scène douloureuse
Un des fils, âgé de 25 ans, était atteint depuis 3 mois déjà, d’une dysenterie qui, malgré deux séries d° injections d’hordénine et d'émétine, n’avail pu être enrayée. Der L
Le médecin traitant, désolé de se trouver impuissant devant un cas aussi rebelle, avait fait comprendre à la maman la gravité du mal et j'assistai à la scène de larmes et de désespérance qui suivit le départ du Docteur.
Très impressionné, et par la maman et par le malade qui n’avait même plus la force de se tenir sur ses jambes, la moyenne journalière de ses selles variant de 50 à 60, j'attendis d'heure en heure la nouvelle de sa mort qui ne vint pas. Etonné de ce silence, je m'en fus 3 jours. après pour m’enquérir du malade que je trouvai, à ma profonde stupéfaction, grandement amélioré. Il m’annonça que, non seulement le: nombre de ses selles était déjà tombé de moitié, mais que la nature même de ces selles commençait à se présenter différemment.
Au cours de cette visite, sa maman lui administra devant moi, à plusieurs reprises, le contenu d’un pot qui n’était autre que de la tisane de rhynchosia et en la lui administrant, elle m'avoua, cernme si elle éprouvait le besoin de se disculper, que, perdu pour perdu, elle. ne croyait pas encourir de responsabilité quelconque en recourant. pour son fils, à cette tisane qui venait d’ailleurs d'opérer déjà une telle transformation dans son état. Elle ne larda pas à être récompensée de son initiative, car le malade revint rapidement à la santé avec une convalescence de plus courte durée que d'ordinaire en pareille circonstance, et c’est plein de vie qu'il partit aux tranchées avec le premier contingent des jeunes Calédoniens, en 1915.
Frappé, je le fus très vivement par ce résultat auquel je ne voulus d’abord attacher qu'une importance relative, bien qu'il vint appuyer d’autres cas analogues qui m’avaient été signalés, lorsqu’à quelques. semaines de là, j'appris qu'un bébé, encore au sein, atteint d’une dysenterie grave, avait été Waïté de la même façon et guéri aussi heureusement, era
Ma résolution fut dès lors prise : j'entreprendrai toutes les expériences nécessaires pour arriver à confirmer ou à infirmer l’action si précieuse de ce végétal et je commençai à me mettre en mesure de la bien connaître. ;
Caractéristiques. — Elle n'existait pas en Calédonie, au dire des Canaques, avant l’arrivée des Blancs. C’est un surveillant militaire qui, selon toutes probabilités, a dû l’introduire de la Guyane où son action thérapeutique serait connue. Elle a passé longtemps inaperçue dans le pays où elle’ ne s’est répandue que lentement. On n’en trouvait, en effet, que de rares spécimens dans certains endroits de la presqu'île de Nouméa, et ce n’est que petit à petit qu'elle s’est propagée. Se rencontre aujourd’hui un peu partout. Aurait été spécifiée par le Muséum de Paris sous le nom de Rhynchosia.
-Pousse dans tous les terrains, mais de préférence dans ceux qui contiennent une certaine humidité. Est rampante, mais se comporte surtout très bien lorsqu'elle se trouve à l'abri d’autres plantes après lesquelles elle s’agrippe grâce aux petites vrilles dont elle est pourvue. Il en existe deux variétés : une à fleurs bleues et une autre à fleurs jaunes, qui sont aussi actives l’une que l’autre. Porte des gousses contenant trois ou quatre gaînes qui la font classer dans la famille des Légumimeuses. Est très recherchée par le bétail, gros et petit, qui s’en
nourrit de préférence à toute autre plante, comme s’il en pressentait
. les bons effets.
Ce n’est qu'après plusieurs essais que j’ai réussi à obtenir une germination régulière et à ia cultiver.
Je m'attachai alors à en constituer une certaine réserve qui me permît de ne pas être entravé dans les expériences que je me hâtai d'entreprendre.
Parmi les 32 observations que j'ai pu recueillir sur différents animaux : chiens, chevaux, porcs, bétail, et qu'il ne me paraît pas utile de rapporter en détail pour ne pas donner à cette étude une impor-" tance qui pourrait paraître exagérée, j'en relaterai cependant quelquesunes qui sont caractéristiques :
Obs. 1 (1916). — Ratier, 16 mois, de pure race, a comme origine un père et
une mère importés d'Australie. Appartient à M. L...
Est pris subitement de diarrhée profuse qui s'aggrave rapidement au point de ne plus évacuer au bout de 48 heures que du sang presque en nature.
Ce chien, qui fait la chasse aux rats, se trouve sur une petite ferme où le propriétaire s'adonne à l’élevage du porc. Il a l'habitude de suivre le domestique qui est chargé des soins et de la distribution des aliments dont la base est formée des résidus d'abattoir. Ces résidus ne sont jamais distribués que cuits. Le petit ratier, qui réussit toujours à en dérober quelques morceaux, a dû en ingérer une trop grande quantité où peut-être même en a-t-il absorbé à l’état cru un morceau légèrement altéré, car nous sommes en période orageuse où la
viande se gâte rapidérment.
