DÉFINITION DE LA MENUISERIE
Classe de quatrième. .
Classe de troisième. .
Classe de seconde. . •
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Les définitions trop extensives (la menuiserie est l'art de travailler le bois) dénotent cette irréflexion avec laquelle les petits enfants appellent papa tous les hommes. Les définitions par exclusion (la menuiserie est l'art de travailler le boîs sans faire de meubles ou de charpentes) prouve qu'on se corrige du défaut primitif qu'une éducation déductîve a peutêtre entretenu. Les définitions par énumération (la mernuiserie est l'art de travailler le bois pour en faire des meubles, des fenêtres et des portes) accuse l'empirisme naïf. C'est par exclusion que procèdent les forts en thème, par énumération les forts en chimie. Quoi qu'il en soit, on remarque de Tune à l'autre des trois classes un progrès incontestable. — La différence persiste dans les définitions d'un' objet, plus facile pour les petits que la définition d'un métier : les cinquièmes sont battus de loin par les secondes.
Plusieurs travaux de psychologie exprimaient par avance nos résultats. Le génie du physicien croit sans 4oute dans le même sens que celui du joueur
l'intelligence GHE2 l'eNFANT 16l
d'échecs. A la tactique des échecs on pourrait encore substituer celle du problème des labyrinthes : refaire un dessin d'un geste continu en passant sur chaque trait une fois et une seule. C'est la question que E. H. Lindley a posée à des enfants et à des adultes. Un enfant, quand il se reprend, ne varie pas son point d'attaque ; un adulte le change fréquemment. Les enfants commencent souvent à gauche et en haut et presque toujours ils suivent d'abord les lignes extérieures ; les adultes débutent par le centre. Les adultes réfléchissent avant de partir, les enfants non. Donc les adultes devinent mieux la complexité d'une notion générale (1).
Tout aussi instructifs les travaux, même confus, sur ce qu'on a nommé 1' c association i>. Depuis qu'on l'étudié expérimentalement, la classification primitive (associations par contiguité, par ressemblance, etc.) a fait place aux classifications plus complexes d'Aschaffeaburg, de Mûnsterberg, de Bourdon, de Ziehen, etc. (2), qui toutes laissent apercevoir, sous le terme vague d'association, les relations les plus variées entre les différents éléments de notre pensée, si bien que la question des idées générales est plus ou moins directement touchée par toute étude de l'association. Celle de Ziehen se rapporte aux enfants. L'observateur prononce un mot et le sujet note ce qu'il lui suggère, généralement une suite d'images ; chez les adultes, 80 p. 100 de ces associations vont du général au général ; chez les enfants (9 à 12 ans)
• (i) A study of Puzzles, wilh spécial référence to ihe Psycholûgy, Amer. J. of Psych.. vol. VIII, n»4, 1897.
(2] Voir Claparède, Vassociaiion des idées (Bibliothèque de psychologie expérimentale du docteur Toulouse, p. 206 et suiv.}.
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plus de la moitié vont du particulier au particulier (1). Des renseignements analogues sont donnés par deux importants mémoires de Karl Groos. Il lisait ou faisait lire à des enfants une courte phrase comme : € 11 y a en Saxe une petite ville de vingt mille habitants »9 puis il ajoutait : « Que voulez-vous savoir de plus? » Ils écrivaient leurs questions et on les classait. D'une part on distinguait les relations régressives (les antécédents logiques du fait, comme sa cause) des relations progressives (les suites logiques du fait, son effet par exemple) ; d'autre part on séparait les questions pures (dans quelle partie de la Saxe?) de celles qui contenaient déjà une présomption (n'est-ce pas un village fondé récemment près d'une mine?). Groos. a recueilli ainsi des documents sur trois séries de sujets : Série 1 (1^ à 13 ans), élèves d'une école primaire à Erbenheim. — Série 2 a (14-15 ans), série 2 b (14-15 ans), série 3 (15-16 ans) et série 4 (16-17 ans), élèves d'une sorte d'école normale d'instituteurs à Herborm. — Série 5, étudiants à l'université de Bâle. Les résultats sont réunis dans les tableaux suivants.
QUOTIENT DU NOMBRE DES QUESTIONS RÉGRESSIVES PAR LE NOMBRE SÉRIE DES QUESTIONS PROGRESSIVES
1 (petits) .- '3,3
5 (grands) 1,6
(i) M. ZiBHBN, Die JdeenoBsoziation des Kindes, dans Samml. ton AbfiandL aus d, Gebiete der Pàdagogischen Psychologie und Pfiysiol, vol. I, fasc. 6 (Berlin, 1898, et id. 1900}.
l'intelligence chez l'enfant 163
(Dans ce tableau on a confondu avec les relations de causes ou d'effets certaines relations de temps et d'espace qui s'en rapprochent logiquement).
QUOTIENT DU NOMBRE DES QUESTIONS RELATIVES A LA CAUSE PAR LE NOMBRE DES QUESTIONS SÉRIE RELATIVES A L'EFFET
1 (petits) 9,80
5 (grands) 1,30
(Ici cause et effet sont pris dans le sens strict).
NOMBRE DE QUESTIONS IMPLIQUANT UNE PRÉSOMPTION SÉRIE SUR 100 QUESTIONS QUELCONQUES
1 (petits) 2 Vo
2 a 15 Vo