Argument de Olbers, tiré des phénomènes lumineux
Enfin, il est une troisième voie dans laquelle se sont engagés plusieurs auteurs modernes, notcimment Wundt, Gutberlet, Olbers. Elle a son point de départ dcins l'expérience, mais elle ne conduit au but qu'avec l'aide du raisonnement.
Déjà en 1826, dans une publication très remarquée, l'astronome Olbers avait attiré l'attention sur une conséquence que paraît entraîner avec elle l'hypothèse de l'infinitude de l'univers. ({ Sind wirklich in ganzen unendlichen Raum Sonnen vorhanden, sie môgen nun in ungefâhr gleichen Abstanden von einander oder in Mittelstrassen-systemen verteilt sein, so wird ihre Menge unendlich, und dann miisste der ganze Himmel ebenso hell sein wie die Sonne. » (^) .
Dans l'hypothèse, dit-il, où l'espace sans bornes est partout parsemé de soleils — que ces soleils soient à peu près à égeJe distance les uns des autres ou répartis en systèmes de densité moyenne — la multitude de ces astres brillants sera infinie, et dès lors le ciel tout entier sera aussi brillant que le soleil. Conséquence évidemment condamnée par les faits : l'intensité de la lumière émise par l'ensemble des astres équivalant à peine à un cinquantième de l'intensité lumineuse de la pleine lune.