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(CENTER EAN À — 471 — 131 — Perturbations météoriques. — L'ile n’est pas sujette aux tremble-
ments de terre et ne renferme aucun volcan. Les orages, fréquents pendant la saison chaude, se résolvent en pluiés bienfaisantes plutôt que meurtrières.
Elle à quelquefois à souffrir de coups de vent violents appelés cyclones qui, circonscrits dans un espace restreint, ne causent que des pertes locales et ne prennent jamais, comme dans d’autres régions, le caractère d’une calamité.
Système orographique. — Orientée N. -0., S.-E., la Calédonie est traversée dans loute sa longueur par une Ghaine de montagnes d’une altitude moyenne de 800 mètres, dont les plus hauts sommets ne dépassent pas 1.600 mètres, el que de nombreux contreforts rattachent à la mer. Entre une succession de pics jetés irrégulièrement et qui :
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déconcertent tous les systèmes, s'étendent de vastes plateaux et se creusent de profondes vallées.
D'après Augustin Bernard, le sol, qui repose sur des terrains pri-
mitifs semi-cristallins très largement développés, présente une série Sédimentaire tout à fait incomplète.
Les terrains de celte catégorie appartiennent tous au groupe secon- daire. M. l'Ingénieur Pelatan les regarde comme triasiques, jurassiques et crétacés. Cet ensemble est accompagné de manifestations éruptives variées (roches basiques et généralement magnésiennes).
Des roches vertes anciennes et des diorites ont affecté les terrains primitifs; des épanchements métaphysiques et porphyriques ont bouleversé les sédimentaires, mais les roches éruptives les plus remarquables sont, sans contredit, les serpentineux qui forment l'ossature de l’île et qui ont définitivement fixé son relief. \
L'époque tertiaire n’est pas représentée en Nouvelle Calédonie.
Toute la région du Diahot et une partie du nord de l’île se rattachent aux terrains primilifs cristallins.
Les régions de Voh — Pouembout — Bourail — La Foa, — St-Vincent, — les vallées de la Négropo, d'Amoa font partie de la formation sédimentaire.
Les massifs miniers de Thio et de la région du sud, pour ne parler que des plus importants, se rattachent enfin à la formation serpentineuse.
Terres arables et pâturages. — Sur les 2 millions d'hectares que représente la superficie de la Calédonie, 1.200.000 environ sont disséminés sur des plateaux et dans des vallées. De proportions souvent limitées, mais cependant assez considérables en certains endroits, ces terrains sont propres à la culture et au pâturage. |
C’est dans les terres sédimentaires que se sont installées les exploitations agricoles. Comprises dans le fond des vallées pour la plupart. ces terres sont en grande partie des alluvions de très bonne qualité, propres aux cultures riches.
Partout ailleurs un peu maigres, elles pourraient également devenir d'excellentes lerres à culture avec de la chaux et les fertilisants qui existent et sont exploités sur place.
Les terrains du bord de mer, généralement légers et sablonneux conviennent particulièrement à la production du cocotier qui, bien : que déjà développée dans’ toute l’île, surtout sur la côte Est, pourrait facilement devenir plus importante.
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Ce sont les terrains primitifs qui forment la base de l'élevage, des chevaux, du gros et petit bétail. |
Seule, la mine tire partie de la formation serpentineuse.
Régime des eaux. — Irrigations. — Du flanc des montagnes dont les gorges recèlent de verdoyantes forêts, s’'échappent des cours d’eau qui méritent parfois le nom de fleuves, sinon par leur étendue, du moins par leur volume. Ils se prêtent à des travaux d'irrigation dont les Canaques, propriétaires primitifs du sol, ont laissé de remarquables vestiges et qui, multipliés avec les ressources de la science moderne, neutraliseraient les effets désastreux des années de sécheresse.
Il est même curieux de constater qu'aucun travail de ce genre n'ait encore été envisagé par l'Administration qui ne doit pas ignorer cependant que la régularité dans la production agricole d'un pays dépend de ces travaux.
Les conditions particulièrement avantageuses rencontrées en Calédonie où tous les cours d’eau vont se jeter à la mer, privant ainsi les exploitations de quantités énormes d’eau, feraient rapidement de cette Colonie l’une de nos plus florissantes possessions d’Outre-mer.
Si l'Australie, que j'ai parcourue un peu en tous sens, possédait de semblables ressources, sans pareille serait sa prospérité.