‹ La NormandieChapitre 97 sur 118 · I. A NOilMANDlK · texte numérisé non relu

I. A NOilMANDlK

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l;i tiillir(li;»l(' a tllsiiani dans le iinai^c. A peiiiesaliicz-vous en passanllcs plus iiolilcsi'iiiiios; à peine jetez-vous un coup trceil sur ces venloyanles liauleurs. Quel plus riche panurama ipiela colline de tlauleleu! La iorèt de Uouinare couvre la colline de ses Irais (luibragcs. Des Moulineaiix à la IVaiclie vallée de Deville, se développe celle péninsule charmanle que l'orme la Seine dans son i;racieux contour, eiilrc Elheuf el la Bouille, — couronne de verdure, broderie de hameaux, les deuxQuevilly, Sainl- Sever delxuil dans son cadre de verdure; la Seine, el la i;rande roule de Uoueu à Paris, (|ui se détache sur un fond grisâtre; Bon-Secours, Sdiiite-Cdthi'nm', l'agreste montagne. Au nord, la vallée qui enveloppe Darnelal de son omhi-e lavorahle ; la côte Heauvoisine el le Monl-aux- )Ialades ; el loul au houl de ces îles, de ces prairies, de cesforèls, de ces montagnes, Rouen lamagniliipie ellabrnyanle. Scsloursresplendissenl, ses cloches chantent; le soleil l'éclairé cl la réchanfle de ses rayons les plus i!(m\;('-aillyluienvoiesonruisseau, l'Auhelle lui apporte son eau infaligalde, Deville lui prèle ses ombrages, Dnclair ne pèche que pour elle si>s éperlans cl ses aloses. Tonl de suite arrive la nouille, pelil village

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bàli sur le bord de la monlague, où se déploie, à parlii" irElbeur, la lorèl delà Lande. Là on vous monlre renqilac<Muenldu château l'abnleux de Robert le Diable, le comte Ory de Normandie, (pii s'en vinl » à un

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LA NOini AMHK

" rciiK'.'tU»' ;• iiiic liciio |»r<''s de lioiicii oii il y iivoil des fciimics i|iii u vivoicnl rcligioiiscinciil. Iidliei'l ciilr.i dedans ol (isl vciiir dcviiiil lin ((. Idules les religieuses, el [)iiiil lii(|iiell(! (|iii liiy |diil i'i l'oreo. " l.;i (•,hn»ni([ue njoule, mais sans doule c'clail pour époiivaiilei' les autres religieuses, que « lioberl les violla el leur Irauelia les niauiclles. » De la Bouille vous pouvez suivre dans les sinuosilés du Meuve ces îles verdoyanles d'un si Irantpiille aspeel. — (\iuw(nU eulre la lioitillc, el la jori't de Muuinj : les plus curieux s'arrèlenl à (lauiuoiil pour péiiélrer dans les mystères de la i^vMleJacqiu'Ihu', l»rillaule, éclairée, fanlaslique. — Qitcvillou : là vivait naguère M. le due de Filz-James, ce liienvcillant genlillntmmc, le digne anii du roi Charles X. — narilour'ilU' : la dame de lîardouville a laissé une liisloire (pii se raconte encore dans les hameaux voisins : l'hisloirc de Héro el, LéaniLre arrangée pour le lleuve de Seine; mais en cet endroit le fleuve y met tant de lionne voloiiié! — Saiut-Miirlu, d'autres disent Siiinl-Gerges de Jiorhenùllc .

célèhre ahhaye de l'an l()(i(), l'ondée par Uaonl de Tancarville, chamhiUau de Gnillanmi! le ('(niquéraut. Le temps et la main des houmies ii'onl pas tout 1)1 isé de celte vieille église (pii appartient au plein cintre romain; (cuvre imposante el forte, cette ahliaye de Saint-Georges. A droite et à i^aïu-lie du -rand portail s'élèvent deux tomlteaux

l. A NOUM \M)IK. :,:,7

«l'iiiio rnir ('Irpaiire jtour rcs iiidcs ('itoqnos; le onzirnic cl le douzième siècle iroiil l'icii produit de pins pnrl'iiit. Nous vous avons dit connncnt (înillannic le (aMuiin-rant, rest(''sans lionnciir sur son lit l'niièbre, ftil trans[toit('i dans l'ahhaye de liociicrville, <|ui nn'i-ilait de i^nrdcr les os de cei^rand lionnne. — Hchioiivillc. lldvbouvdU', lierviUe des maisons, des arliies, un doux rivaiic. — DuvUi'ir : nn Nean qnai on

se pèchent les meilleurs éperlans cl les meilleures aloses (pii ne remontent guère plus loin. — Le Mesml . à cette petite croisée golliique, on raconte que la belle Agnès, quand elle était seule, regardait souvent (In côté de Jumiéges pourvoir si elle ne verrait rien venir, — Nous vous avons dit l'histoire de l'abbaye de Jumiéges', et notre histoire s'est arrêtée à la mort d'Agnès. — Après Agnès y vint Marguerite d'Anjou la cbevaleres(jue; du haut de ces clochers croulants, toutes les cloches s'agitèrent en l'honneur de Marguerite. Longtemps la chambre de Charles VII servit d'asile à des têtes couronnées. Vous savez le reste de cette histoire : elle est la même pour tousles monuments de la Normandie. — Les calvinistes, qui brûlent et qui pillent ;la révolution française (|ui abat et qui vend les dépouilles des vaincus.

A celte heure, de cette grande institution religieuse, voilà t(»nl ce qui

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