Op. cil., p. 55, note
2. Voici ce qu'il en est dit dans ce livre (Meuagiana ou les bons mots et remarques critiques, etc., de Monsieur Ménage, Recueillies par ses Amis. 3e éd., Paris, 1725), 1. 1, p. 107 et suiv. :
Il y a deux éditions in-12, à Rouen,... du petit livre intitulé par ironie Les Quiii~e joyes du Muridjje. L'éditeur, qui n'avait voulu mettre à la Préfiicc que le nom de l'Imprimeur dans la première édition, s'est fait connoître dans la seconde sous celui de François du Rosset. Il dit avoir extrait ce livre d'un manuscrit ancien de quatre cens ans, c'est-ù-dirc, écrit au plus tard au commencement du treizième siècle. En quoi il s'est lourdement trompé. La mention de Nôtre-Dame de Lorette, dans l'onzième joie, pouvoit lui apprendre que son exemplaire n'étoit pas si ancien à beaucoup près, puisque les pèlerinages à Nôtre-Dame de Lorette ne sont connus que depuis le quinzième siècle, et qu'on n'en trouvera aucune trace dans le qu.itorziéme, personne avant Blondus, mort l'an 1463, n'en ayant parlé. Le style des Qiiin:(e joyes n'est d'ailleurs tout au plus que de 1450. Et contre l'opinion de du Rosset, l'ouvrage avoit été déjà imprimé à Lyon en lettres Gothiques, sans date, chez Olivier ArnouUet, comme Du Verdier, pag. 1804 de sa Bibliothèque, en fait foi. Jean de Nevizani, livre I de sa I-orcst nuptiale, pag. 80 de l'édition de Lyon, 1545, cite Quindecim Irtilias matrimouii.
}. Une inignte d'histoire littéraire. L'auteur des XV joyes de mariage. Paris, 1903, p. 30-21.