‹ La nouvelle française au 15e siecleChapitre 65 sur 98 · I. Voy. chap. i · texte numérisé non relu

I. Voy. chap. i

montrer son héroïsme : quand elle se voit à la merci des bandits après le meurtre de son fiancé, elle les prie au moins de venir l'un après l'autre ; comme le premier ne veut pas écouter ses prières, elle lui demande de fermer la fenêtre, et profite de cet instant pour se tuer. Mais pas un mot, sauf les épithètes « pauvre )> et « bonne », n'indique que l'auteur ait pitié d'elle ; rien ne montre une intention de toucher par le récit de son malheur, rien non plus ne fait entrevoir son angoisse et son désespoir. Chez un conteur moderne, on pourrait encore croire cette réserve consciente et destinée à renforcer l'impression de son stoïcisme; mais ici cette hypothèse est hors de cause. Le but principal a été encore de raconter une histoire ; le léger ton moralisateur que l'auteur prend d'ordinaire dans les histoires de ce genre apparaît dans la réflexion insipide : « Et est à supposer qu'ilz ont esté punis selon l'exigence du cas piteux » . Et ce qui caractérise sa conception de cette nouvelle profondément tragique, c'est la réflexion suivante qui termine l'histoire et qui, comme la précédente, est ajoutée par lui : « Ainsi finèrent leurs jours les deux loyaux amoureux tantost l'un après l'autre, sans percevoir rien du joieux plaisir où ilz cuidoient ensemble vivre et durer tout leur temps ». Pour lui l'essentiel était là'.

I . Les changements que notre auteur a apportés à son original, tendent surtout à la conccutration dramatique du récit, et là il a obtenu des résultats dignes de tout éloge : comparez spécialement la scène fmale où l'original est beaucoup plus long. A d'autres endroits, notre auteur emploie un ton moins rude et plus vif. Ainsi quand la jeune fille, effrayée par l'irruption des bandits, se plaint de la perte de son amant, la nouvelle 98 raconte : « Qu'est ce cy, dirent-ilz, que tu nous faiz estrange manière ? Guides tu que nous ne te cognoissions? Si tu as suspeçon sur ton ruffien qu'il ne soit mort, tu n'es pas abusée : nous en avons délivré le pais. Pour quoy soies toutu asseurée que nous quatre arons chacun ta compaignie. » (Edit. Wright, II, p. 218.) — Le latin dit à l'endroit correspondant : « Deinde ubi eam dolis circumvenire nequeunt, sed aegram animi oborta de noce adolescentis praesagia acrius exacerbant, tandem apertam vim professi, Qu3e hxc, inquiunt, tergiversatio aut difficultas est ? Quae vana pudicitise, quasi te sis non noverimus, simulatis ? Scimus te publicam esse meretricem, et nobis omnibus publice hic scortaberis. » (Historia De Raptoris, Raptxque Virginis latnentahili exitu, dans Hommey, Supplément uni patnmi, 1684, p. 508 et suiv.) Et voici la traduction française : « ... quant ils veirent qu'elle ne les croyoit mie de chose qui luy feissent entendant, de face rigoureuse luy dirent quelle manière est ce que tu nous faits? Ce ne te vault, car bien te congnoissons. Saiches que nous avons délivré le pays de ton Ruffien, qui t'avoit icy amenée. Si convient que nous faisons de toy notre plaisir et voulenté. » {Histoire de Floridan et de la belle Ellinde, dans l'Histoire et plaisante cronique du Petit Jehan de Saintré, éd. de 1724, t. III, p. 713). — Pour donner un autre exemple du procédé de notre auteur, voici comment il décrit, quelques lignes plus bas.

