‹ La Nouvelle-Calédonie et les Iles Loyalty;Chapitre 4 sur 39 · RS EC · texte numérisé non relu

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également situés sur terrain élevé: en effet, le sol, primitivement marécageux de la ville basse, n’aurait pu supporter — nous a-t-on dit — des constructions aussi lourdes. Par son aspect général, comme par le nombre modeste de ses habitants, Nouméa ressemble en tout point à un petit centre de la province française. D’après le recensement de 1911, la ville ne compte guère que 6848 Européens, auxquels viennent s’ajouter quelques centaines d’indigènes et de représentants de la race jaune, Tonkinois et autres.

Dans la population, deux éléments frappent d'emblée le voyageur à son arrivée dans l’île. Ce sont, tout d’abord, les indigènes néo-calédoniens et loyaltiens, solides gars au corps bien découplé et à la tignasse crépue, qui travaillent soit au port comme débardeurs, soit en ville comme coolies. L'autre élément — européen celui-là — inspire une profonde pitié. Ce sont les anciens forçats, les «libérés» comme on les appelle, pauvres hères au regard craintif, à l’aspect misérable. Soumis à un certain contrôle policier, ils jouissent d’une liberté relative sans pouvoir cependant quitter l’île. Quelques-uns cherchent à gagner leur vie comme petits agriculteurs et artisans ou encore comme cochers, ouvriers dans les mines ou valets de ferme; d’autres, errant sans occupation aucune, mènent, en marge de la société qui les fuit et les méprise, une existence lamentable. Ainsi, dès qu’il a débarqué, le voyageur perçoit comme à l’œil la malédiction que le bagne a fait peser sur la colonie et qui s'étend aujourd’hui encore comme un voile de tristesse sur l’île entière, bien que tout transport de forçats ait cessé depuis 1894.

Indépendamment des considérations politiques qui dictaient l'établissement d’une solide base navale dans le Pacifique, la prise de possession de l’île par la France en 1853 se fit avec l’idée d'utiliser la Nouvelle-Calédonie comme colonie pénitentiaire. En 1863, elle fut désignée par décret comme lieu de transportation pour les criminels et les récidivistes, et en 1872 comme résidence des déportés politiques. Au cours des années suivantes, des milliers et milliers de condamnés de tous genres ont été acheminés vers la Nouvelle-Calédonie où ils ont subi leur peine. L’idée qui présida à la loi de transportation était en soi des plus humanitaire; on espérait que les criminels, ou du moins les meilleurs

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éléments d’entre eux, pourraient être employés à la mise en valeur de l’île, après avoir quitté le bagne. En les instruisant et en leur accordant des concessions de terrains, on pensait en faire d’utiles agriculteurs ou d’adroits ouvriers et travailler ainsi au développement de la colonie. Mais, le résultat ne répondit nullement à cette attente. II se trouva qu’une petite minorité seulement de ces malheureux, dont l’inconduite avait brisé l’existence, possédait assez de force morale pour recommencer une nouvelle vie en reprenant leur labeur, tandis que, la majeure partie constituait un élément de population fort incommode et parfois même dangereux. De plus, l'Administration Pénitentiaire accapara pour de dispendieux essais de colonisation, une bonne partie des terrains cultivables dont la Calédonie n’est déjà pas très riche et en priva ainsi les colons véritables. En outre, le mauvais renom de la colonie nuisit sûrement aussi à l’immigration d'éléments sains et travailleurs; mais, c’est surtout l'influence des « libérés » sur les indigènes qui fut des plus néfaste, car ces derniers n’apprirent souvent à connaître les Européens que par ces tristes épaves et perdirent ainsi toute estime pour la population blanche.

En 1911, le nombre des forçats était encore de 5671. Ce chiffre, déjà élevé en lui même, apparaît plus effrayant encore comparé à la population européenne libre de l’île qui ne compte — fonctionnaires et militaires compris — qu’un peu plus de 13,000 âmes. Il ressort de cette constatation que près d’un tiers des Européens établis là-bas, possèdent un passé qui n’est pas exempt de toute tache. L'apport de nouveaux criminels ayant cessé, il est vrai que le nombre des anciens diminue rapidement par les décès; mais, d'autre part, les unions entre forçats ont fourni une nombreuse descendance qui, longtemps encore, sera marquée du sceau du bagne et en conservera les traditions.

