LL BR TR
encore cette si précieuse culture et aider à libérer la France de l’étranger.
Comparable aux meilleures variétés SR a le cacao hébridais est très riche en théobromine et en beurre.
Cacao Trinidah. . . . . théobromine 1,44 p. 100 AN ATAC AS LE —- 113800 ts PATES — 1,28 — — Marlinique. . . . = 4,5200— — Grenada. -: . — 1,60 — — Niles Hébrides. . — 1,66 —
avec comme lLeneur en beurre, 1,66 p. 100.
C'est un hybride du « calabacillo » et du « criollo rouge », arbre vigoureux, rustique et très productif qui forme la base des obus dans l’Archipel. |
Rapporte dès la 4° année, mais ne donne son plein rendement qu'à partir de la 5° année avec 2 frucüfications par an, une en avril-mai, l’autre en octobre.
Laine. — La production de la laine pourrait être, elle aussi, l'objet d'une réalisation immédiate, si l’élevage du mouton était dirigé d'une facon méthodique et ralionnelle. Il est même permis d'affirmer que ce produit pourrait rivaliser comme qualité avec celui des meilleurs suints australiens. Au moment où le (Gouvernement et la Chambre de Commerce Roubaix-Tourcoing cherchent au prix des plus grands sacrifices, à,acclimater cet animal dans nos différentes colonies, l’on peut être étonné qu'on n’ait pas songé à la Nouvelle Calédonie où les condilions climatériques, cependant, sont autrement avantageuses que partout ailleurs et où le pourcentage des naissances atteint, sans soins pour ainsi dire, de 70 à 80 p. 100 alors que dans nos autres possessions les résultats obtenus à ce jour restent bien loin en arrière. Je ne vois même pas d’obstacle sérieux à ce que ces efforts soient prolongés aux Nouvelles Hébrides où actuellement à Erromango, un Anglais du nom de Martin possède un troupeau de 6.000 moutons dont j'ai vu quelques beaux spécimens et dont la laine soigneusement préparée oblient des réalisations très avantageuses en Australie.
Pâturages. — J'en aurai fini avec la question des introductions végélales européennes qui ont pu s’acclimater et prospérer, pour ainsi dire sans soins, lorsque j'aurai rappelé que certains pâturages ont été améliorés avec les Paspalum, les Panicum, la Tricholène rose, l'Holeus Sudanensis (Sudan grass), l'Eragroslis abyssinica (Teff
grass), le Rhodes, l'Eléphant, le Silver grass et la sensitive (mimosa prudica), qui constituent particulièrement un des aliments les plus riches pour tous les animaux qui acceptent de la consommer, qu’il s'agisse de chevaux, de bœufs ou de porcs.
. Malheureusement, ces améliorations, que l’on cherchait à compléter par la constitution de runs de réserve pour la mauvaise saison et par des infusions de sang nouveau, ont dû être abandonnées pendant et après la Grande Guerre, à cause des prix de misère qu'ont toujours obtenus depuis les cours de la viande.
Cette circonstance permettra de se rendre compte de suite des raisons pour lesquelles l'élevage du gros bétail, cette branche essentielle de l'industrie agricole du pays, n’a pas pris le développement qu'il devrait avoir, en réalité, par suile des conditions privilégiées dans lesquelles il a évolué.
MOUCHE AGROMYZID
En 1911, émue à juste titre de voir le lantana (camara) envahir les terrains à pâturages, lantana, qu'en l’absence de main-d'œuvre et de capitaux, les éleveurs et colons ne pouvaient espérer arriver à détruire, la Chambre d'Agriculture confia à M. le Docteur Lebœuf, le Directeur fondateur du laboratoire Gaston Bouret, la mission d'aller étudier à Hawaï, la mouche agromyzid qui, originaire du Mexique, passait pour détruire cette plante en stérilisant les graines.
Le 23 octobre de cette même année, le docteur était de retour à Nouméa ayant réussi à rapporter un millier de larves, après avoir pu se rendre exactement compte de l'évolution complète de la mouche et de la façon dont elle:se comportait à l'égard du lantana et des autres plantes.
