Conclusion
Le problème de la continuité de la matière cosmique a sa place marquée parmi les questions ardues de la philosophie naturelle. Depuis Leibniz et Descartes, il a toujours été au premier plan des préoccupations scientifiques, et l'on peut êiffirmer qu'il a partagé toutes les vicissitudes des nombreuses théories physiques qui se sont succédé depuis cette époque jusqu'à nos jours. A s'en tenir à son histoire, il serait donc peut-être téméraire de s'arrêter aux solutions radicales.
Deux faits cependemt restent avérés : d'abord, l'impossibilité physique de l'action à distsmce est un féiit éminemment favorable à l'hypothèse du plein; dans l'avenir comme dans le passé, il s'imposera à toute théorie qui voudra rester cohérente avec elle-même.
(1) Cf. D. Nys. Cosmologie, vol. I. p. 332. Louvain. 1918.
En second lieu, bien que le sort de l'hypothèse qui attribue à l'univers une continuité réelle ne soit pas lié nécessairement aux destinées des théories scientifiques, il faut reconnaître que r électromagnétisme, admis actuellement par la généralité des physiciens, et confirmé par tsoit d'expériences, confère à cette hypothèse du plein tous les caractères d'une conception vreiie du réel.
Nous dirons donc que selon toute vrciisemblance, l'univers est d'un seul tenant, sans lacime et sans vide F>ermcUient.
Article VI.
Les êtres matériels seuls peuvent être localisés dans l'espace.