‹ La Notion De Force Dans Le Système D'AristoteChapitre 25 sur 30 · LE (DE ANIMALIUM MOTU · texte numérisé non relu

LE (DE ANIMALIUM MOTU

1. 698 a 9 (théorie du premier moteur immobile, et du premier mouvement éternel, selon les démonstrations de Phys. VII cf. Bonitz, Ind. 100 a 45) ; 6. 700 b 8 (questions précédentes et problème de la façon dont meut le premier moteur) renvoie à la Philosophie première, “c’est-à-dire Méta. À, 7. 1072 a 26 (Bonitz, Ind. 1b. Comparer aussi 1072 b 3 et 7. 700 b 32 fin); 6. 700 b 21 (distinction de l’imagination et de la sensation établie de An. III. — Enfin, comme nous l’avons dit tout à lheure, la conclusion rappelle de An., de Sens., de Mem., de Somn., et promet Gen. An.

Notre traité, ensuite, est promis, sinon cité, de An. IL, ro. 433 b 19-27 ; c’est du moins ce qu'établissent Rodier (de An. Il, 547 sq.) et Jaeger ; tout concorde, semble-t-il, non seulement l'esprit de la théorie jusque dans les détails (Jaeger p. 41), mais le plan de la doctrine, qui rejette dans l’étude « des fonctions qui sont l’œuvre commune de l’âme et du corps» (433 b 20),la question de la fonction motrice, conformément à ce qu’annonce de Sens. (43641: Comparer notamment 436 a 9 et 6. 700 b 17-19).

Outre cette référence dont la précision ne laisse rien à désirer, nous tenons à signaler certàines autres concordances. La théorie de l'unité et de la dualité du point, qui joue un rôle important Phys. IV, 11.220 a r12(cf.13. 222 47-19 et Simpl. 749, 7-13); VIII, 8. 263 a 23 sq., 29 sq. (cf. 262 a 21) est rappelée ici 698 a 19, 702 a 30. — Remarquons aussi 4. 700 a 20 : Aristote, après avoir affirmé que les êtres inanimés ne sont mûs que par les animés, passe à la question du Premier Moteur et la renvoie à un autre traité. Il y a un mouvement de pensée analogue, Phys. VIIT, 6. début-259 a 13, quand il montre que les êtres animés ne suffisent pas à expliquer le mouvement du monde ni à remplacer le premier moteur.

Une autre concordance, qui est d’ailleurs d’esprit plutôt que de termes, nous est fournie par le passage du de Coelo IT, 3. 286 a 8-12. que Themistius (de Coelo 97) et Simplicius (de Coelo 403, 16) rapportent à An. Mot.2. Aristote y démontre l'existence d’un centre du monde immobile distinct du ciel (plus tard [de Coelo IT, 8 et 13] il établira que c’est la terre 288 à 21) à partir de l'existence d’un

centre fixe pour toute rotation, transformant ainsi en nécessité matérielle portant sur des corps une nécessité de repère géométrique. À coup sûr, comme le remarque Duhem (Syst. I, 221), les principes de cette démonstration ne sauraient être cherchés dans An Mot., d'autant qu’au ch. 3, Aristote y démontre que la terre ne serait point un point d'appui suffisant pour l’Atlas qui ferait tourner le ciel. Mais ce qu’il faut ajouter, c’est que la confusion du point de repère et du point d’appui est constante dans ce dernier traité (cf. 1 fin ; 4. 700 a 8) où elle est amenée par un principe, d’allure synthétique, qui lie le mouvement au repos (1. 698 a 15), et aboutit, par endroits, à l'affirmation du Premier Moteur (cf. 2 début, et Philop. Mot. an. 105, 21). D'une manière générale, les chapitres 3 et 4 ont peut-être pour but d’éviter les confusions que la notion de Premier moteur immobile et de terre immobile pourraient suggérer entre la motion du monde et le mouvement des animaux ou tout au moins de préciser lés différences de ces deux dynamiques (cf. 2. 699 b 11, 3 début, 700 a 6, 700 a 21). Mais les principes manquaient. Aussi ne croyons-nous pas devoir conclure des derniers textes cités que notre traité est antérieur aux œuvres principales (voir n. 38 et 608).

La dernière concordance que nous tenions à signaler a trait aux théories dynamiques. d'Aristote : le rveëma, donné An. mot. 10 comme l’organe .qui s'appuie sur le cœur comme sur un pivot pour tirer ou pousser (conformément au schéma de de An. IT, 10 fin et aux enseignements de Météor. II, 8. 366 a 1, Gen. An. V, 8. 789 b 7), se voit appliquer la théorie des intermédiaires à nature ambiguë, telle qu’elle est indiquée de Coelo IL, 2. 301 b 22-26 et Chys. VU, 10. 267 a $ ; cf. n. 845 : le mveëuo étant à la fois lourd. et léger, peut agir sur les corps légers et lourds, étant donné qu’il ne s’agit que de mouvement local, cette poussée étant caractérisée comme une victoire (703 a 25). Cf. Philop. An. mot. 128, 1.

Il n'était pas inutile de montrer combien de liens rattachent notre traité à l’œuvre d'Aristote; car le principal argument qu’on puisse faire valoir contre son authenticité (que n’admettent ni Rose, ni Brandis, ni Zeller p. 97 n. 2, ni Hamelin) est tirée d’une

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