Les œufs, une fois pondus sur 8 jeunes graines, donnent naissance au bout de 2? ou 3 jours à des larves qui pénètrent dans la partie charnue de ces dernières (une larve parigraine), tournent en hélice autour du noyau qu'elles pénètrent généralement par l'extrémité attenante au pédoncule, stérilisant ainsi les facultés germinatives. La larve se transforme alors en nymphe qui donne au bout de 8 jours naissance à l’insecte parfait.
L'évolution complète demande de 15 à 21 jours.
A Honolulu où le climat est plus chaud et plus sec qu’en idee. où la mouche rencontre peu d’ennemis, car les oiseaux sont: peu nombreux, le vent faible et la pluie:moins fréquente, cette évolution se fait en 17 jours.
La façon la plus sûre d’ tou l'Agromyzid eut été de rapporter des pieds de lantana hawaïens à graines parasitées, dont l’éclosion se serait produite en cours de route, mais il a paru prudent au docteur de se convaincre d’abord qu'on n’introduirait pas de cette manière d’autres insectes et bien lui en prit, car il ne tarda pas à s’aperce-
voir qu’on y rencontrait très fréquemment des larves ou œufs de
l'Orthezia insignis qui, s’il détruit aussi sûrement le lantana que l'Agromyzid, attaque en outre les plants de tomates et de thé.
Il abandonna dès lors l’idée de recourir à la plante elle-même et il disposa dans de larges bocaux garnis de mousses aquatiques à réaction acide, mousses qui devaient empêcher le développement des moisissures, un cerlain nombre de baies de lantana nettement parasitées.
L'ouverture des bocaux fut recouverte de tulle fin et les bocaux soumis à une ventilation active pour éviter l’action particulièrement humide de l’atmosphère au moment du passage de l'Equateur.
Les mouches, aussitôt écloses, furent nourries avec de l’eau sucrée. Pour permettre au Docteur Lebœuf de mener sa mission à bien en toute certitude, l'Administration qui s'était intéressée à cette importante question, lui fit expédier aux Fidji sur le bateau qui devait le ramener rapidement des plants de lantana calédoniens sur lesquels après avoir fait un premier lâcher de mouches, il put étudier la façon dont les graines allaient être attaquées. Les résultats se présentèrent, en tous points, semblables à ceux observés à Honolulu. Aussi, dès le mois de mars suivant,a-t-on pu remarquer sur les lantanas de Nouméa et des environs de nombreuses baies parasitées. En juin, les graines récoltées avaient donné naissance à des mouches que la Chambre d'Agriculture se mit en mesure d’envoyer dans tous les centres de la brousse qui en furent pourvus vers la fin novembre de la même année,
Chargé, en ma qualité de Président, de diriger ces envois, je dus recourir, en l'absence de mousses à réaclion acide à divers essais pour arriver à supprimer le plus possible le développement des moisissures et par voie de conséquence, augmenter le nombre des naissances.
Je venais justement de me rendre compte des résultats que la chaux vive pouvait permettre d'obtenir au sujet de la conservation des grains et j'appliquai le mème système, avec plein succès d’ailleurs, à mes envois.de graines.
Le fond des bocaux qui devaient recevoir des baies parasitées fut légèrement saupoudré de chaux vive, un large tampon d’ouate bien dissociée fut mis dans le flacon, les graines réparties un peu partout et l'ouverture des bocaux recouverte de tulle fin.
Ces envois furent renouvelés à chaque demande faite par un centre de la brousse et, en 1915, l'on remarquait déjà un peu partout une absence de levée de jeunes plants de lantana,
Par suite des difficultés économiques qui se firent d'année en année
Het LONGUE
plus impérieuses pendant et après la grande Guerre, cette question n'a pas pu être suivie avec l'attention qu'elle méritait et, les conditions de milieu aidant, car elles sont en Calédonie moins favorables qu'à Honolulu surtout au point de vue du vent, beaucoup de centres virent refleurir leurs lantanas, preuve certaine de la disparition des mouches en ces endroits. .
Il reste cependant avéré que de nombreux spécimens existent encore dans la Colonie et qu'il ÿ aurait le plus grand intérêt à ne pas perdre le bénéfice des importants sacrifices qui ont été consentis pour arrêter le développement de celte plante envahissante.