Je constate de l'abattement, des nausées avec vomissements bilieux renfermant même quelques filets sanguinolents, une bouche chaude et sèche, des muqueuses plutôt pâles et un état général d'excitation qui nr gd beauçoup à des coliques. Douleurs vives abdominales à la palpation} Selles fréquentes, liquides, et faites surtout de sang avec prolapsus du rectum.
J'institue immédiatement le traitement au rhynchosia, à l'exclusion de toute autre médication.
Diète hydrique mais avec de la tisane tiède et sucrée administrée à la cuillère de demi-heure en demi-heure et grands lavages intestinaux avec la même tisane au moyen de la sonde et du bock, à raison d'un demi-litre matin et soir.
Je prescris en même temps des tamponnements chauds avec la tisane sur le rectum prolapsé qui se réduit facilement et je préviens le propriétaire qu'en cas de vomissement, il y aura lieu d'insister un quart d'heure après en redonnant une nouvelle cuillerée à bouche. \
Le soir, j'apprends que les deux premières cuillerées seules n’ont pas été bien supportées, mais que depuis, le malade a happé lui-mêmela tisane chaque fois qu'elle lui a été présentée. 11 a même manifesté dans le courant de l’aprèsmidi une telle soif que le Javanais chargé de le soigner a cru bien faire en lui en donnant ? de plus. S
A ce moment, je trouve le malade plus calme. Il est couché en boule et se laisse examiner sans manifester la plus petite douleur. Ses selles, au nombre de 6 dans la matinée, n'ont été que de 4 des l'après-midi. Elles sant encore liquides, très sanguinolentes.!
Continuation du même traitement.
Le lendemain, je constate avec satisfaction un changement complet dans l'attitude générale du malade qui n’a eu que deux selles dans la seconde partie de la nuit, la dernière qui m'est préaentée étant pâteuse et ne renfermant plus que quelques stries sanguines.
Mêmes prescriptions que la veille avec 2 autres lavages intestinaux.
Le matin du troisième jour, je trouve le malade se promenant dans la cour et aboyant à mon arrivée. Il n'a eu depuis la veille qu'une seule évacuation moulée et de bonne coloration.
Je recommande de ne le remettre à son régime alimentaire normal que progressivement et j’'abandonne mon ratier que je considère comme guéri. Je l'ai revu à quelque temps de là en excellente santé. Son propriétaire m'a dit qu'il n'avait pas remarqué de convalescence comme il s’en De d'habitude en pareille circonstance.
Obs. 2. — Z'ruie nourrice avec 9 petits, mai 1917,
Le propriétaire du ratier qui est resté très agréablement impressionné à la suite de la guérison si rapide de son petit chien me fait appeler pour une truie nourrice allaitant 9 pelits (race Berkshire) et à laquelle il tient particulièrement à cause de son pedigree.
IL m'avoue avoir déjà perdu plusieurs mères et porcelets à la suite toujours de diarrhée.
De l'enquête que je fais, ïil ressort que le Javanais chargé de distribuer la nourriture, sans rien dire à son maître, gavait les mères de viande avani et après la mise bas. C'est là une circonstance suffisante pour expliquer l'existence de cette affection sur les mères et, par voie de conséquence, sur Les porcelets. S
Il m'a même été donné à plusieurs reprises de constater la perte complète de
portées entières qui étaient expulsées en partie mortes ou vivantes, mais avec une vitalité si faible que tous les sujets succombaient quelques heures après leur naissance. Il m'a suffi de prohiber d’une façon absolue la viande un mois avant la parturition pour faire disparaître ces accidents.
La truie nourrice qui fait l’objet de cette relation était étendue sur la litière au moment où j'en fis l'examen. Elle paraissait triste, avait mauvais poil et mauvais aspect général. Elle avait mis bas, il y avait exactement sept jours et
- Son propriétaire m'affirma que le délivre avait été rejeté normalement.
Le train postérieur est particulièrement sale, souillé par des matières liquides et sanguinolentes. À * Les 9 porcelets, qui s’agitaient en vain autour des mamelles à peu près vides de lait, se trouvaient atteints eux aussi d'une diarrhée blanchâtre qui n'en
était encore qu’à la période bénigne, car ils donnaient l'impression d'être restés
gais. Je prescrivis la médication au rhynchosia pour la mère et ne m’occupai pas, pour l'instant, des petits qui, je supposais, devaient guérir d'eux-mêmes avec le retour à la santé de la nourrice. |
Comme il eût été difficile d'administrer la tisane par cuillerée à bouche, je conseillai de la donner sous forme de boisson tiède et sucrée à 3 ou 4 reprises par j jour et mélangée à parties égales à ‘ae l’eau tiède bouillie, environ un demilitre chaque fois.
