PA ED
au cours de mes très nombreuses années d'expériences, comme un spécifique merveilleux des entérites, diarrhées vertes et en particulier de la dysenterie. F |
Algeroba est une légumineuse trop intéressante pour’ être passée sous silence. {
Les premières graines ont été introduites par M. le Docteur Lebœuf en 1911, à la suite d'une mission qui lui a été confiée par la Calédonie pour aller étudier sur place de quelle façon. se comportait la mouche agromyzid, à l'égard du lantana, plante qui envahissait les pâturages.
Cet arbre qui n’est autre que le Prosopis jubiflora s’est si bien acclimaté à Havaï qu'une partie de cet archipel s’est-trouvée reboisée sans peine ni frais.
A parfaitement prospéré en Calédonie où il a rencontré un milieu très favorable.
La‘variété « sans épines » devrait être répandue en raison des services importants qu’elle pourrait rendre au moment des sécheresses grâce à ses gousses sucrées qui constiluent une excellente nourriture pour les bœufs, chevaux, porcs et volailles.
Superbe arbre d’ombrage et d'ornement qui a une forme gracieuse et étendue. Ses fleurs sont visitées par les abeilles et donnent un miel très parfumé.
Son bois lourd, dur, à texture très serrée, peut faire d’excellentes traverses, des poteaux et des clôtures naturelles infranchissables. Donne un charbon de première qualité.
Tannants. — Les lannants sont largement représentés en Calédonie par les chênes et les palétuviers qui, grâce au chrôme exploité sur place, pourraient très utilement servir à la fabrication des cuirs chrômés. 2
Graines. oléagineuses. — Ne manquent pas. Les Euphorbiacées y ont de nombreux spécimens, mais le Ricin Commun (Ricinus communis) et le Bancoulier (Aleuriles triloba) méritent une mention particulière, parce qu'ils prospèrent dans toute l'île, sans aucun soin.
C'est des graines du premier et des noix du second que la petite industrie qui s’est créée depuis quelque temps au chef-lieu tire la source d'huile d'excellente qualité qu’elle produit.
Pour donner une idée de la puissance de végétation du sol calédonien, je citerai une graine de ricin, plantée en 1914 par M. Rigoulet,
‘qui a donné en janvier 1915, un arbuste de 3 mètres de haut et de 0 m. 10 de diamètre. Ce pied arapporté dans le cours de la même année
LPO
10.000 graines, soit à raison de 1 kgr. 300 le mille, 13 kilogrammes.
Cette graine était de l'espèce connue:à Brisbane (Queensland) sous le nom de Hybride du Docteur Bancroft.
D'après Heuzé, en Algérie, le ricin de 2 ans donnerait 3.200 kilogrammes à l’hectare.
En culture ordinaire, en Calédonie, en calculant une plantation à raison de 900 pieds seulement à l’hectare, la production ressortirait à
10 kilogrammes par pied soit 9.000 kilogrammes.
Partout où ces semences ont été plantées, aussi bien sur la Grande Terre qu'aux îles Loyalty, elles ont prospéré dans les mêmes conditions, mais ont dû être abandonnées, les débouchés escomptés ayant fait défaut.
Cocotier. — Il constitue une de richesses du pays, le coprah qui en est extrait faisant l'objet d’une exportation qui, bien que déjà très importante puisqu'elle atteint avec les Nouvelles Hébrides une dizaine de mille tonnes, pourrait devenir beaucoup plus sérieuse si la colonisation prenait un certain essor. Se développe particulièrement bien dans le terrain léger, sablonneux, riche en matières humiques du voisinage du littoral où le sous-sol est corallien. Il ne faut pas compter plus de 125 à 140 arbres à l’hectare.
Production au bout de 10 ans : de 60 à 80 noix. Rendement moyen : une tonne de coprah à l’hectare.
Il est toutefois regrettable d'avoir à constater que cette matière première n'a pas encore été industrialisée sur place, non seulement à cause de l’économie que réalise toujours l'exportation d'un semblable produit transformé, mais en raison encore des quantités intéressantes . de tourteaux dont disposerait le pays pour améliorer son élevage en
général.
Mais à côté de ces ressources oléagineuses spéciales, il n’est pas inutile de rappeler que la luxuriante végétation des tropiques ne se dément pas en calédonie-où, grâce à son climat privilégié, toutes les
,introductions européennes ont pu s'acclimater et PICSDSRCE, pour ainsi dire sans soins.
