Théorie de M. Seeland
Avec cet auteur, le problème de l'espace entre dans une phase nouvelle. Il se dépouille de son caractère passif, inerte, immobile, pour revêtir une forme essentiellement dynamique.
L.^ étendue, pour lui, résulte d'un groupement de forces qui s'influencent mutuellement, mais sans se compénétrer toteJement.
L'unité d'un corps n'est donc ni interne ni externe ; elle consiste en une association plus ou moins intime d'éléments dyneuniques
Le lieu fait nécessairement partie d'un tout. Il peut se définir : un groupe de forces en relation avec un voisinage déterminé.
La jorme ou la physionomie d'im corps est une résultante de deux facteurs : le corps lui-même et le milieu ambiant.
Les forces constitutives d'une masse matérielle se livrent sans interruption à des échanges d'activité ; elles s'influencent mutuellement et exercent aussi leur action sur les corps qui les environnent. Mais la réaction suit l'action, et le milieu, à son tour, réagit sur le corps dont il a subi l'influence. Du
balancement de ces multiples causes résulte la forme extérieure des êtres corporels.
Conformément à ces données élémentaires, l'espace se définit : « une propriété fondamentcJe en vertu de laquelle les principes dyneimiques d'un être matériel sont soumis à des interactions qui ne se compénètrent pas totalement, bien qu'il existe toujours, à côté de ces influences extérieures les unes aux autres, des échanges d'activité et des compénétrations de forces qui donnent naissance au lieu et à la configuration des corps (^) . »