Je complètai cette médication avec deux lavages intestinaux dans la journée, toujours avec la même tisane (un litre, chaque fois).
Les résultats se présentèrent 3 jours après, sous les mêmes auspices heureux. La nourrice reprit sa gaîté et manifesta rapidement son désir de recevoir à nouveau ses rations qui ne redevinrent normales que progressivement.
Deux porcelets plus atteints que les autres moururent, mais les sept autres résistèrent et guérirent naturellement dès que la mère put les allaiter à nouveau. C'est volontairement que j'ai négligé de traiter les porcelets pour mieux me rendre compte de l'influence qu'aurait cette attaque sur la sécrétion lactée. |
Celle-ci se rétablit régulièrement et rapidement puisque 7 petits sur 9 continuèrent à se développer normalement. Convalescence négligeable.
Obs. 3. — Poulain, 1918.
Pur sang âgé de 17 mois. Est atteint subitement et brutalement de diarrhée profuse verdâtre qui se transforme au bout de 24 heures en dysentérie.
Le propriétaire, très sportman, fonde de grosses espérances sur ce poulain et. me téléphone pour me prier de venir voir le malade qui se trouve à 40 kilomèêtres du Chef-lieu. Je m'y rends en auto et trouve mon maladg avec le cortège symplomatologique classique.
Au courant des expériences que j'ai entreprises, le propriétaire accepte de laisser soumettre son poulain à la médication du rhynchosia d'autant plus que celui-ci est suffisamment dressé pour pouvoir être soigné à l’écurie,
Je prescris la diète hydrique, l’eau devant être coupée mi-partie avec de la tisane tiède et sucrée, dans la proportion de un litre chaque fois. Le poulain, bien qu'habitué à l’alimentation sucrée, refuse ce breuvage pendant toute la matinée. Un autre lui est préparé de la inême façon vers 3 heures et, la soif aidant, il est accepté cette fois avec avidité, car aucune autre boisson ne lui avait été donnée. Deux lavages intestinaux au bock de 1 litre et demi lui sont, en outre, administrés et doivent être répétés dans les mêmes proportions jusqu'à dar ition complète de tout symptôme. < j
Lé propriélaire me tient au courant par téléphone deux fois pa jour et
m'annonce dès le lendemain une sensible amélioration qui s’accentue au point de devenir complète le quatrième jour.
Durée de la convalescence négligeable.
Obs. 4. — Vache lailière, février 1919. à
Assure l'alimentation d’une famille qui ne dispose que de peu de ressources. C'est dire la valeur intrinsèque que représente cette bête aux yeux du propriétaire qui la voyant prise. subitement de coliques et d’évacuations fréquentes paraissant renfermer beaucoup de sang, vient immédiatement me chercher.
8 ans, sans spécialité, laitière, cette vache qui est très douce, provient d'un troupeau d'élevage où elle s'était toujours fait remarquer par ses qualités de bonne mère. À mis bas, il y a six semaines un veau mâle de belle venue qui vient-d’être livré à la boucherie il y a 24 heures.
L'Arabe qui l'a vendue avait assuré qu’elle donnerait 10 litres de lait par jour aussitôt après son vêlage, mais elle n’a jamais atteint ce taux, malgré le -supplément raisonnable de nourriture qui lui a été distribué régulièrement. Mais telle qu’elle est, avec ses 7 litres de lait, elle peut être cataloguée bonne laitière pour une vache calédonienne. .
Avait l'habitude, de rester dehors une bonne partie de la journée pendant laquelle “elle broutait du silver grass répandu un peu partout dans les envi-. rons. N’avait jamais présenté un signe d’indisposition quelconque depuis la date de son achat, soit trois mois.
Comme d'ordinaire, avait été mise à l’étable la veille au soir où sa ralion de gruau et d'herbe lui avait été distribuée. É
Le matin à cinq heures, le propriétaire qui opérait la traite es fut très étonné de la trouver complètement étendue sur le côté gauche et se plaignant. Une partie de la ration de la veille n'avait pas été touchée, mais, par contre, l'eau de boisson contenue dans la baïlle avait été presque complètement absorbée. Il ne réussit à lui tirer que trois quarts de litre de lait qu'ileut la prudence de ne pas faire consommer par ses petits enfants, de peur d’un accident quelconque.
La litière était très nids et paraissait souillée de sang. À un moment même, la bête, au dire du propriétaire, s'était relevée brusquement, avait tourné deux ou trois fois dans son étable puis, se figeant sur ses quatré pattes, avait évacué avec force une selle liquide faite presque exclusivement de sang. C'est alors que, sous l'empire de l'inquiétude, on vint me chercher.
