‹ La nouvelle française au 15e siecleChapitre 4 sur 98 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

pounant placé dans la victoire de Jehan sur son rival, obtenue par des moyens qui rappellent l'intrigue des vieux contes, des « gabes », des énigmes, des propos de farceur.

Dans ces études, on ne trouvera point de recherches minutieuses sur des détails tels que la chronologie, les sources, la constitution grammaticale du style, etc. Je n'approfondirai même pas la question de savoir qui est ou n'est pas l'auteur des ouvrages anonymes. Beaucoup de ces recherches ont déjà été faites, et j'en ai tiré profit ; quant à l'identification de l'auteur des Quin:^e joies et des Cent Nouvelles nouvelles, comme je n'ai pas eu de nouveaux documents à alléguer ou de points de vue décisifs à présenter, j'ai dû laisser la question pendante. Du reste, tout cela n'a qu'une importance très secondaire pour mon but, qui est essentiellement littéraire ou, pour employer un mot d'assez mauvais renom, esthétique. Je voudrais relever, pour le dire encore une fois brièvement, ce que ces conteurs ont introduit de nouveau dans la littérature de leur pays, et ce qui fait d'eux les premiers artistes de la prose française et les vrais précurseurs de la nouvelle moderne en France.

Helsingfors (Finlande), ce i"- novembre 1909.

Werner Sôderhjelm.

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