FLORE
Ce-serait dépasser le cadre de cette étude que de vouloir passer en revue la longue liste de végétaux (dont quelques-uns fort intéressants) que renferme la Nouvelle Calédonie ét qui ont été décrits par les Forster, La Billardière, Moore, Directeur du Jardin Botanique de Sydney, R. P. Montrouzier, D' Vieillard et M. Pauchez. Bien que ces scientistes aient prouvé que cette flore ne présentait ni la variété, ni la. richesse de celle d'Australie, elle offre cependant encore un champ digne d’études et la France aurait certes le plus grand intérêt à ne pas se laisser devancer dans cette voie par certains paysétrangers qui ont envoyé et continuent à envoyer des compétences pour rechercher sans aucun doute, sur place, la valeur industrielle possible de certaines espèces. Je me rappelle à ce sujet qu’au moment de la déclaralion de guerre ou fort peu de temps avant, un botaniste que l'on a su depuis être un Allemand s'était attaché particulièrement à l'étude d’une liane que j'ai réussi à faire retrouver et qui, à notre grande stupéfaction, renfermait un caoutchouc blanc paraissant de très bonne qualité. Grâce à la collaboration de M. Franc, instituteur à Nouméa, cette liane a pu être identifiée. C'est un A/stonia durckeiminia qui pourrait devenir facilement l’objet d’une culture intéressante, car il a
* donné, à la saignée, les 7/10, de son volume en caoutchouc.
Est-il téméraire de dire, connaissant aujourd'hui ces particularités, que, sans la conflagration de 1914-1918, cette liane aurait été étudiée, au point de vue d’une industrialisation possible non pas en Calédonie mais au Congo, par exemple, ou dans celle des colonies allemandes où cette liane eût pu être acclimatée ?
Autre caë quiprouve bien que l'étranger conngîl mieux que nous nos possibilités en toutes choses.
En mai 1922, je reçus, par l'intermédiaire d’un agent commercial de Sydney, une lettre me demandant si je ne pourrais pas lui procurer