APPENDICES
De quelques écrits suspects, utilisés au cours de ce travail
Le livre [IV des Météor. n’est cité formellement nulle part (le renvoi à une théorie des homæomères Part. an. I], 9. 655 b 23 [à propos de la semence et du lait] convient à Méréor. IV, 6-7 [Idel. 358], mais peut s'appliquer à Part. an. II, 2-9: Bonitz, Ind. 102 b 56). En revanche, nous l’avons vu fréquemment se référer à de nombreuses théories ou propositions aristotéliciennes soit explicitement, soit implicitement, Rappelons rapidement les plus caractéristiques de ces ressemblances : avec les précédents livres des Météor.: IL, 3. 358b 18; cf. IV, 7. 384 a 4 (sur l’évaporation du vin). — II, 7. 378 a 15, cf. IV, 8. 384 b 34 (formation des métaux); avec les autres ouvrages d’Aristote : Part. an. 1, 2. 649 a 33 (question de la xh£x dans ses rapports avec la nature du corps) ; cf. Météor. IV, 10. — Gen. an. Il, 2.735 a (question de l’action de la chaleur sur l'huile ; cf, Météor., IV, 7. 383 b 20). — Ib. II, 6. 743 a 6 (question de la A6w par le feu et par l’eau ; cf. Météor. IV, 6. 383 b9 ; 384 a 33). — De Coelo INT, 1. 299 b 3; Gen. Corr. (Il, 2. 330 a 8) (théorie du dur et du mou); cf. Météor. IV, 4. — Gen. Corr. I, 378 b 20 (rappel de la théorie des éléments); cf. Méféor. IV, 1. — De an. IL, tr. 424 a $ (le sens comme intermédiaire); cf. Météor. IV, 4. 382a 9. — De an. Il, 1. 412 b 11; Gen. Corr. Il, 9. 336
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a7; Gen. An. I, 1. 734 b 30 sq.,.6. 743 a 36 sq. (notion de la ‘4 quiddité opposée à la matière; comparaison avec les instruments, D hache, scie ; comparaison de la main vivante à la main peinte).
À ces constatations purement matérielles, joignons cette remarque que l’on ne trouve rien dans le style qui soit certainement étranger : . … à Aristote (les suggestions de I. H. J., p. 120, ne nous paraissent pe point convaincantes) et nous pouvons conclure qu’un examen | interne est indispensable.
D'abord, on ne saurait signaler aucune contradiction flagrante entre notre livre et le reste de l’œuvre. À ce sujet, I. H. J. [p. 117] donne de Météor. IT, 2. 355 b 9 une interprétation tout à fait erronée et contraire à de nombreux textes, qu’on trouvera dans Bonitz, Ind. 772b 55 et 782 a 55 [il s’agit de la nutrition du feu par l’humide ; cf. icin. 288 sq., 407]. Nous ne dirons même pas, avec le même . auteur [p. 128] que la théorie du froid de Part. an. [cf. n. 240] ni celle de l’huile de Gen. an. constituent un progrès appréciable sur Météor. IV. |
Ensuite, des deux raisons que l’on a principalement élevées contre l’authenticité de notre livre, la moins importante, en soi, et parce qu’on pourrait en conclure seulement qu’il n’est pas en place, tout en étant d’Aristote, est précisément qu'il s’adapte mal à la fin du livre IT (ch. 7), et au plan primitif de l'ouvrage tel qu'il est indiqué I, 1. Cette constatation n’est pas nouvelle, car depuis longtemps on a essayé de détacher des Météor. leur 4e livre, qu’on leur a de tout temps (au moins depuis Galien : Ideler, I, 8) reconnu. Ainsi Alexandre (cf. ici n. 264) et Ammonius (selon Olympiodore, Ideler I, 133; selon le même Olymp., Ammonius maintient le livre IV à sa place; cf. Stüve 6, 23), le considèrent comme la troisième partie de Gen. Corr.; Olympiodore, dont la critique est, d’ailleurs, assez fantaisiste (p. ex., il nie l’authenticité de Météor. T) le place entre de Coelo et Gen. Corr. (273, 29 St.); enfin, Franciscus Patricius, après une longue discussion, le met entre Météor. et Part. an. Zeller et Hamelin en font une dissertation à part, qui n’a été mise à cette place par Aristote lui-même, peut-être faute de temps, que pour remplacer une partie absente (Hamelin, Sys.37). .