Réponse
Reprenons l'objection. Le mouvement, dites-vous, est un chemgement de relation. Qu'entendez- vous par relation ?
On la définit : un rapport d'une chose à une autre.
Une relation suppose donc deux termes et, si elle est réelle, un fondement qui nous autorise à regarder ces termes comme semblables ou dissemblables, égaux ou inégaux, etc. De plus, tous en conviennent, point de relation dont le fondement réside en dehors des termes qui constituent les points d'appui de la relation.
Ces notions établies, appliquons-les à cette espèce de rapports que nous avons appelés relations spatiales ou de distance.
Voici deux corps distants l'un de l'autre de cinq mètres. Sous l'influence d'une impulsion méceinique, l'un d'eux quitte sa position et vient se placer à deux mètres de son congénère. De là une nouvelle relation spatiale établie entre ces deux corps. Jusqu'ici point de difficulté.
Mais le rapport nouveau étant réel, il faut bien découvrir la cause du changement réel qu'il a subi.
Par hypothèse, l'un des corps a conservé sa position primitive et l'ensemble des relations qu'il avait avec son entoiurage. Impossible de placer en lui un chéingement réel ou le fondement d'un nouveau rapport.
Mais l'autre corps, direz-vous, n'est plus dans les mêmes conditions; en désertant sa position spatiale, il a chemgé la distance et par suite il a donné lieu à une relation nouvelle. D'accord, lui seul est la cause originelle du changement de
rapport. Seulement, pas de changement réel sans réalité qui change. Or l'acquisition d'une place nouvelle, dit-on, laisse le mobile inchemgé. Où donc se trouve la réalité qui a fait les frais du changement ?