LE PERSONNALISME
| combattre plus tard, et qu’il désigne lui-même sous la dénomi-
nation obscure de Mathématiciens. »
Nous n'irons point, pour autant, jusqu’à rechercher, dans la pensée du génial théologien de la Trinité, les traces de ce syncrétisme monstrueux. À la vérité, on aurait peine à imaginer
de Nigidius qu'il n’est un pâle initié des mystères d’Indra.
Ce qui paraît certain, pourtant, c’est qu'après avoir manifestement incliné vers le naturisme hindou, au mythe évolué d’Attis hypsistos des inscriptions romaines, le dualisme mazdéen, inspirateur de la secte, dont Augustin fut un moment l’auditeur, s’en était spontanément détaché. Par suite de la scission aryenne, des aspirations nouvelles, en effet, orientaient alors les inquiétudes du parsisme d’Ormuzd, aux prises avec Ahriman, vers
lapaisement du spiritualisme sémitique, au rythme ternaire
initial de l’universelle Paternité du Mosaïsme, de la Filiation védique et de l'Amour iranien.
En réalité, deux tendances opposées, qu’accusaient tour à tour le Personnalisme transcendant et l’infinitisme oriental, interféraient dans la pensée de l’illustre rhéteur. Dans le premier cas, sa doctrine allait évoluer harmonieusement vers l’angélologie scripturaire ; dans le second, de l’Essence du Principe ineffable devaient émaner les Syzygies valentiniennes du gnosticisme (1). Avec la double acception des « Puissances » philoniennes, telle était, en effet, pour lui, l’alternative. C'était le problème des Intermédiaires qui se posait à son esprit.
(1) Cf. AMELINEAU : Essai sur le gnosticisme égyptien.
un Augustin inopinément venu de l'occultisme des tombes, où dormaient les mystes de la Trimourti, au christianisme conjugué du Zend-Avesta et de la Kabbale. Il n’est pas plus un disciple