UN VÉGÉTAL SPÉCIFIQUE DE LA DYSENTERIE
Rhynchosia.
Avant d'entrer dans le détail de cetle étude qui tirera sa substance même de la relation d’un nombre imposant de cas qui ont été traités, ilme faut noter d'abord à la suite de quelles circonstances j'ai été améné à l’entreprendre et à la poursuivre. |
Je me hâte de dire que ce n’est pas un droit de cité que je réclame. Je demande simplement qu'on veuille bien accepter les passeports d'une méthode qui ne se présente qu'avec la recommandation de nombreux succès qui, s'ils me sont apparus, au début, comme des coïncidences heureuses, se sont présentés par la suite comme des successions de « cause à effet ».
C’est avec d'autant plus de confiance que je soumets cette étude à l'appréciation de mes pairs, qu’elle a été poursuivie pendant 10 ans, que les résultats ne se sont jamais démentis dans un pays où la dysenterie n’est plus seulement à l’état endémique, mais se présente plusieurs fois l'an sous forme d’épidémie et que le seul but que je poursuis est un but exclusivement humanitaire.
Historique, — Au cours des fréquentes randonnées que j'eus l’occasion de faire dans l’intérieur de l’île, il m'a été donné non seulement de recueillir des renseignements assez curieux sur certaines maladies simulées des condamnés, mais de noter encore les effets thérapeu- Liques particuliers de quelques herbes indigènes ou importées.
Parmi celles-ci, deux surtout m’avaient été signalées d’une façon toute spéciale, le rhynghosia qui va faire l'objet de celte étude el une autre qui possède la propriété d’être un antidote contre les empoisonnements par les poissons.
Je restai longtemps sans allacher de réelle importance à ces communicalions, n'ayant jamais pu me trouver en présence même d’une
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coïncidence heureuse, lorsqu'un jour, les hasards de mes fonctions officielles m'amenèrent dans une famille où je fus le témoin d’une