Les chiffres cités plus haut nous apprennent encore autre chose. De la population totale des Européens, libres et anciens forçats, qui s’élève à environ 19,000 âmes, un bon tiers (7000 environ) se trouve concentré à Nouméa, tandis que 12,000 seulement sont répartis sur le reste de l’île. Si, d’après À. Bernard, il faut estimer à 16,450 km? (d’après d’autres données 16,712 km?) la superficie totale de la Nouvelle-Calédonie, y compris les petites

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îles au Nord et au Sud, on voit qu’en dehors de Nouméa, il n’y a pas même 1 colon blanc par kilomètre carré. Il va sans dire qu'il ne peut être question d’une répartition uniforme de cette population sur toute l'étendue de la colonie. En effet, la plupart des Européens habitent la côte Ouest, au Nord de Nouméa où se sont formés plusieurs centres, dont le principal est Bourail. La côte orientale, au contraire, n’abrite qu’un petit nombre de colons, phénomène qui, en premier lieu, est en relation avec le degré de fertilité du sol.

Le nombre des indigènes est tout aussi faible que celui des Blancs. Il s'élevait en 1911 à 16,902 âmes seulement, ce qui représente également environ 1 homme par kilomètre carré. Les Européens ont coutume de désigner les indigènes sous le nom de « Canaques », expression déplacée, attendu que ce mot n’est nullement calédonien, mais qu’il est emprunté au vocabulaire des îles orientales de la Polynésie, notamment Hawaï, et qu'il signifie tout simplement « homme ».

La distribution des indigènes dans l’île se trouve être précisément l'inverse de celle des Européens. Tandis que ces derniers sont, Comme nous l’avons dit, répartis surtout dans les localités de la côte Ouest, c’est sur la côte orientale qu’on rencontre le plus d’indigènes: ils y atteignent, en effet, le chiffre de 11,000 sur le total indiqué plus haut. Ce fait devait influer sur le choix que nous fimes d’une station d’études, car les recherches anthropologiques formaient un des points principaux du programme de notre voyage. Maïs, comme d’autre part, la faune et la flore du pays nous intéressaient autant que la population autochtone, il nous parut désirable de choisir un lieu situé dans le voisinage de montagnes boisées. Nous aurions voulu pouvoir nous fixer dans l’intérieur de l’île, à une altitude de 600 à 1000 mètres, mais nous en vimes bientôt l'impossibilité, vu que tous les endroits où nous avions chance de louer une maison habitable se trouvaient dans le voisinage de la côte. Notre choix se porta finalement sur Oubatche, localité située tout au Nord de la côte Est de l’île. La carte du commandant Laporte, qui indique les «réserves indigènes », montre, près de cet endroit et dans les districts voisins de l’intérieur, de nombreuses tribus de Calédoniens. Comme en outre,

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Oubatche se trouve au pied de la chaîne de montagnes où s'élève le plus haut sommet de l’île, le Mont Panié, cette région nous sembla aussi pleine de promesses pour nos recherches zoologiques et botaniques.

L’étonnement fut grand à Nouméa quand on apprit que deux étrangers, venus de si loin, allaient s’enterrer dans l’un des coins les plus reculés de la côte Est, qu’on ne connaissait que par ouï-dire. Disons, en passant, que l'habitant de la capitale regarde toujours avec un certain dédain tous ceux qui sont fixés loin du centre, dans la «brousse », nom sous lequel on désigne, là-bas, tout le pays en dehors de la ville même. Que dut-on penser de nous qui jetions notre dévolu sur Oubatche, le plus lointain et le plus petit des établissements européens!

Le Ministre des Colonies et la Société de Géographie de Paris nous avaient munis de lettres d'introduction auprès du gouverneur de l’île, M. Jules Richard. Celui-ci voulut bien télégraphier de suite à Oubatche et nous recommander à un Suisse, M. Engler, qui fut pendant de longues années chef du service topographique de la colonie et vit maintenant retiré dans sa propriété, à 6 kilomètres d’Oubatche. La station télégraphique étant assez éloignée de ce village, la réponse mit quelque temps à nous parvenir. Elle arriva pourtant et nous apprit que nous pouvions trouver à louer là-bas quelques chambres et une cuisine. C’est ainsi que nous choisîmes définitivement Oubatche comme premier quartier général, sans nous douter que ce devait être pour sept mois!

Mais, il s'agissait, tout d’abord, de s’équiper pour le séjour prévu dans la brousse. Nous avions apporté d'Europe les instruments et le matériel nécessaires à nos travaux scientifiques; le tout, bien emballé, se trouvait dans le port de Nouméa, ainsi que quelques barils d'alcool que nous avions achetés en passant à Sydney. Cependant, il nous manquait encore tout ce qui est nécessaire à meubler une maison et à monter un ménage! Ces achats nécessitèrent de nombreuses courses dans les divers magasins de la capitale. Puis, nous eûmes à nous occuper encore d’une question assez difficile, celle des domestiques. Les indigènes calédoniens ne valent pas grand’chose pour le service de maison ni pour

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la cuisine et ne peuvent guère être employés que pour les gros travaux: approvisionnement d’eau et de bois, soins à donner aux chevaux, etc. Aussi, les domestiques se recrutent-ils, pour la plupart, parmi les Tonkinoïis, race peu sympathique qui présente rarement des individus de toute confiance. Nous eûmes l’avantage d’être aidés dans cette affaire, comme dans plusieurs autres, par une dame genevoise, femme d’un avocat français, fixé à Nouméa, Grâce à son entremise, nous engageâmes deux serviteurs relativement habiles: un valet nommé Lian et un cuisinier répondant au nom de Long. Le premier nous resta fidèle pendant tout notre séjour en Nouvelle-Calédonie; quant au second, il dût être congédié après quelque temps, les notions qu’il avait des adjectifs possessifs n'étant pas très exactes!

