‹ La notion d'EspaceChapitre 26 sur 143 · Conclusion · texte numérisé non relu

Conclusion

Indépendamment des arguments nouveaux que certains auteurs ont cru pouvoir appuyer soit sur les progrès de la physiologie, soit sur les spéculations mathématiques, arguments dont la validité est pour le moins douteuse, il reste, nous l'avons montré plus haut, aux adversaires de la théorie kantienne un ensemble de faits suffisamment nombreux et éloquents pour légitimer pleinement leur irréductible opposition.

Le monde corporel n'est donc point une illusion de nos sens.

Il existe réellement en dehors de nous avec son étendue et ses relations spatiales.

Pcir son action constante sur nos organes sensoriels, il reproduit en nous, avec leur concours, l'image de sa propre configuration mobile et cheingeante. Et cette même image, soumise au travail abstractif de l'intelligence, nous fournit les éléments de l'espace idéal.

Telle est, semble-t-il, la conclusion qui se dégage de cet examen.

(^j Kant, Von der wahren Schâtzung der lebendigen Krâfte, § II, I B., S. 23. Edit. Hartenstein. a Wenn es mbgiich ist, dass es Ausdehnungen von anderen Abmessungen gebe, so ist es auch sehr warscheinlich, dass sie Gott wirklich irgendwo angebracht hat. »

THÉORIES ULTRASUBJECTIVES 85

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