FAUNE
À part une roussette qui est une variété de chauve-souris très . répandue dans toute l'ile et dont la dépouille entre, pour une grande part, dans les ornements dont se parent les indigènes des deux sexes, une petite souris se rapprochant d’après le P. Montrouzier, du « Mus Indicus », de 4 variétés de pigeons : le Notou, le Cagou, le Collier blanc et le Pigeon vert, de 3 serpents d'eau dont un très rare spécimen a amené 2 ou 3 accidents de personnes, il n'existait aucun animal utile ou nuisible en Nouvelle Calédonie au moment où l’Amiral Febvrier des Pointes en prit possession en 1853. Les chevaux, bœufs, moutons, chèvres, porcs, poules, dindes, oies, rats, sont tous d’importation et ont prospéré au delà de toute prévision sans exiger aucun des soins qui, dans les pays d’ PRÈIRE commandent leur entretien et leur reproduction.
C’est donc, à juste titre, que l’on peut dire que la Nouvelle Calé- donie est la seule de nos Golonies qui possède le même cheptel que celui de France.
Le cerf mème, dont un couple a été introduit en 1868 de la Réunion par M. Boutan, Ingénieur agronome, a prospéré à tel point qu'à l'instar du lapin en Australie, il est devenu un réel fléau, faisant de cette île un pays unique au monde pour les chasseurs.
Personne ne peut estimer, mème approximativement, de quelle importance est ce troupeau qui pourrait et devrait faire l’objet d'une exploitation méthodique, sous forme de conserves de gibier par exemple. Un essai de ce genre, qui promettait les plus belles espérances, a déjà été tenté par un Australien qui, malheureusement pour toute la collectivité, a trouvé la mort dans un accident tragique.
Par suite de mes fonctions de Vétérinaire du Gouvernement, j'ai pu me livrer à des statistiques qui, seules, concernent officiellement l’exportation de tous les sous-produits animaux pour lesquels notre voi-
pee
sine l'Australie exige un certificat sanitaire. De ces statistiques, il ressort que la moyenne annuelle des peaux de cerf exportées au cours des dix dernières années s’est élevée à 6.000. Ces peaux sont achetées par l'Amérique, l'Australie et surtout le Japon. | Sauterelle. — La sauterelle, cet autre fléau que paraissaient apporter les vents du Nord-Ouest et qui a sérieusement inquiété pendant quelques années la-culture de la canne à sucre surtout, a cessé d’être périodique et n’est plus que très rarement accidentelle. Pendant les dix années de ma présidence à la Chambre d’Agriculture, je n’ai eu à lutter contre elles qu'une seule fois, et l’action engagée ,» contre l'invasion des piétonnes a été assez rapide pour que, en quelques jours, le fléau ait pu être conjuré. Y