Justinien, Znst
ps
abstraite d’aliéner et d'acquérir, mais c'était d’abord le fait concret dans lequel se manifeste cette intention (1) : vente, donation, .… Dans tous ces casonesten présence d’un acte considéré comme ayant une valeur juridique, à condition que cet acte ait un antécédent psychologique, une volonté, une intention qui l’expliquent et le légitiment. De mème la restitutio in inlegrum ne pourra être accordée que pour un certain nombre de causae réputées justae, par exemple ob aetatem, en considération de l'âge. Or précisément, dans la matière des donations, le Digeste emploie le mot de «causa» en ce sens; la causa, c’est ce qui nous pousse à réaliser la donation, c’est le motif : « Non sine causa obveniunt donationes, sed ob meritum aliquod (2) ». Un autre texte parle de « causa donandi (3) ».
On n’est pas surpris dès lors que le romaniste Domat, auquel on fait remonter en général notre théorie de la cause, ait pris le mot en ce sens. Nous reviendrons bientôt sur son opinion.Mais nous devons signaler, ce qui a été moins souvent reconnu, que le mot est employé, avec le mème sens, chez nos anciens auteurs. M. Planiol remarque que, chez Beaumanoir par exemple et dans la très ancienne Coutume de Bretagne, le mot « cause » est pris au sens d°’ « ob-
jet ».« Toutes convenences sont à tenir, dit Beauma-