PRÉFACE VII
e dipaux « et en les analysant au besoin pas à pas; ainsi risquent
à échapper telles références, situées en d’ autres lieux et que donne He ailleurs l’Index de Bonitz; mais on peut espérer seulement ainsi saisir l'intention et le mouvement de la pensée. Quant à l’authenticité des textes, sans être en mesure de prouver entièrement (6 bis) celle des Mécaniques, du livre IV des Méiéorologiques, du de Animalium Motu, qui sont parmi les œuvres suspectes celles que nous
avons le plus souvent utilisées, nous pensons ne leur avoir
emprunté aucune idée capitale que nous ne l’ayons soutenue par d’autres textes. Enfin, les commentaires, qu'il faut bien consulter, l’ont été avec les réserves que les influences stoïciennes, néo-platoniciennes et chrétiennes, notamment pour Philopon, Simplicius et
saint Thomas, rendaient nécessaires.
Assurément l’étroitesse de notre point de vue, pour être admissible, ne peut être que de méthode. Et nous ne nions pas l’intérêt et la nécessité de ceux que nous avons négligés. Si l’on songe au rôle de l'artillerie dans le développement de la mécanique, notre étude paraîtra toujours incomplète tant qu’elle ne s’accompagnera pas d’un état des engins et des horloges du temps d’Aristote, ou
__ pour le moins de la connaissance qu’il pouvait en avoir (7). De
même, et d’une façon qui touche au cœur même de notre étude, il est très important, pour l’histoire de l’idée de force, de savoir
comment Aristote a traité et modifié les théories platoniciennes de la Xéoa, de la matière première, de la cause efhciente, et cela non
seulement dans l’image qu’il a voulu nous en laisser, mais dans la réalité de l’œuvre sur laquelle il a réfléchi ; il est capital également de connaître le mouvement d'idées par lequel la notion de possibilité fut séparée de toute appréciation de dignité ontologique, puis :
(6 bis) Voir les appendices. Nous avons également rejeté à la fin certaines notes un peu longues, notamment celles qui concernent la localisation des passages cités. (7) Sorel (Ur. Pr. 215) explique ainsi les théories d’Aristote touchant l’action du feu (n. 210) par les pratiques de soudure, introduites au vire siècle par Glaucos de Chio, et la métallurgie de l’époque. Pour expliquer certains passages de Météor., il faudrait connaître l’état de la fabrication du savon par huile et soude
et de la distillation (1. H.-J., pp. 120-121).