À mon arrivée, je trouve la bête abattue avec un muffle chaud, seg et ne ruminant plus. Elle tient presque continuellement la queue relevée pour ne pas gêner les évacuations qui se succèdent assez rapprochées, peu abondantes, il est vrai, mais renfermant, en effet, plus de sang que de mucosités.
Le propriétaire, que ses occupations appellent à la ville, ne peut me donner aucun renseignement sur ce qui a pu se passer d’anormal la veille. J'interroge le domestique noir chargé de conduire la vache au pâturage et j'apprends, en insistant beaucoup, que celle-ci s’est sauvée et qu’il n’a réussi à la ramener que peu de temps avant le retour de son maître à qui il se garda bien de dire la vérité. Or l'endroit où il trouva la vache broutant est un marécage qui, pendant la. saison chaude, ne contient que quelques trous d’eau sale et particuliè- rement souillée Il est done vraisemblable que c'est dans l'absorption de cette eau qu’il faut rechercher la cause de l'intoxication qui a déclanché l’état dans lequel se trouve la bête. :
M. M... connaît les ‘vertus du rhynchosia qu’il utilise pour ses enfants à la moindre alerte ; aussi accepte-t-il avec empressement que je soumette sa malade
à cette médication, bien qu'en réalité la tisane ne fût pas indiquée en la circonstance. J'étaistoutefois tellement désireux de me rendre compte jusqu'où pouvaient aller les vertus de cette plante que j'avais laissé comprendre au: propriétaire que, en cas d'échec, je l'aiderais à retrouver une autre laitière,
- Le traitement fut donc institué toujours de la même manière et sans recourir même à un purgatif pour commencer.
La malade ne reçut comme eau de boisson que de la tisane tiède et sucrée coupée d'eau bouillie. Elle ne fit aucune difficulté pour boire ce breuvage qui fut renouvelé à quatre reprises dans la journée, à raison de deux litres chaque fois. Quatre grands lavages intestinaux lui furent, en outre, administrés «dans le même laps de temps.
Le soir, je trouve la bêtg abattue, mais calme.
Il ne m’a pas été possible de connaître le nombre exact des évacuations depuis ma visite du matin : le domestique ayant oublié de les noter et ne se rappelant plus. Elles contiennent cependant toujours du sang que je retrouve dans la litière
-Je preseris un nouveau lavage vers 6 heures du soir, deux autres litres comme boisson et je recommande au propriétaire d'examiner lui-même la malade jusqu’à son coucher pour pouvoir me renseigner d’une façon précise le lendemain.
Le lendemain, à 6 h. 1/2 du matin, je constate une grosse amélioration, La vache est debout, calme. M. M... me dit que vers 11 h. 1/2 du soir, elle s’est couchée sans manifester la moindre excitation, aussitôt après avoir uriné abondamment. Cette urine dégageait même, ajouta-t-il, une odeur partieulière d'ail. À eu encore 4 évacuations pendant la première moitié de la nuit, mais
- deux seulement dans la seconde dont une vers 5 heures, moins liquide et de
coloration fortement brunâtre. Elie a également rejeté une urine foncée et abondante aussitôt après cette dernière selle. .
Je prescrivis de laisser la malade encore à la diète hydrique, l'eau étant toujours remplacée par la tisane à raison de 6 litres en 3 fois et je recommandai 2 nouveaux lavages par le rectum. On devait profiter des meilleures heures de la journée pour mettre la bête au soleil en ayant soin de la rentrer vers 4 heures. #
Le soir, OA de sang ont totalement disparu. Il ne s’en est produit que ? dans la journée, presque pâteuses et moins foncées. Une urine abondante et chargée a été également rejetée, répandant encore cette même odeur alliacée. Bien que ne ruminant pas encore, l’état général donne cependant l'impression de s'être grandement amélioré. La malade paraît, en effet, ne plus se désintéresser de ce qui se passe autour d'elle.
Je la fais traire devant moi pour ne pas la laisser se tarir brusquement et on
réussit à extraire un tiers de litre de lait qui répand, lui aussi, cette odeur
particulière rappelant l'ail. Il ne m'a pas été possible de situer la cause de cette odeur qui doit être due, selon toutes probabilités, à une herbe de marais.
En raison de la rapidité avec laquelle les symptômes se sont amendés et dans la crainte qu'il ne se produise de la constipation comme il m'avait déjà été donné de le constater à la suite d’une administration un peu trop forte de : rhynchosia, je recommandai de faire prendre le lendemain matin, au jour, 100 grammes de sulfate de magnésie et 100 grammes de sulfate de soude dissous dans un litre d’eau bouillie, dans le cas où aucune selle ne se produirait jusque là. ;
C’est, en effet, ce qui eut lieu. Le troisième jour, je trouvais la vache rumi-
nant et cherchant à manger. Son mullle donne à la main une sensation très
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nette d'humidité sans chaleur. Je la fais sortir au Strass où on la Jaisse brouter pendant une demi-heure le matin et une demi-heure le soir. J'institue un régime alimentaire sucré avant de lui laisser redonner ses rations uormales et je conseille de reprendre régulièrement les traites trois. fois par jour, sans permettre de consommer le laït jusqu'à nouvel ordre. Le Ce lait fut reconnu bon à l’analyse le sixième jour. La vache avait recommencé à donner ?, puis 4, puis 6 litres, quantité qu'elle n’arriva plus à dépasser. Cette bête, que j'ai revue souvent après cetle sévère attaque, a toujours continué depuis à présenter toutes les apparences de la santé. Chez elle non lue on n'avait pu remarquer de convalescence au sens propre du mot.
