I.A NUK.MANDIK
Norinaiiils. L;i Nonnandic lillcraire el [)oùli(iiio a sa ca[)ilal(3 plus luiii : sa cnpilale est à Cacn, la ville des calmes inlellii,^ciiccs, des loisirs poéli(pi('s, des rêveries sludienscs. Donc poursuivons noire voyage commencé : de llouen au Havre la roule esl rapide et belle; l'Océan vous appelle de sa grande voix ! (^esl une des joies de ce voyage de savoir qu'au sortir du chemin de fer, sur la rivière ohéissanle, vous èles allendu par ce bateau, ou plutôt dans cette île (lotlante •pli a nom, ht Nonnaiidie ou la Seine! navires aimés et populaires
sur ces bords ! Ils sont la lète de ces rivages ! Le peuple sait le nom des deux capitaines. Bambine, l'inlrépide qui s'en va tout au loin, dans la mer, sauver ceux qui périssent; Faulrel, un vieux marin qui se repose de ses longs voyages à voir couler cette onde si rapide. Cependantil faut vous luàter, la vapeur est impatiente, la marée ne sait pas attendre : partons donc. La Seine vous pousse de son flot le plus hâté, les ruines et le paysage, la ruine ([ue le temps dévore, le paysage qui renaît chaque printemps, par la raison que dit Fénélon : <« Atlendez que l'hiver soit « passé, et que Dieu ait fait mourir tout ce (|ui doit mourir, alors le '' printemps ranime lout! » ont le temps cà peine de montrer, la ruine, sa tristesse sérieuse, le paysage, sa joie limpide. La vapeur, l'onde et le vent nous emporlenl. — Houen esl déjà bien loin; déjà la flèche de