Ce qui a été dit ici des figures des Cent Nouvelles nouvelles peut s'appliquer aussi, comme on l'a vu, à la manière dont l'auteur comprend et traite ses sujets, et s'applique d'une façon générale à l'ouvrage. Prenons encore, pour appuyer cette appréciation, un exemple d'un genre un peu différent. La nouvelle 42 nous présente une histoire qui, selon toute vraisemblance, remonte à un événement contemporain et se passe dans des circonstances qui durent attirer l'attention. Il y est question d'un clerc qui se rend à Rome pour recevoir « les pardons qui furent à Romme, qui sont tels que chacun sçait » et là trouve une place chez un cardinal. En réalité il a quitté la maison pour être débarrassé de sa femme, qui n'est rien moins que « paisible », et il pense rester là en attendant la nouvelle de sa mort pour user de tous les droits auxquels le mariage est un empêchement. Un ami qui vient à Rome pour briguer la cure de leur ville devenue vacante lui raconte, pour le mettre en joie, que sa femme est morte ; sur quoi il se fait donner à lui-même la cure. Cependant il entre dans les ordres, et, lorsqu'il revient dans son pays, la première personne qu'il rencontre est sa femme. Use trouve ainsi placé dans un grand embarras et retourne à Rome pour éclaircir toute l'affaire ; le pape, en présence du sacré collège, décide qu'il pourra rester prêtre quoique marié. Il mène ensuite une vie exemplaire avec sa femme et ses enfants ; s'il venait à être trouvé chez une autre femme, il perdrait son bénéfice. Mais il est ennuyé de n'avoir pu se débarrasser de sa femme, comme il l'avait espéré et l'aurait fait volontiers si l'église l'avait ordonné. Ce que l'auteur a cherché surtout à mettre en

l'attitude de la dame : « L'un d'eulx, lequel elle cuidoit estre le plus begnin et doux de tous, elle elcut ; mais de tous cstoit il le pire. La chambre fut fermée, et tantost après la bonne pucclle se gecta aux piez du ribaulx, en luy faisant pluseurs piteuses remonstrances, luy priant qu'il eust pitié d'elle ». Or la version de Brunhamel porte : « Adonc elle esleut et retint le plus aagé, espérant qu'il feroit sa voulenté et son entente, et qu'il retrairoit les aultrcs de la villener. Et quant les autres trois s'en furent allez et départis de la chambre, où ils estoient, elle luy pria tres-humblemcnt qu'il la voulsist escouter, si luy dist en ceste manière » — et maintenant suit un discours qui remplit plus de deux pages de l'édition et que notre nouvelle a eu pleine raison de condenser dans les deux lignes précitées. On voit quel tact et quel goût ont dirigé ici la main de notre auteur (remarquez aussi le trait assez Bn qu'il a rejeté « le plus âgé » de l'original pour le remplacer par « le plus begnin et doux », ce qui est infiniment mieux). — Je ne trouve pas que M. Kùchler.en appréciant ce remaniement, ait rendu pleine justice à l'auteur des Cntl XouvflUs nouvelles, voy. op. cil., p. 326. Comnie Mvlc et comme récit il est cert.unement supérieur \ la traduction de Bruiiliamcl.

lumière, c'est l'homme dégoûté du mariage, bien que l'iiistoire présentât un tout autre motif qui demandait à être approfondi. Cependant le thème du mariage n'a pu être développé librement, car il est en partie caché par l'autre motif plus sérieux et tout différent ; si bien que l'histoire a pris une tournure manquée, et n'est pas, il s'en faut, une des meilleures du recueil.