Obs. 5. — Chien, 1921. ;
- Chien de berger belge importé 4 Franse par M. B..
Est âgé de 18 mois. À parfaïtement supporté le Voie de Marseille à Nouméa sans donner à son propriétaire la moindre inquiétude.
Suis appelé le 12 janvier à l'examiner 7 jours après son débarquement. Présente tous les symptômes de la maladie du jeune âge avec éruption cutanée et localisation grave sur les bronches. L'appétit est supprimé, la soif vive, le nez chaud et sec, le corps secoué par des tremblements, les yeux chassienx avec la sclérotique striée de filets de sang.
Le malade n’a pas toussé, au dire du propriétaire et cependant les narines. sont souillées par un jetage sale déjà ue épaissi, l'obligeant à respirer par la bouche. Souffle labial.
A l’auscultation, râles crépitants des 2? côtés. Bromeite du cœur tumultueux. Pouls très affaibli. |
A la percussion, matité surtout à droite. :
Température 40°6. Le malade mis debout se plaint et reste figé sur ses
quatre pattes écartéecs sans consentir à faire un mouvement. À ce moment, fait des efforts pour vomir. RSI des matières glaireuses de coloration verdâtre.
Suis en présenee d’une attaque très sévère de la maladie survenant sur un sujet de race puré et je n’en cache pas la gravité au propriétaire qui, naturellement, serait désolé de perdre ce chien pour lequel il a consenti de gros sacrifices pécuniaires. $
En raison de la gravité des symptômes, un large aber lui fut appliqué sous la poitrine, Je n'hésitai pas à soumettre immédiatement le malade à une série d’injections d'huile camphrée et de cacodylate de soude. Il lui fut administré en même temps pendant trois jours un électuaire d'essence de térébenthine à raison d’une cuillerée à café d'essence pour deux cuillerées à soupe de miel.
Est mis à la diète hydrique sucrée; de grands lavages intestinaux à l'eau bouillie viennent compléter le traitement.
Dès le surlendemain, une diurèse abondante se produisit, la fièvre diminua et, sous l'influence des injections qui furent continuées, la défervescence s’établit définitivement pour faire place 10 jours après à une convalescence qui me permit de dire au propriétaire que le malade pouvait être considéré, à moins de complications impossibles à prévoir, comme guéri. Je laissais, bien entendu, des prescriptions au point de vue-alimentaire et hygiénique et je ne revis plus mon malade, lorsque 5 jours après, je fus appelé en toute hâte, le chien venant d’avoir trois évacuations presque consécutives de matières sanguinolentes,.
Le 27 janvier, à mon arrivée, je conslatais, en effet, que les selles que j'avais
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recommandé de me conserver contenaient beaucoup de sang. Le malade, què ‘MP trouve couché dans un coin de la cour, est très abattu. Il ne cesse de se relever et de se recoucher comme s’il ne pouvait rester en place. La bouche est chaude, sèche et la soif vive. A la palpation, on décèle des douleurs abdominales générales qui arrachent des plaintes et amènent des contractions violentes de la partie postérieure de l'intestin. Le chien évacue même à ce : . moment des matières formées en plus grande partie de sang que de mucosités. . Je cherche à remonter à la cause du mal, mais il ne m'est pas possible d'obtenir de renseignements précis, le propriétaire m'ayant avoué que le malade s'était échappé de la maison 48 heures auparavant et n’y était rentré
. que dans la soirée.
Avait-il ingéré quelque aliment avarié? C'est probable. Quoiqu'il en put être,
il fallait agir au plus vite pour éviter que le mal ne s'aggraväl, car, circons-
tance qui ne doit, en aucune occasion, être perdue de vue aux Colonies, le
malade était de race pure, c'est-à-dire un sujet sur lequel les affections internes - revêtent en général un caractère beaucoup plus virulent. Les résultats heureux que j'avais déjà obtenus dans de semblables circons- tances sur d’autres malades avec Le rhynchosia firent que je n'eus recours qu’à ce traitement à l'exclusion de tout autre.
