiV; jm!- la lièvre, a ce pt.iiil .|ii'il lalliil Ir |H.il.T Cl. lilière. l'n jour, il rcm-oiilic im lu'lcnii lia CuUMiliii (|iii lui (Icmaiula son incssa-c pour le pays. » Tu diras, lui dit lo priuco, (lUcUi as vu le duc l*»ol)crl p(Ulc eu [.aradis par les .lia-

lilcs. .. Ainsi il désii^nail les Mores (jui le porlaieul. Dans loule celle liisloire de pèlerinage, vous relrouvez réuu)liou et riulérôl de certains passages de la Jémsalem délivrée. A cliacpie pas de ce Ion- voyaue vous reconnaissez » ces hommes d'une iiabileté inllnie, iuipalienls de loule « injure, tout prèls à vendre à vil prix, même leur liérilage, pour dou- .. Ider leur capilal ; avides de yaiii et de domination , — ingénieux ou- .. vriers qui imitent tout ce qu'ils voient, — également incertains cuire .. les joies de la dépense et les lionlieurs do l'avarice. — Est tiens astii- .. tissima, iiijniianimultrU': spe alias plus iHcrauiU. patrnos aijivs vdipeu- « deus: qnœstus et domitiationis avida : cujaslibet rei simulât ri.i : inter « lanjitatemetavaritiani (pioddam médium habens. <>

Chez ces hommes loul est sincère : la dévotion et l'orgueil, la chanson joyeuse et le pieux cantique; ils portent d'une uuiin décidée le bourdon du voyageur et l'épée qui lait respecter le bourdon. Plus la joie du départ a été vive, éclatante, plus profond et plus solennel est le silence, t|uand ces singuliers chrétiens approchent du tombeau de Jésus-Chnsl. Si vous êtes un grand philosophe, ne haussez pas les épaules à ce mot de pèlerinage: (|ui dit un pèlerin, dit un voyageur! L'homme est ainsi r;iit, (pTil s'en va rheicbaul iiicessannueul une chose (|ui l'iiil loiijoms.

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