‹ La Normandie (passé et présent)Chapitre 66 sur 84 · DANS LE PAYS DE CAUX · texte numérisé non relu

DANS LE PAYS DE CAUX

Voici comment s'exprime M. Eugène Marchand dans son savant ouvrage sur l'agriculture et les agriculteurs du pays de Caux' : « La révolution qui s'accomplit dans les procédés de culture et les perfectionnements que subit l'outillage agricole, ne laissent pas les cultivateurs cauchois indifférents au mouvement qui modifie la situation relative des différents États. L'Angleterre, si avancée dans l'application de la mécanique à l'agriculture, a su placer déjà dans un certain nombre de fermes du pays de Caux ces engins puissants, ces semoirs, ces rouleaux, ces râteaux en fer, etc., qui allègent le travail des hommes. Cependant les machines à faucher, à moissonner, à faner, essayées sous la direction des sociétés d'agriculture, n'ont point encore élé reconnues aptes à rendre les services que l'on peut obtenir de leur emploi dans des contrées offrant des champs mieux nivelés. La vapeur, dont la puissance active (et intelligente dans les mains de l'homme) est si précieuse pour l'industrie, ne rend de services que dans les fermes où l'on a établi des distilleries : là elle met en activité les différents appareils de l'usine, et tous ces ins-

* Ouvrage couronne par l'Académie des sciences que j'ai cité dans le cours de ce volume.

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