L'auteur a été plus heureux dans la composition d'une autre nouvelle (8i) qui lui a peut-être été inspirée par une aventure connue dans le cercle de la cour, mais trahit aussi de fortes réminiscences littéraires. C'est l'histoire d'un chevalier qui, ayant le choix entre les faveurs de deux dames, les perd toutes les deux. Il a longtemps, mais vainement, courtisé l'une, sans se soucier de l'autre, qui lui était particulièrement favorable. Un jour que la dame inflexible est dans son château, et que l'adorateur sait le mari absent, il arrange une chasse au lièvre dans la région, et, à la tombée de la nuit, vient chercher un gîte chez elle avec sa compagnie. Mais elle lui fait dire qu'en l'absence de son mari elle ne peut recevoir personne. Déçu pour son propre compte et honteux pour ses amis, il se dirige vers la demeure de l'autre dame, qui n'habite pas loin, et il est accueilli par elle à bras ouverts. Mais pendant ce temps la dame rigoureuse est prise de repentir, car elle devine que son adorateur est allé chez l'autre, et elle envoie un messager inviter le chevalier à revenir tout seul chez elle, promettant qu'il sera reçu comme aucun amoureux ne l'a encore été. Le chevalier, étonné, oublie sa colère et il est plein de joie ; il annonce à son hôtesse que son seigneur l'envoie chercher, et s'en va. Mais en arrivant il apprend que le mari vient de rentrer subitement. Il ne lui reste qu'à feindre de s'être égaré et à demander à coucher pour la nuit, ce qu'on lui accorde, sans que les autres promesses de la lettre se réalisent.

C'est une conclusion assez insignifiante, et l'auteur n'a rien fait pour lui donner la moindre force dramatique. Mais dans le récit même, il a tiré excellemment du sujet tout ce qu'il pouvait fournir : c'est une préparation magnifique à un dénouement qui ensuite ne se produit pas. Cette histoire respire pour ainsi dire une autre atmosphère que les autres ; car ici, ce qui n'arrive presque jamais, les circonstances extérieures sont indiquées : la chasse, qui se poursuit tout le jour sans accorder aux cavaliers d'autre repos que pour une légère collation dans un village ; le soir tombant et la crainte des compagnons de devoir

passer la nuit dans le village ; l'arrivée au château et l'accueil peu amical ; la chevauchée dans l'obscurité sous la pluie ; l'accueil dans l'autre château à cette heure tardive, où l'hôtesse est déjà en « cotte simple, et avoit mis couvrechef de nuyt » ; son empressement à recevoir l'hôte chéri et inattendu, son ardeur à mettre en mouvement le château endormi : « avant, avant, vous telz et telz, allez tuer chappons et poulailles, et ce que nous avons de bon, et mechez en haste » ; sa toilette, et sa descente à la rencontre des hôtes, précédée de deux porte-flambeaux et accompagnée d'une belle suivante; le souper qui se déroule au milieu des conversations et dans l'humeur la plus gaie ; l'arrivée du messager et son entretien à part avec le chevalier, leur chevauchée au milieu de la nuit et la piteuse entrée dans le château de l'amie désirée. Il y a là une foule de scènes variées, animées, décrites à grands traits nets et qui donnent une impression de fraîcheur. Mais il y a aussi des essais de psychologie. L'auteur a cru devoir expliquer l'attitude du chevalier quand il reçoit le refus de sa dame, et il s'en est tiré assez bien. D'abord le chevalier se comporte « comme sachant et gentil chevalier » et ne montre pas « ce que son pauvre cœur portoit », mais s'excuse courtoisement auprès de ses compagnons de leur avoir fait « paier la bée » ; mais il décide à part lui « de soy oster de tous points de l'amour de celle qui si lourdement avoit refusé la compaignie, et dont si peu de bien luy estoit venu estant en son service », et, autant qu'il le pourra, d' « amer, servir et obéir celle qui tant de bien luy vouloit et où, se Dieu plaist, se trouvera tantost ». Mais cette résolution prise par dépit s'évanouit dès qu'il reçoit la lettre, car, — remarque assez inutile

— « combien qu'il eust conclu et délibéré de soy retirer de l'amour et accointance de celle qui luy escripvit, si n'estoit il pas si converty que la chose que plus il dcsiroit ne luy fust pas par cette lettre permise ».