Le temps libre que nous laissaient nos préparatifs fut employé, jusqu’au départ du vapeur qui devait nous emmener à Oubatche, à diverses excursions dans les environs de la capitale. C’est une région de collines, dont le principal attrait réside dans les points de vue extraordinairement variés qu’elle offre sur la mer, toute festonnée de golfes et parsemée d’îlots. Le passage de l'océan à la côte s'établit en beaucoup d’endroits par des marais recouverts de palétuviers, dont les frondaisons ornent les rives et surtout le fond des baies d’un large ruban vert sombre. Quand, du haut des collines, le regard s’étend sur l’île même, il rencontre les imposants massifs serpentineux du Sud de la colonie. A l’Est,. apparaît le Mont-Dore, d’une magnifique couleur rouge, tandis qu’au Nord-Ouest s'élève le Mont-Mou. Dans la direction du Nord s’estompent d’autres sommets plus lointains qui vers le soir, se drapent de bleu foncé, alors que la mer reluit de brillantes teintes orangées.

Les formes des collines des environs de Nouméa sont douces et arrondies et leur sol, désagrégé jusqu’à une assez grande profondeur, s’est souvent transformé en une masse qui se laisse facilement entamer. Elles se composent principalement de calcaires, d’argiles, de grès, de schistes marneux, de brèches et de tufs appartenant au Mésozoïque ancien, au Trias et au Lias et qui, d’après les dernières recherches de J. Deprat, ont recouvert,

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à la suite de mouvements tectoniques, les couches plus jeunes de l’'Eocène supérieur. Des filons de roches éruptives les traversent en maints endroits.

La végétation qui les revêt est d’une monotonie accablante el ne se compose guère que d’herbages et de broussailles parsemés ça et là de basses Casuarinées. Par endroits seulement se sont conservés des lambeaux de la forêt peu dense qui recouvrait primitivement leurs pentes; ce sont des représentants d’un arbre à écorce blanche, de la famille des Myrtacées, apparenté aux Eucalyptus, qui les composent. Les colons le nomment « Niaouli » et son nom scientifique est Melaleuca viridiflora Sol. (ou leucadendron L.). C’est la plante caractéristique d'immenses étendues de terrain en Calédonie. Nous aurons souvent l’occasion de le rencontrer dans la suite et même à satiété! On a malheureusement laissé envahir les environs de Nouméa par une plante terriblement prolifère, la Lantana camara L. qui s’étend en épais et impénétrables fourrés. Elle a été, dit-on, importée dans Piîle par les frères Maristes pour l’ornement de leurs jardins.

Le Mont Ouen-Toro (140 m.) forme l’extrémité de la presqu'île de Nouméa. Sa base baigne dans les marécages recouverts de mangliers; une région boisée en forme la partie moyenne, tandis que le sommet est tapissé de gazon et couronné de brousse.

Du haut de cette colline, la vue dont on jouit sur la mer et sur le grand récif est de toute beauté. La ceinture corallienne, où viennent se briser les vagues, étincelle comme une blanche ligne d’écume. En dedans du récif, à une faible profondeur, des pâtés de coraux révèlent leur présence par la teinte verdâtre de l’eau qui les recouvre. Plusieurs de ces amas affectent la forme circulaire, typique pour les atolls, et portent sur un de leurs côtés un banc de sable revêtu de brousse.

Déjà, lors de nos premières excursions dans cette contrée pour nous si nouvelle, j'avais remarqué en plusieurs endroits, le long des côtes, des bancs de coquillages brisés, enfouis dans le sable ou la terre et entremêlés de couches de charbon et de cendres qui contenaient des restes de poissons, des débris de poterie et quelques instruments de pierre, C’est un de ces dépôts, sur la côte de la presqu'île Ducos que montre notre figure 2.

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On reconnaît aisément sous l’épais banc de sable, une couche grisâtre parsemée de coquillages blanchâtres. Ce sont sans doute, des débris de cuisine, des «Kjôkkenmôüddings» provenant d’anciennes stations indigènes qui existaient là bien avant l’époque de l'invasion européenne; cette dernière a depuis longtemps refoulé les possesseurs primitifs du sol hors de cette région de l’île.