- Mis à la diète hydrique, je prescrivis d’administrer au chien de demi-heure . en demi-heure et pendant les deux premières heures, deux cuillerées à soupe . de la tisane tiède et sucrée pour n'en plus donner qu'une les heures suivantes. Deux grands lavages intestinaux lui furent, en outre, donnés dans le courant de la journée, avec la tisane (trois quart de litre, chaque fois). Le soir de ce - même jour, le malade paraît plus calme. Il a perdu l’habitude de se lever et de se recoucher et ne réagit plus que faiblement à la palpation. Les selles encore au nombre de 6, sont cependant toujours liquides et sanguinolentes.
La tisane est continuée jusqu'à 11 heures du soir dans les mêmes proportions et reprise le lendemain matin dans les conditions analogues à celle de la veille.
A mon arrivée, à 9 heures du matin, le 28, le chien se lève à mon approche en remuant la queue, et ses yeux me regardent avec une telle douceur qu'on y peut lire de la reconnaissance.
Une seule selle avait eu lieu dans la deuxième partie de la nuit et une autre - le matin à 7 heures et demie, mais presque exempte de sang et légèrement
pâteuse.
2 autres lavages intestinaux lui furent donnés au cours de cette seconde journée. Dans la soirée, je revois le malade qui commence à se déplacer facilement et à dresser les oreilles au moindre bruit.
Malgré l’insistance déployée par le propriétaire pour donner à son chien quelque nourriture, je m'y oppose formellement.
Le 29, tout symptôme avait disparu. Une seule évacuation moulée et de coloration franchement jaunâtre avait eu lieu, sans la plus petite trace de sang.
La gaîté était revenue et le chien faisait ses gambades habituelles. Trois jours | après cette sévère attaque, il est remis progressivement à son régime alimentaire habituel. Convalescence de très courte durée pour ne pas dire nulle.
En mai de la même année, je fus appelé à nouveau auprès de ce chien qui, à Ja suite d'une bataille avec un autre chien, avait reçu une morsure assez sérieuse à l'épaule gauche. Il est, à part l'accident dont il vient d’être victime, en parfaite santé générale et son maître me dit que depuis son attaque de dysentérie, il n’a manifesté aucun signe de faiblesse ou autre.
Re | Le
RC 4 ' TE "a,
Considérations générales. — Comme on peut s’en rendre compte par la relation de ces cinq cas, l’action de la plante s’est manifestée également et aussi rapidement dans un cas que dans l’autre. Le premier effet observé a toujours été la disparition de la douleur.
Sans vouloir chercher à expliquer par suite de quel mécanisme elle agit sur la muqueuse intestinale, l’on peut affirmer que celle-ci se transforme et que les sécrétions se régularisent puisque le nombre de selles décroît progressivement en même temps que s'améliore leur nature. AS
Au fur et à mesure qu'il me fut donné d'enregistrer un nouveau succès, je compris mieux les résultats heureux qui m’avaient impressionné et poussé à faire l’étude expérimentale de l’action de cette plante dont l'emploi en médecine humaine devait et pouvait devenir si précieuse, surtout dans un pays comme la Calédonie où le service médical n’est pas partout assuré et où les familles sont partieulièrement -à la merci des attaques brusques et insidieuses de la dysenterie. C’est dans ce but que je me mis en quête de recueillir le plus d'observations possibles, ce qui me fut très facile, en raison du peu d’étendue du pays où tout le monde se connaît. Beaucoup, en outre, étaient au courant des expériences que j'avais entreprises, des résultats que j'avais obtenus et de l'intérêt que je portais à cette question.
Comme on avait enfin recours à moi pour obtenir durhynchosia que je continuais à cultiver, nombreux sont ceux qui vinrent m'offrir la relation de leur malade. Ce sont quelques-unes de ces observations que je vais maintenant faire connaître.
Obs. 1, due à l'obligeance de M. S. P.
, 25 ans, 1915. Employé sur une propriété de la Baie du Sud, est obligé de rentrer au Chef-lieu pour une entérite survenue à la suite d’une alimentation faite trop exclusivement de conserves, entérite qui se transforme au bout d’une quinzaine de jours en véritable dysenterie. Très surmené, le jeune homme, aussitôt de retour chez ses parents, fut NAS très énergiquement par un des Docteurs de Nouméa. :
Malgré une série d'injections hypodermiques d’ hordénine et d’émétine, complétées par un régime très sévère qui a été suivi à la lettre, non seulement aucune amélioration ne survint, mais le malade ne cessa pas de maigrir au point de ne plus peser à la fin du troisième mois que 48 kilogrammes.
Son poids initial au moment où il avait pris possession de son emploi était de 78 kilogrammes.
Le nombre des selles, à ce moment, ne pouvait plus être compté, le malade restant presque continuellement sur le vase. Elles dépassaient au dire de la mère, 70.
Très confiante en son Docteur, qui n'avait pas voulu accepter la responsa-
oe
bilité de laisser prendre au malade du rhynchosia dont il ne connaissait pas les effets, et très scrupuleuse, malgré les supplications de son fils aîné, celle-ci ne consentit à recourir à cette herbe que le jour où, étendu sur son lit presque sans souffle, elle eût nettement la perception que son petit élait perdu.
