‹ La nouvelle française au 15e siecleChapitre 15 sur 98 · l'Id., p · texte numérisé non relu

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elles laissent Constantin se réveiller de lui-même, et c'est le châtelain qui le présente à la princesse, ce qui est peut-être mieux comme composition, mais moins vif en tout cas). L'étonnement et la dissimulation de la princesse sont mieux soulignés dans la prose. — La manière dont l'empereur apprend la nouvelle du mariage de sa fille est mieux trouvée dans la prose, car au lieu d'aller, comme dans le Dit, chercher au château des renseignements sur Constantin — chose inutile, puisqu'il avait toute raison de le croire mort — il rencontre, en chevauchant vers la capitale, des gens à qui il demande comment on se porte, et obtient pour réponse la nouvelle inattendue '. Un autre détail heureusement trouvé dans la prose, et qui manque dans le Dit, c'est la scène où l'empereur se creuse la tête pour savoir comment tout s'est passsé, trouve enfin la clef de l'énigme et demande à voir la lettre qui lui donne la certitude ^.

Ce n'est pas, on le voit bien, par son esprit, ni par la psychologie des caractères que cette nouvelle se fait remarquer; mais, comme dans Aitcassin et Nicolette et surtout quand nous la comparons au poème correspondant, nous pouvons observer comment peu à peu, dans le récit en prose, s'introduisent des éléments stylistiques plus ou moins étrangers au récit en vers, et qui deviendront justement des traits caractéristiques de la nouvelle en prose : un plus large emploi de détails basés sur l'observation immédiate des circonstances accidentelles, des gestes, des objets environnants, etc., et le développement du dialogue non seulement vers une plus grande étendue, mais aussi vers un ton naturel et dégagé K

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