— La peinture des deux dames offre aussi des traits excellents. L'auteur a observé avec finesse que la dame au cœur impitoyable, dès qu'elle soupçonne que la compagnie s'est rendue chez sa rivale, se doute qu'elle a perdu les sympathies du chevalier, et, livrée à ses propres réflexions, envie à sa rivale le bonheur qu'elle prévoit ; et, pour peindre l'éveil de sa passion, l'auteur introduit ce détail que « la plus part des lignes » sont écrites « de son précieux sang » ! Quant à l'autre dame, elle apparaît encore plus vivante et plus amusante, avec son bonheur, son zèle bruyant, son désir de se montrer sous le jour le

plus favorable, et son empressement à remplir aussitôt tous les désirs du chevalier; mais aussi ces couleurs convenaient-elles particulièrement à la palette de l'auteur.

J'ai dit que le ton général de ce récit offre un caractère spécial qui le distingue des autres nouvelles qui s'écartent du type ordinaire du recueil. Les quelques récits qui rentrent dans cette catégorie ne se ressemblent du reste pas davantage entre eux par la façon de conter. On peut remarquer en particulier que les nouvelles 26,98 et 100 forment un groupe caractérisé par une allure plus lourde et plus lente, une exposition plus étendue et des dialogues plus étoffés que les autres. Cela tient sans doute à la nature des sujets et aux sources de l'auteur ; ce sont des histoires qui à certains égards rappellent les romans de faible étendue, et trahissent une vague influence de leur technique, jusque dans l'imitation souvent réussie du ton courtois.

Voilà à peu près tout ce que nous pouvons dire sur ces nouvelles, où nous avions cru devoir chercher des indications sur la manière propre de l'auteur. Si nous n'en avons guère trouvé, c'est précisément qu'il est soucieux de la cacher. Ton, style, physionomie générale du récit s'adaptent au sujet ; l'auteur est très souple : si, comme nous l'avons vu, il oriente le récit en vue d'un trait approprié à son but, il ne s'en plie pas moins, dans sa manière de conter, aux exigences de la matière. Il n'est pas jusqu'au penchant moralisateur visible dans la dernière catégorie de nouvelles qu'on ne puisse rapporter aussi à l'infîuence de la source, quelle qu'elle soit, où il a puisé : nous avons vu que dans dans ses traductions et remaniements directs, il reste, à cet égard, fidèle à son texte.

Mais où il semble le plus à l'aise, c'est en tout cas quand il façonne les anecdotes plus ou moins scabreuses qu'il savait spécialement propres à amuser le cercle auquel il s'adressait.

Ces récits, presque sans exception, lui viennent d'ailleurs : tradition orale ou sources littéraires. Mais ce qui importe ici, c'est la manière de traiter le récit. Un sujet peut être en soi aussi comique qu'on veut : tombé dans des mains maladroites, il manque entièrement son effet. A ce point de vue, notre auteur mérite tous éloges. Il n'a pas gâté une histoire qui pouvait lui fournir quelque chose ; et il peut, au contraire, d'une matière en apparence insignifiante, faire sortir un récit animé et