Le sol de toute l'île est, par suite de celle heureuse circonstance, susceptible de devenir un champ d'activité énorme, car plus riche que -celui du vieux continent, il se prêle à une variété infinie de produc- Lions, et de productions d’exporlalion qui, chacun le sait, font toujours Ja fortune d’un Pays.
Café. — Bien que les premières semences de café aient élé mises en terre calédonienne en 1856, c’est à un jeune gouverneur, M. Feillet épris de la Colonie qu’il a administrée et qui a rêvé de faire d’elie une
«+ lerre de peuplement français, que l’on doit le développement de la cul- Aure du café Arabica, café que l’Hemilea vastatriæ, venu des Hébrides, mit, sinon en péril en 1912, du moins fit sérieusement régresser en ces dix dernières années.
La Chambre d'Agriculture, pour éviter des ruines, fit alors venir des semences plus résistantes à cette maladie, les distribua aux -colons, et c’est ainsi que la Calédonie exporte aujourd'hui à côté de J'Arabica, du café Robusta qui, s'il est de qualité inférieure, est plus productif et a un avantage qui le fera toujours rechercher par les brûleurs, car il ne perd à la torréfaction que 15 p. 100 au lieu de 20 p. 100 comme c’est le cas pour l’Arabica.
Avant l'apparition de l’Hemilea, on avait enregistré comme rendement jusqu'à 0,500 par pied (Propriélé Amat à Pouembout).A Voh, chez les colons Terrier, Girard père et fils, des caféières de 3 hectares et 4 hectares et demi ont donné 4, 5 el 8 tonnes.
-Le rapport est beaucoup moins important aujourd’hui, car on n'a pas fait encore entrer dans la pratique courante l'utilisation des engrais, mais telle que, cette culture qui ne donne son plein rendement qu’au bout de 5 ans, laisse encore chaque année, en raison des hauts cours (10.000 francs la tonne), un joli revenu.
.Ilne me paraît pas possible de mieux faire connaître l'excellence du
MARX LANG ; à 2
Tes
terroir de cette colonie qu’en donnant les cotes qu'atteignent les cafés calédoniens sur le marché du Havre comparativement avec des cafés produits dans les autres possessions françaises ou étrangères.
A la date du 15 avril 1925, les prix étaient :
Pour le Guadeloupéen de. . . . 630 à 675 fr. les 50 kgr.
— le Moka de Hodeidah de. . 595 à 620 — — 50 — — le Calédonien de . . . . . 590.4 64507150 —
— Je Moka du Harrad de . . . 570 à 610 — — 50 — .
A signaler particulièrement la différence Des aphréctable de qualité ‘reconnue au café Robusta de Calédonie qui est coté de 565 à 590 francs les 50 kilogrammes, alors que celui de Java oscille entre 400 et 450 francs et celui de Palembang entre 390 et 415 francs.
Depuis le 1°" janvier 1924, le Gouvernement métropolitain a accordé l’entrée en franchise des cafés calédoniens.
Maïs. — Donne 2 à 3 récoltes par an avec un rendement moyen de 2 tonnes à l’hectare. C’est, parmi les cultures de consommation locale, la plus importante. L'excès de la production qui est expédiée sur Sydney permet aux cours de se maintenir rémunérateurs.
Les premières semences ont été importées en 1862. Il existe à: Nouméa une graineterie qui se charge de l’'emmagasinage et de la dessiccation à l'air chaud de tous les grains, à un prix très abordable.
Riz. — L'introduction réelle du riz date de 1852, et dès 1865, quelques créoles de la Réunion avaient déjà établi de très belles rizières. qui, malgré les heureux résultats obtenus, furent également abandonnées pour des raisons qui seront expliquées plus loin.
C'est à M. Janisel, colon à Pouébo, que l’on doit la reprise de cette culture sur une large échelle. Son exemple a été imité par nombre d’autres colons et il est à présumer que, dans un avenir prochain, le pays produira les quantités indispensables à sa consommation.
Réussit pleinement dans les terres fortes, humides ou facilement irrigables ainsi que dans les régions où la chute pluviométrique descend rarement au-dessous de 1 m. 50
Les premières semences sont originaires du Japon (Kuishu).
Le riz, aujourd'hui récolté, est magnifique d’aspect et excellent au goût. Les Japonais, très difficiles, acceptent ce riz ptee qu'il a, disent-ils, conservé toutes ses qualités d'origine.
Le « Carolina Golden Rice » prospère aussi bien que le précédent sur lequel il a l'avantage de se décortiquer' plus facilement et presque sans brisures.