Le médecin avait, d’ailleurs, laissé entendre qu’il ne lui restait que peu d’espoir, le pouls étant descendu à 38.
Affolée, elle s'empressa d’en administrer sous forme de tisane tiède et Aires et, comme toujours en pareil cas, elle ineita son malade à en boire le plus possible. Elle réussit même, m'a dit le frère, à lui en faire prendre un litre et ras du matin à minuit environ.
La deuxième partie de cette même nuit fut, paraît-il, plus calme. Le malade s’endormit pendant 4 heures, chose qu'il n'avait pu faire depuis plusieurs semaines.
Le nombre des selles tomba. comme par miracle, dès le lendemain, à 35, puis à 20, 10, 7 et 4 pour redevenir normales comme nombre et comme dualité de le 5° jour.
Grâce à une alimentation légère d’abord et petit à petit plus abondante mais très soignée, le jeune S... reprit rapidement des forces et du poids au point de pouvoir être considéré comme guéri le 222 jour après le début de cette médication. Je n'ai jamais pu savoir si la dysenterie avait été diagnostiquée amibienne ou bacillaire.
J'ai revu ce jeune homme souvent après, et la dernière fois qu’il me fut donné de lui causer, ce fut 14 mois après, au moment de son embarquement pour la France où il est allé mourir en héros dans les tranchées de la Somme. Il était alors dans un état de santé parfaite,
‘ne s'étant jamais plus ressenti, m'a-t-il dit, de sa grave maladie.
Obs. 2, donnée par Mme G..., 3 juin 1917.
Bébé de 13 mois. Est atteint d'entérite déclarée infectieuse depuis une semaine déjà lorsqu'il a êté transporté au Chef-lieu. Est, en grande partie nourri au sein. Le Docteur... le soumet aux grands lavages d'eau bouillie et à l'acide
lactique.
La moyenne des selles est de 20 à 25 par 24 heures. Odeur infecte avec colo-
ration verte prédominante.
Non seulement aucun mieux ne se manifeste, mais l'état du-bébé devient à ce point àalarmant que le docteur ne conserve que peu d’espoir de le sauver.
On a recours à ce moment au « rhynchosia » qui est administré à la tasse tiède et sucrée dans la proportion d’un demi-litre dans les 24 heures. L'enfant très altéré boit cette tisane facilenrent. Dans les 48 heures qui ont suivi cette prémière administration, l’état général de l'enfant paraît légèrement amélioré.
Atteint de véritable tic de l’ours qui le maintient en continuel mouvement, le malade a de longs calmes de repos. Le nombre des selles tombe de 25 à 8
dans les 24 heures, selles qui se présentent non plus sous la forme liquide,
mais pàteuses avec une coloration presque franchement jaunâtre. Par suite d’un sentiment explicable en lui-même, la grand'maman du bébé n'augure rien de bon de cette trop rapide amélioration et, dans la crainte de voir son petit atteint de méningite, elle fait interrompre l'administration de la
tisane.
L’acide lactique et les grands PERTE furent donc repris et continués pendant
quelques jours, malgré la réapparition des mauvaises selles d'abord et d’un état d’excitation ensuite qui ne laisse bientôt plus de repos à l'enfant.
Des mouvements spasmodiques des bras avec grincements de dents se produisirent alors, espacés d'abord, puis bientôt tes rapprochés et le petit malade fut repris de son balancement continu de la tête d’un côté à l’autre simulant ainsi le tic de. l'ours.
Le docteur diagnostiqua à ce moment : « méningite ».
Il s'était passé 39 jours depuis l'amélioration constatée à la Suite: de l'administration de la tisane de rhynchosia. Emue à juste titre et plutôt découragée, la grand maman demanda d’elle-même à reprendre la tisane qui fut alors donnée régulièrement, concurremment avec des bains et de grands lavages intestinaux faits de cette même tisane. La transformation fut très rapide.
Dès le quatrième jour, les mouvements des bras et de la tête furent moins fréquents, laissant au petit malade des intermittences de repos et le nombre des selles se réduisit de jour en jour. Au fur et à mesure de cette réduction, l'odeur infecte disparut et l'aspect liquide fit bientôt place à un état pâteux de bon augure: À partir de cette époque, l'amélioration s'accentua et grâce à une alimentation légère d'abord, puis plus copieuse, l'enfant entra rapidement en convalescence et put TOI ses parents qui habitaient à 130 kilomètres du Chef-lieu.
15 jours après, la guérison était complète. IL s'était passé 68 jours exactement depuis le début de la maladie,
J'ai toujours remarqué depuis que les convalescences élaient très rapides.
Obs. 3, due, également à l'obligeance de Mme G..., 24 août 1917.
