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feront acqnérif les premiers résultats pratiques avec des performances convenables.
Z"" Juin, juillet, août, septembre, période finale, tonte d'utilisations pratiques, dans laquelle on insistera surtout sur l'adresse et les qualités viriles ; on y ajoutera la natation (1).
Pendant toute l'éducation physique, les maîtres s'accordent à ne pas surmener, quelquefois même à ne pas fatiguer l'enfant. L'aisance, même dans Teffort, est en effet chose naturelle. A cette raison générale on en peut ajouter de plus scientifiques. Avant la puberté, il faut éviter une culture systématique des muscles ; trop développés, ils empêcheraient la croissance en faisant pression trop forte sur des os encore malléables.. A la puberté la croissance rapide ne va pas sans troubles ; c'est une période critique où le travail de force ou de fonds doit être sévèrement proscrit, à la fois parce que l'organisme est fragile, parce que les muscles sont en retard sur le reste du développement et parce qu'à cette époque les adolescents ont des poussées de vie qui leur font croire à une puissance qu'ils n'ont pas. Ce n'est donc qu'a près seize ans, l'équilibre étant retrouvé, qu'on pourra commencer ce qu'on nomme proprement l'éducation sportive ou l'éducation athlétique.
Jusqu'ici nous avons considéré en nous la chair et non l'esprit. Pourtant la vie sportive doit aussi former la volonté. C'est ainsi que certains éducateurs ont proposé d^ajouter aux épreuves classiques d'athlétisme une épreuve d'audace, par exemple un saut ou une plongée en profondeur.
LA CULTURE PHYSIQUE 2l7
D'autres, dépassant la vie psychologique pour pénétrer dans la vie sociale, reprochent à certains concours d'exalter outrageusement le € moi », et voudraient remplacer l'épreuve individuelle par l'épreuve collective ; ainsi point de courses, sinon des courses relais par groupes organisés, ou bien encore diminution du programme d'Hébert au profit des jeux en camp. Pour notre part, nous nous rangeons résolument à cette dernière opinion, parce qu'elle insère l'éducation physique dans une éducation complète et, sans en modifier l'esprit, crée une sorte d'hébertisme social. Notre programme comprendrait alors : trois jours par semaine (les jours impairs, par exemple) des leçons d'une heure, et trois autres jours (dans ce cas, les jours pairs) des jeux comme le foot bail l'hiver, le base bail l'été, pendant une heure et demie. Ces jeux développent l'esprit de décision et l'esprit de coordination ; c'est, il est vrai, un esprit de décision spécial, puisqu'il ne concerne que les muscles et n'occupe qu'une fraction de seconde, et un esprit de coordination restreint, puisqu'il n'unit que des corps et autour d'un ballon ; néanmoins, on cultive par là deux éléments de notre activité que tant de contemporains avaient négligés; plus d'un, parmi les jeunes officiers d'hier, a acquis sur le champ de foot la brusquerie de son coup d'œil et de ses résolutions et aussi sa camaraderie de combat. Les sports sont bien plus que des sports (1).
(1) Nous signalerons encore un point sur lequel nous avons été incomplet. Nous avons parlé surtout de l'éducation musculaire, mais celle des sens, œil, oreille, etc... rentre aussi dans la culture physique. A cet égard, on trouvera d'intéressants renseignements dans Pédagogie scientifique (La maison des enfants) de Madame Montbssori (trad. fr. , Larousse).