‹ La Notion De Force Dans Le Système D'AristoteChapitre 27 sur 30 · DONT LE TEXTE A ÉTÉ RENVOYÉ A LA FIN DU VOLUME · texte numérisé non relu

DONT LE TEXTE A ÉTÉ RENVOYÉ A LA FIN DU VOLUME

(12) Phys.-V, 4. 228 b 28-31 : Aristote ne va pas jusqu’à les considérer comme de simples degrés quantitatifs. Toutefois il tend à considérer le mouvement comme une quantité, non seulement parce qu’il le rattache à une chose ou à une force (n. 62), mais en lui-même ; par exemple c’est une quantité dont le temps est la mesure (Phys. IV, 12. 221 b 16 ; 14. 223 b 17). — D'ailleurs sa notion de vitesse généralisée à tout changement est loin d’être nette : Voir Phys. VII, 4, le problème, d’ailleurs mal rattaché à ce qui précède, de la comparaison des mouvements; pour que les vitesses soient comparables, il faut que l’espèce des mouvements soit identique (cf. Simpl. 1113, 22) : ainsi vitesse curviligne et®vitesse rectiligne sont équivoques (cf, 248 a 11-13 ; 248 a 18-b 6; 249 a 12-21. Remarquer ici toutefois le passage 249 a 17-20 : la marche et le vol sont comparables, car [Saint Thomas, p. 353, n. 6] le mouvement reçoit son espèce non du mobile, mais de la trajectoire ; cf. n. 871). — D'autre part, la vitesse de l’altération n’est quantifiée que par le réceptable de la qualité, qui est, par exemple, une surface plus ou moins grande (249 b 17-19); en elle-même elle relève non de l’égal, mais du même (249 b 3, 18, 26). Toutefois, l’altération est déclarée indivisible quant à son sujet (Phys. VIII, 3. 253 b 23-31); c’est, dit saint Thomas, p. 382, n.6, qu'il ne s’agit plus ici du mouvement in communi mais réalisé dans un mobile particulier. — Enfin la régularité (cf. n. 19) quand se pose la question de la mesure du temps et des mouvements, est refusée à l’altération, à l’accroissement et à la génération. (Phys. IV, 14, 223 b 20), et attribuée (Phys. V, 4, 228 b 19; question de l’unité du mouvement; cf. Simpl. 896, 15-897, 10) à ces mêmes changements. Il lui manquait, entre autres notions indispensables, la notion d'intervalle dans la qualité (cf. n. 1000), et sa notion du temps restait trop attachée, non pas peut-être à celle de mouvement local (cf. Phys. IV, 14), mais assurément à celle d’espace (voir n. 1002 et la difficulté soulevée par Themist. Phys. 161, 31 reprise par Simplic. Phys. 762, 11: Si le temps dérive de déterminations spatiales, comment s’applique-t-il à l’altération ?)

(60) Advaurc et Toxic sont à peu près synonymes au sens mécanique (nombreux exemples dans les Mech. Bonitz Ind. 350 a 30, aussi bien comme force-eflet que comme force-cause, voir note 102), et toujours rattachées à un sujet (cf. les

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