Bébé à la naissance. A été élevé au biberon. <
Le petit malade qui a fait l'objet de la relation précédente, est retourné chez ses parents.
La chambre qu'il à occupée, le lit, les meubles et tous les objets ont été Fox fectés aussi soigneusement que Dossthle, On y a même brûlé du soufre.
Or, coïncidence malheureuse, 24 jours après, un enfant mâle est mis au monde dans ce même lit et, 17 jours après sa naïssance, il présente des symptômes graves d'entérite avec diarrhée.
Malgré le résultat merveilleux obtenu sur le précédent malade, la maman m'a ditavoir hésité à recourir au rhynchosia dans la crainte que l'enfant trop jeune ne pût le supporter; mais aucune amélioration n'étant survenue, on en administre régulièrement dès la 3° semaine dans le biberon, tantôt séule, tantôt mélangée au lait.
On’n'hésita pas alors à faire également des petits lavages intestinaux et le bébé put être considéré comme complètement guéri le quinzième jour qui suivit l’administration de cette méthode. Ce même enfant a été repris d’une assez sérieuse entérite à l'âge de trois ans et n’a été traité qu'avec le rhynchosia en boïsson et en lavages. C'est aujourd'hui un enfant RAR qui ne paraît pas avoir souffert même dans sa croissance.
Obs. 4, due à Mme V... Bébé de 2 ans, 1918.
Présente d'abord une humeur changeante, un appétit capricieux, puis se plaint de douleurs dans le ventre. Pas de température. La maman lui admi-
nistre une purge d'huile de ricin et lui réduit son alimentation, faile de lait et de farines. r
Quelques jours après, selles plus fréquentes, gélatineuses, vertes, puis sanguinolentes. J
Le Docteur, appelé en toute hâte, ordonne une potion au benzoate de soude et supprime l'alimentation qui est remplacée par du bouillon de légumes. Aucun mieux ne se fait observer. Au douzième jour, le petit malade a 0 selles dans la journée et 12 pendant la nuit. Ù
Très inquiète, la maman prend sur elle d'ajouter aux légumes qui servent à faire le bouillon une ‘petite quantité de Rhynchosia représentant la grosseur d'un œuf de cane. ;
Pendant trois jours, le mal a plutôt tendance à augmenter. Forte fièvre, 5909. Céphalalgie.
On remarque cependant que les selles sont moins fréquentes et moins liquides. Le sang disparaît, en outre, de ces selles et la fièvre tombe soudainement. L'amélioration, à partir de ce moment, ne fit que s’accentuer et au dixhuitième jour, le cortège des symptômes avait totalement disparu
Le malade est gai, cherche à jouer et demande à manger.
L'alimentation est alors reprise, mais avec parcimonie les premiers jours.
Outre un peu d'amaigrissement, l'enfant conserva un ventre ballonné dont il se plaignit souvent,
Phénomène curieux, il conserva un appétit excessif, mangeait même, tout ce qui lui tombait sous les mains, comme si jamais il n'était satisfait, On craignit même qu’il ne devint boulimique.
L'abdomen resta longtemps douloureux et lorsque, par surprise, il avait réussi à dérober quelque aliment, il devenait agité et dormait mal. Cet état dura 10 mois; après quoi il eut une rechute grave d’entérite à caractère diarrhéiforme mais sans sang. Le nombre des selles atteignit de suite 32 le premier jour et 0, durant la nuit. La fièvre dépassa 390 matin et soir.
Au bout du huitième jour, aucune amélioration ne s'étant produite sous l'influence du traitement classique, on eut alors recours deux fois par jour aux grands lavages intestinaux avec le rhynchosia dans les proportions suivantes :
Une bonne poignée d’herbe pour-les 2 litres de chaque lavage,
Pendant 12 jours, l’état du malade parut rester stationnaire, le nombre des selles variant de 40 à.45 par 24 heures.
Puis un peu de mieux commença à se manifester, mieux qui alla alors en progressant régulièrement jusqu'au trente- cinquième jour, époque à laquelle il put être considéré comme guéri.
Pendant plusieurs mois, l’alimentation fat strictement mesurée et, petit à petit, disparut le ballonnement du ventre, ainsi que l'exagération de son appétit au point qu'aujourd'hui, l'enfant, qui a 9 ans, se porte très bien et que ses fonctions n’ont jamais présenté depuis d’irrégularite. k
Obs. 5 et 6, dues également à Mme R...
Enfants de 8 et 6 ans, sœurs du bébé précédent.
Trois mois après la guérison de ce petit garçon, ses deux sœurs ont présenté soudainement les mêmes symptômes d’entérile avec diarrhée et fièvre.
Traitées immédiatement avec de grands lavages intéstinaux deux fois par jour, la maladie a duré douze jours chez la plus jeune et SRAÈRE jours chez l’'ainée.
On n’a pour ainsi dire pas observé de convalescence, tant la guérison s est faite rapidement.