‹ La NormandieChapitre 89 sur 118 · I.A NOM M \M)I · texte numérisé non relu

I.A NOM M \M)I

celle mallieuieusc persoculiou reliyicnse doiil le souvenir reparait à propos de loules les iiidiislries que d'uu mot, delà main, le roi Louis XIV a Itrisées. Funeste abus de la toute-puissance ! guerre impie qui cliassail de la terre de France les ouvriers les plus utiles, brisant les familles, arracbanl renfanl à la mère, l'ouvrier à son métier! On les traquait comme des bêles fauves! On les poursuivait sans pitié; on leur défendait la prière cl le travail. A la fin, il fallut bien partir : le roi était le plus fort. Les manufactures furent abandonnées par les proscrits; et de celte industrie, qui était notre secret, s'enrichirent des cités plus heureuses : Leyde, Londres, Leicester. Mais ces sortes de proscriptions ne sont pas éternelles; la passion passe, le bon sens reste, et avec le bon sens reparaissent dans les villes ranimées la sécurité, la liberté, la fortune. On trouverait difficilement, même dans la Normandie, un empla cément mieux choisi. Les bords de la Seine qui conduisent de Rouen à Elbeuf ne sont comparables qu'à la route qui conduit d'Elbeuf à Paris ;

praii'ics, collines, anqthitliéàlres chargés de vieux arbres : on diiail les montagnes des Cévennes qui bordent le Hbon(; de Vienne à Valence! La rivière est semée diles riantes. Au fond de ce vaUon ipii a la Seine pour sa limite animée, entre la forêt de laLondeet les avenues du bois Landry, est située la ville d'Elbeuf. L'antiquaire y peut reniarquer l'église de Sainl-Elienne cl l'église Sainl-Jcan-Raptisle, élégante et svelte. (Hocher,

[.A NOIiMANDIIi.

vilranx, cliapelles , riche ensemble ; vieux inoiiiiiiieiil <[ui est le plu- |)ot''ii(|iic (iriienieiil de celle induslrieusc cilé.

A deux lieues de Koiieii, au pelil buuii; d'Oissel, se renconlre un des plus l)ea<ix travaux du chemin de fer, tanl il esl vrai qu'à une cerlaine (■'lévalion l'industrie devient loule la poésie. Le fleuve esl franchi sur un l»onl d'une rare hardiesse. Là, plus d'une fois, el au même instant, vous sont apparus réunis sur le même point, dans toutes les diverses laçons du voyage : la ( haise de posle enveloppée dans sa rapide poussière; le cheval du paysan normand, cheval normand comme son maître, et (jui ne comprend pas que l'on aille plus vite que le petit trot. Hâte-toi loilemoit, c'est la devise du maître et du cheval. — La calèche du château voisin, pleine d'enfants jaseurs; la charrelle([ui ramène la fermière du marché ; le cheval de halage qui traîne le bateau; la barque à voile poussée par le vent ; le canota la l'ame ; la (jaUotc. ce navire fabuleux à

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