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quelle saison les trocas se reproduisaient, de façon à pouvoir fixer de façon précise la dimension des coquilles adultes.
Je dois à la vérité de dire que 3 envois de trocas avaient été faits à 3 reprises différentes au Muséum de Paris par la Chambre de Commerce sans que le Pays ait pu être fixé sur cette question.
De l'étude très intéressante qui a été faite par ces Messieurs il ressort nettement que : .
Dans chaque coquille, les sexes sont séparés et qu’il n’y a aucun moyen de les distinguer, à moins de retirer l’animal de sa coquille pour l’examiner. En coupant le sommet du cône qui met à nu les plans concentriques supérieurs, on aperçoit les glandes sexuelles sous forme d’une masse nie appuyée sur le qui est ch un vert foncé. M
Pendant la saison de la Da ces glandes grossissent et les œufs à malurité sont très facilement reconnaissables chez les femelles.
En octobre 1913, sur tous les spécimens mesurant de 70 à 82 millimètres de diamètre qui. ont élé examinés, les glandes sexuelles n'étaient pas développées. Chez les femelles, les ovaires étaient très petits et les œufs imperceptibles.
Chez un des mâles de 73 millimètres, le testicule Set des spermatozoïdes qui peut-être auraient pu reproduire.
En mai 1914, un examen de plusieurs coquilles mesurant moins de 85 millimètres permit de faire les mêmes constatations.
Octobre 1914. — L'étude faite des gros trocas mesurant de 10 à 12 centimètres à leur plus grand diamètre démontre de façon concluante l'exactitude des renseignement précédents, à savoir :
Que les petits trocas ne sont pas arrivés à maturité.
On observe une très grande différence entre les grandes et petites: coquilles, car les glandes sexuelles sont à ce point développées chez les premières qu'elles recouvrent presque entièrement le foie.
Le testicule est d’un blanc sale grisâtre tandis que l'ovaire est. d'un vert très foncé.
Les œufs examinés au microscope étaient presque à maturité et. enveloppés dans une gaîne gélatineuse.
D'après leur état, ils devaient commencer à être pondus, selon toute probabilité, à partir de fin octobre ou commencement de novembre pour continuer pendant un certain temps encore indéterminé. Dans une coquille de 40 millimètres, le testicule n'avait pas. encore atteint son complet développement.
— Coguille, PA
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Trocas. — Figure due à M. Monlagu.
30 décembre 1914. -— Dans quelques grands spécimens de 9 centimètres et au-dessus examinés le même jour, la poche des œufs des femelles était très distendue et remplie d'œufs paraissant Le à être déposés. LAN l
Ces œufs étaient tous de la même grosseur et de la même apparence générale, mais beaucoup plus nombreux que dans les coquilles examinées en octobre.
Il semblerait qu'aucun œuf:n’ait encore été déposé, mais il est impossible cependant de l'affirmer de façon absolue. En tout cas, la , saison est bien proche. | de
Comme conclusion, bien que les observations n ‘aient pas été poursuivies pendant l’année entière, l'on se rend nettement compte que la législation actuelle, en défendant de pêcher les coquilles au-dessous de 80 millimètres, protège uniquement les sujets non encore adultes, c’est-à-dire incapables de se reproduire.
I faudrait, par pure logique, sinon modifier à Foot prévue comme limite, du moins prohiber la pêche des gros trocas au-dessus de 12 ou 14 centimètres, ce qui assurerait une souche permanente, car ces coquillages, qui sont d’ailleurs souvent lunés ou piqués, c'està-dire sans grande valeur, vivent très vieux et conservent leurs facultés reproductives jusqu’à leur mort naturelle. Pour remplacer ces gros sujets, il serait bon de diviser la Calédonie en 5 zones et d'y prohiber entièrement la pêche à tour de rôle pendant une période de 5 ans. |
L'industrie s'intéresse vivement aux trocas de Nouvelle Calédonie à cause de leur belle qualité.
Ils sont cotés de 650 à 750 francs les 100 kilogs, alors que les nacres noires de Tahiti n’obtiennent que de 500 à 700 francs, les Trocas de la
mer Rouge, les Burgaus Tulear, 300 à 500 francs et les Burgaus Madagascar, 200 à 400 francs.