amusant : il suffit pour s'en convaincre de comparer avec l'original les nombreuses anecdotes qu'il a empruntées du Pogge '. Même là où il est très difficile de tirer parti d'une grossièreté de l'humaniste, il place un trait qui anime ou jette une pointe de satire : c'est ainsi que, dans l'histoire très indécente de la jeune femme stupide qui est mécontente de son mari, « sa mère, sa sœur, sa tante, sa cousine, sa voisine » attestent qu'elle a tort, et devrait s'estimer heureuse de la situation telle qu'elle est et qu'on la leur a montrée à toutes (nouv. 80). De même il ajoute à la non moins scabreuse nouv. 90 une mise en scène qui ne rend peut-être pas l'histoire beaucoup plus drôle, mais représente un essai pour la développer ; et il place à la fin un mot de compassion pour le pauvre marchand qui avait trouvé un bon moyen pour guérir sa femme malade, mais qui eut à souffrir ensuite, car elle feignit souvent d'être malade. D'ailleurs il ne se borne pas à ces remarques jetées çà et là pour donner plus de vie. Il essaie aussi, certainement sur le modèle de Boccace, de donner à ses histoires le caractère de récits en y plaçant une sorte d'introduction où il présente les personnages, indique leurs antécédents, définit le milieu, qu'il place souvent dans un endroit connu et à son époque, et en général précise le cadre de la nouvelle. En outre, il introduit des accessoires ; il peut, pour remplir l'action, créer une scène ou deux qui ne font pas, strictement parlant, corps avec l'intrigue, et ajouter de longs dialogues entre les personnages. Tout cela rentre dans la technique de la nouvelle et prouve que notre auteur en possède des parties essentielles. Cependant, comme nous l'avons déjà noté, toutes ces additions ne vont pas jusqu'à approfondir la nouvelle. Le talent de l'auteur réside surtout dans l'art de donner au récit une vie dramatique ; on peut dire qu'il y est passé maître. Et à cette qualité se joint une autre qui ne contribue pas peu à l'intérêt des nouvelles : c'est la faculté de dominer les situations décrites, de regarder les hommes d'un air supérieur, de les traiter comme des marionnettes ridicules mues par les passions, et de nous les montrer ainsi sous un jour constamment ridicule. Lui-même s'amuse de ces situations, qu'il s'agisse de la plus simple anecdote erotique se terminant sur une grosse plaisanterie d'écolier, d'un conflit conjugal provoqué par la jalousie, ou de situations plus grotesques, poussées

I. Voyez, pour une compar.iison ilct.iillco, Kiichlcr, 0/). cit., p. 269, 272, 274, etc.

parfois jusqu'à l'invraisemblable, mais qu'il sait alors agencer de façon à les rendre à peu près acceptables. Cette bonne humeur est caractéristique d'un grand nombre des récits de cette catégorie ; elle les rend sympathiques et attrayants, en même temps qu'elle leur donne de la couleur. Elle s'exprime par une série de remarques, de tournures et d'observations intelligentes, malicieuses, satiriques ; mais il est rare qu'elle atteigne à l'esprit plus pénétrant, qui éclaire tout un aspect de l'existence, ni même à celui qui rassemble plusieurs objets et les réunit dans des constellations inattendues. C'est le comique de la farce, le ton bruyant de la plaisanterie burlesque qui règne ici ; et la satire, si drôle qu'elle puisse être par endroits, ne porte en général que sur les objets les plus proches, avant tout sur les faiblesses féminines. Mais, à ce point de vue, elle est moins variée et frappante que celle des Quinie Joies, et en outre beaucoup plus brutale. Et le trait auquel aboutit la nouvelle, la pointe vers laquelle l'auteur tend presaue toujours, n'est pas toujours heureuse et spirituelle : « le trait est presque toujours émoussé au lieu d'être affiné », dit Gaston Paris ' ; de même la fin des nouvelles est souvent faible, et le récit va se noyant (v. p. ex. nouv. 23, 70).

Le progrès accompli sur les fableaux est très grand en ce qu'il règne ici vraiment un comique puissant, et que 1' « esprit gaulois », qui ne consiste pas seulement, comme on le croit souvent, dans le goût des indécences, mais dans le talent de leur donner une forme amusante et sans malice, célèbre ici son premier triomphe dans la littérature française ; il s'allie à l'art de répandre un sourire doux et tolérant sur les faiblesses de l'existence, art qui distingue tant de conteurs satiriques français, depuis notre auteur et Rabelais jusqu'à Anatole France. Mais c'est pourtant l'élément burlesque qui règne seul ; il n'y a pas de véritable esprit dans ces nouvelles, si représentatives qu'elles soient, à leur manière, du tempérament français. Par là aussi, et surtout peut-être par là, elles montrent bien que, dans cette période de la nouvelle française, les germes de la technique moderne que nous avons relevés dans les Quinie joies et chez Antoine de la Sale ne se développent pas encore. Cependant, par la tournure dramatique du récit, et par la peinture réaliste du détail, elles ont donné un modèle qui s'impose à l'avenir et ne sera dépassé que bien plus tard.

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