Fig. 2. Banc de coquillages sur la presqu'île Ducos, près de Nouméa.

Pendant notre séjour dans la capitale, nous fûmes aimablement reçus chez plusieurs personnes qui rivalisèrent de gentillesses envers nous et nous prodiguèrent d’utiles conseils. Le maître du port arrangea un certain Jour une grande pêche au filet. Une barque à vapeur, qui remorquait deux canots montés d’indigènes, nous conduisit au Nord de Nouméa dans une des baies formées par la longue presqu'île Ducos. Le filet fut déroulé et étendu en demi-cercle par les indigènes qui, avec force cris, le tirèrent lentement vers le rivage. Une masse invraisemblable de poissons de toutes espèces fut capturée, témoignant de la richesse fabuleuse de l'Océan Pacifique dans les régions coralligènes. Au cours de cette excursion, nous eûmes l’occasion de

voir l'endroit où furent internés, vers 1873, plusieurs des partisans de la « Commune » de Paris et, parmi eux, Henri Rochefort et Elisée Reclus. On sait que le premier d’entre eux parvint à s’échapper après quelques mois de captivité, tandis que le célèbre géographe vit sa peine commuée en un simple bannissement hors de France.

La capitale possède aussi un Musée, digne d’être mentionné. Il se trouve dans le même bâtiment que la bibliothèque et la salle de lecture que la ville doit à la libéralité d’un entrepreneur de mines, M.Bernheim. Les collections, notamment celles qui se rapportent à l’ethnologie, renferment d'anciennes pièces, dont quelques-unes sont aujourd’hui à peu près introuvables. Mais il ne semble pas qu’elles soient entretenues comme elles le devraient, étant donnée leur valeur.

Une collection de blocs de pierre, petits et grands, portant des sculptures diverses, nous intéressa tout spécialement. La plupart des ornements sont des figures géométriques, des spirales, des croix et des systèmes compliqués de lignes courbes. On remarque beaucoup plus rarement des représentations naturalistes, telles que l'homme ou une partie de son corps ou bien des animaux comme, par exemple, le lézard. L’exécution de beaucoup de ces dessins gravés révèle une certaine habileté.

M. Marius Archambault qui, depuis plusieurs années, s’adonne à l’étude de ces sculptures calédoniennes s’offrit aimablement à nous en montrer quelques spécimens en lieu et place. On les trouve disséminées sur toute l’île, mais les indigènes actuels sont incapables de dire quoi que ce soit au sujet de leur origine ou de leur signification. Ces ornements sur roches doivent donc avoir un certain âge, qu'il est cependant impossible de préciser pour le moment.

De Nouméa une bonne route carrossable — l’une des rares que possède la colonie — se dirige vers le Nord-Ouest, du côté de Bourail, et suit la côte à une faible distance. Au 26me kilomètre, nous faisons halte. M. Archambault nous conduit au bord d’un petit ruisseau, le Katiramona, dont le lit est creusé dans la pierre. En plusieurs endroits, ces rochers sont recouverts de sculptures, principalement de croix et de spirales, mais aussi d’autres

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figures géométriques, toutes exécutées avec une grande régularité. Dans ses publications relatives à ces sculptures, notre aimable guide émet l’idée que ces dernières ne sont pas dues au travail des ancêtres des Calédoniens. Il croit entre autre pouvoir y reconpaître des lettres, et pense que ce sont là des vestiges laissés par un peuple cultivé, étranger au pays. Je ne puis partager sa manière de voir, vu que la technique de ces sculptures rappelle absolument celle de certains travaux sur bois, par exemple des énormes planches, ornées de gravures géométriques qui sont placées à l’entrée des cases et dont nous aurons à reparler. On peut même leur trouver une certaine parenté avec les ornements dont, aujourd’hui encore, les Australiens décorent leurs objets sacrés (tchouringas). Il n’est donc pas besoin de faire intervenir un peuple cultivé pour expliquer l’origine de ces sculptures. Peut-être en ignorerons-nous toujours la signification, puisque les indigènes actuels ne peuvent plus rien nous apprendre à cet égard. Chacun sait bien que, sans les explications qu'ont données les Australiens au sujet de leurs signes, l’'Européen le plus sagace eût eu beaucoup de mal à en déchiffrer le sens. C’est une sorte d'écriture figurée, dont la lecture, sans la clef, nous aurait été tout à fait impossible.

Ces diverses occupations et excursions hâtèrent le jour où il nous fallut partir pour Oubatche.

Fig. 3. Rochers avec anciennes sculptures calédoniennes, d’après M. Archambault.

De Nouméa à Oubatche.

Le trafic entre la capitale et les diverses stations de la colonie est assuré par des vapeurs qui font le service toutes les deux ou

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